Lundi 7 septembre 2026 jour 12 de campagne J-28 avant le scrutin 127 sièges · majorité à 64

La question du jour

Le jour 12 promet 1,09 G$ par année aux ménages, la veille du jour où 27,6 G$ changent de prix. Combien de ce montant vise le tarif ?

L'umami du jour

Le jour 12 a mis 1,09 G$ par année sur la table — davantage que le milliard annuel que Québec solidaire jugeait nécessaire contre les tarifs le 24 août. Aucun de ces dollars ne vise le tarif : ils vont aux frais de garde, aux premiers acheteurs, aux soins à domicile et à la transition du salaire minimum. La seule chose qui touchait le 8 septembre s'est jouée à 18 h, en conseil des ministres, puis autour d'une table où quatre chefs sur cinq se sont assis. À minuit, 27,6 G$ d'importations américaines changent de prix.

Tendances 3

CAQLa date est devenue un acte : conseil des ministres à 18 h, quatre chefs sur cinq à la table

Christine Fréchette a tenu lundi soir, en virtuel, la réunion spéciale du Conseil des ministres annoncée la veille, puis a reçu les chefs de l'opposition pour leur présenter les mesures retenues. « J'ai demandé à pouvoir les rencontrer pour leur présenter les mesures qu'on va mettre de l'avant. » Paul St-Pierre Plamondon, Ruba Ghazal et Charles Milliard ont accepté ; Éric Duhaime a décliné. À minuit, les contre-tarifs canadiens entrent en vigueur sur 27,6 G$ d'importations américaines, à des taux de 15, 25 et 50 %.

La première ministre a refusé le procès d'intention : « Je m'excuserai pas de gouverner quand c'est pour protéger nos entreprises, notre économie, nos travailleurs. » Ce qui a été adopté n'était pas public à l'heure de cette édition ; l'aide déjà en place, elle, l'est : deux programmes québécois de prêts sans intérêt pouvant atteindre 50 M$, contre 7,5 G$ engagés par Ottawa pour les entreprises et les employés.

Repères datés — Radio-Canada, 7 septembre 2026, « Guerre commerciale : “Je continue d'être première ministre”, se défend Fréchette » (Jean-François Thériault, 13 h 08 HAE) · Noovo Info, 7 septembre 2026, « Entrée en vigueur des tarifs : sauf Duhaime, tous les chefs rencontreront Fréchette » · Les Affaires, avis aux médias, agenda public de la première ministre du 7 septembre 2026 (Conseil des ministres à 18 h, en virtuel) · Radio-Canada, 6 septembre 2026, pour 27,6 G$, les taux de 15, 25 et 50 %, les prêts jusqu'à 50 M$ et les 7,5 G$ fédéraux · comm-expo-peus-qc 69,8 % des exportations québécoises de marchandises vont aux États-Unis (ISQ, 2025).
TOUSCinq chefs, cinq annonces, et le mot « ménage » partout

Christine Fréchette, à Mirabel, jour de la fête du Travail : un crédit d'impôt couvrant jusqu'à 75 % des frais de garde en milieu scolaire, jusqu'à 1 310 $ par enfant, et un supplément pour la rentrée porté de 127 $ à 250 $ — jusqu'à 1 433 $ par enfant et par année, pour 900 M$ sur quatre ans, les familles gagnant plus de 250 000 $ étant exclues du supplément. S'y ajoute le crédit aux premiers acheteurs, quintuplé de 1 400 $ à 7 000 $, remboursable et applicable au neuf comme à l'existant, pour 800 M$ sur quatre ans.

Paul St-Pierre Plamondon, à Rivière-du-Loup : 1,3 G$ de plus sur quatre ans en soutien à domicile pour les aînés, soit une hausse de 50 % du budget, un crédit de 10 000 $ pour convertir une propriété en maison intergénérationnelle et 10 M$ par année de plus au Programme d'adaptation de domicile. Ruba Ghazal, au Bic : le salaire minimum à 20 $ l'heure au 1er mai 2027, puis indexé à l'inflation, avec 330 M$ dès l'an 1 pour accompagner les employeurs, plus 200 M$ en prévention. Charles Milliard, à Laval : moratoire sur les nouvelles réglementations, deux exigences retirées pour chaque nouvelle, baisse des taxes sur la masse salariale des PME, priorité à la Cité-de-la-Santé. Éric Duhaime, à Thetford Mines : −30 % du fardeau réglementaire des entreprises et des villes en cinq ans, retrait individuel des cotisations syndicales servant à des activités politiques ou idéologiques, scrutin secret pour l'accréditation, états financiers syndicaux publics.

Repères datés — Radio-Canada, couverture en direct du jour 12, 7 septembre 2026 (mise à jour de 17 h 20 HAE) · Noovo Info, 7 septembre 2026, « Jour 12 : les contre-tarifs d'Ottawa s'imposent de nouveau dans la campagne » (900 M$, 800 M$, 330 M$, 16,60 $, 1,3 G$) · Actualité politique du Québec, 7 septembre 2026, « Fréchette promet jusqu'à 1 433 $ par enfant » (1 310 $ ; Noovo écrit 1 309 $) · Radio-Canada, 7 septembre 2026, « Le chef du PQ à Rivière-du-Loup » et « La porte-parole de QS poursuit sa campagne à Rimouski et Métis ».
SOCIÉTÉ CIVILELe terrain frais est arrivé — et il déplace des sièges sans déplacer un point

Hier, l'agrégateur n'avait plus rien à agréger : aucun sondage postérieur au 31 août n'avait paru. Un Pallas Data du 5 septembre (n = 1 040) est entré depuis : PQ 29 %, CAQ 24 %, PLQ 20 %, PCQ 15 %, QS 11 %, autres 2 %. Sur les deux premiers partis, c'est le calque exact du Léger du 31 août et du Pallas du 29 août.

Qc125 a mis à jour le 7 septembre et le mouvement est entièrement dans la répartition : PQ 53 sièges (contre 50 la veille), CAQ 25 (contre 27), PLQ 30 (contre 31), PCQ 11 et QS 8 inchangés. Les chances péquistes d'obtenir le plus de sièges passent de 84 à 88 %, celles d'une majorité de 14 à 16 %. Le PQ reste à 11 sièges de la majorité dans le scénario central — 64 sur 127. Trois sièges de plus, zéro point de plus : la campagne bouge dans le modèle, pas dans les intentions.

Repères datés — Qc125, mise à jour du 7 septembre 2026 : PQ 29,4 % ± 3,3 % (53 sièges, 34-72), CAQ 24,5 % ± 3,0 % (25, 7-45), PLQ 20,5 % ± 2,5 % (30, 25-37), PCQ 15,2 % ± 2,3 % (11, 6-16), QS 9,9 % ± 1,8 % (8, 3-11) ; PQ premier 88 %, CAQ 11 %, majorité péquiste 16 %, minorité 72 % · Wikipédia, liste des sondages 2026, pour Pallas Data du 5 septembre (n = 1 040) · inst-scru-sieges-qc 127 sièges et inst-scru-major-qc majorité à 64 (Élections Québec).

Écarts 2

CAQ« Ils ont ajusté le tir » — Ottawa dit que rien n'a bougé depuis deux semaines

L'affirmation du jour : interrogée sur les contre-tarifs qui entrent en vigueur à minuit, Christine Fréchette a laissé entendre que le gouvernement fédéral avait modifié sa riposte à la demande de Québec — « Ils ont pris en considération nos demandes et ils ont ajusté le tir » — tout en refusant de préciser lesquelles.

L'écart : le fédéral a démenti le jour même. Selon Ottawa, Mark Carney n'a pas ajusté sa riposte à la suite de pourparlers récents avec Québec ; le seul changement documenté remonte à environ deux semaines, quand les poissons et fruits de mer ont été retirés de la liste et remplacés par d'autres produits, dont le cuivre. Aucune modification récente n'a été apportée à la mesure qui entre en vigueur mardi. La riposte reste celle annoncée le 25 août : environ 27,6 G$ d'importations américaines, à 15, 25 et 50 %. Une liste modifiée il y a quinze jours n'est pas une liste ajustée aujourd'hui, et la nuance porte : elle sépare une influence obtenue d'une influence revendiquée.

Repères datés — Radio-Canada, 7 septembre 2026 (citation « ils ont ajusté le tir », propos non détaillés) · La Presse, 7 septembre 2026, « Contre-tarifs canadiens : Ottawa contredit Fréchette », et Le Devoir, 7 septembre 2026, « Fréchette se fait contredire par Ottawa sur les mesures de rétorsion » — titres et résumés relevés par l'index de recherche, corps d'article non consultable (403) · Livingston International, annonce du 25 août 2026, pour la date d'entrée en vigueur et le périmètre · comm-tari-franc-ca plus de 80 % des exportations canadiennes passent en franchise sous l'ACEUM (RBC, 22 août 2026).
PCQ« Les plus taxés du continent » — vrai sur une méthode de calcul, faux sur les deux autres

L'affirmation du jour : Éric Duhaime soutient que les Québécois sont les citoyens les plus taxés du continent. La Vérif de Radio-Canada a fait refaire les calculs par Luc Godbout, titulaire de la Chaire en fiscalité et en finances publiques de l'Université de Sherbrooke.

L'écart : tout dépend de ce qu'on met dans le panier. Au sens traditionnel — l'ensemble des prélèvements rapportés au PIB, impôts des entreprises compris —, le Québec est à 38,6 % et dépasse toutes les provinces canadiennes ainsi que les États-Unis et le Mexique : l'affirmation tient. Si l'on ne retient que ce qu'un particulier verse — impôt sur le revenu, cotisations sociales, taxes à la consommation —, le Québec est deuxième au Canada, derrière la Nouvelle-Écosse : elle ne tient plus. Et si l'on soustrait les transferts gouvernementaux, crédits d'impôt remboursables et allocations familiales compris, quatre provinces atlantiques — Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador, Nouveau-Brunswick — passent devant le Québec. Le chiffre qui donne raison à Duhaime inclut ce que paient les entreprises ; celui qui décrit la facture d'un ménage lui donne tort deux fois.

Repère daté — Radio-Canada, La Vérif, « Les Québécois, les plus taxés d'Amérique du Nord ? », mis en ligne le 7 septembre 2026 à 17 h 53 HAE selon le fil du dossier électoral (la page article porte la date du 8 septembre) ; calculs de Luc Godbout, Université de Sherbrooke : 38,6 % du PIB, 2e rang pour les particuliers, 5e après transferts. Aucune prémisse du socle ne mesure la pression fiscale : ces trois valeurs sont des repères de presse, non des faits du socle.

Faux pas 1

PCQSeul chef absent de la seule table où les mesures ont été montrées

Éric Duhaime a décliné l'invitation : il ne veut pas entrer dans « la campagne de diversion » de Christine Fréchette et fait valoir que « c'est la cheffe de la CAQ qui nous convoque, et non la première ministre ». L'argument est cohérent avec sa ligne. Il a aussi un coût : les trois autres chefs, y compris Charles Milliard qui jugeait la rencontre précédente « complètement inutile » et Paul St-Pierre Plamondon qui exigeait du fond plutôt que de la « chorégraphie », y sont allés en disant exactement ce qu'ils en pensaient — et ils ont vu les mesures. Duhaime, non.

Le faux pas n'est pas le refus, c'est l'arbitrage. Sa journée est allée à la paperasse et aux cotisations syndicales, deux dossiers dont le calendrier n'a rien d'urgent, la veille du seul jour de la campagne où des prix changent pour de bon. Et sur la seule affirmation économique qu'il a portée lundi, la vérification du soir même l'a validé sur une méthode de calcul et infirmé sur deux. Un chef qui refuse une table doit arriver le lendemain avec un chiffre plus solide que celui qu'on lui a opposé.

Fait de campagne — Noovo Info et Radio-Canada, 7 septembre 2026, pour le refus, les citations de Duhaime, Milliard et St-Pierre Plamondon, et l'acceptation de Ruba Ghazal · Radio-Canada, La Vérif, 7 septembre 2026, pour la vérification fiscale. Aucune prémisse du socle ne mesure la participation des chefs à une rencontre : il s'agit d'un fait de campagne daté, non d'un fait du socle.

Bons coups 1

QSQuébec solidaire chiffre — et le fait sur la mesure qui coûte à quelqu'un d'autre

Hier, aucune des deux propositions solidaires du jour ne portait de montant. Aujourd'hui, tout est chiffré : le salaire minimum passe de 16,60 $ à 20 $ l'heure au 1er mai 2027 — 3,40 $ de plus, soit 20,5 % —, puis suit l'inflation ; environ 700 000 travailleurs sont visés ; et 330 M$ sont prévus dès la première année pour accompagner les organismes communautaires, les PME et les entreprises agricoles. « Le travail, ça devrait nous permettre de vivre, pas juste de survivre. »

Le coup est d'exécution. Une hausse du salaire minimum est la seule annonce de la journée dont la facture ne tombe pas d'abord sur l'État mais sur des employeurs, et c'est précisément là qu'un parti est tenté de ne rien chiffrer. Ruba Ghazal a nommé le coût de la transition en même temps que la cible, dans la même annonce. Aucun des quatre autres chefs n'a proposé de cible salariale ; on ne peut donc pas la comparer, seulement constater qu'elle existe et qu'elle est datée. Elle a par ailleurs été la première à accepter la rencontre sur les contre-tarifs.

Nature du coup — exécution et chiffrage. Radio-Canada, 7 septembre 2026, « La porte-parole de QS poursuit sa campagne à Rimouski et Métis » (20 $, 700 000 travailleurs, citation) · Noovo Info, 7 septembre 2026 (16,60 $ actuel, 330 M$ dès l'an 1, indexation) · le calcul de +3,40 $ et +20,5 % est fait par QuébExpress à partir de ces deux valeurs · trav-empl-effect-qc 4 607 200 emplois au Québec en juillet 2026 (ISQ) : les 700 000 travailleurs visés en représentent environ 15 %.

Tendance de la semaine

Quatrième semaine de plateau — cinq sondages, deux chiffres qui ne bougent pas

Le terrain frais est arrivé et il n'a rien changé. Pallas Data du 5 septembre (n = 1 040) : PQ 29 %, CAQ 24 %. Léger du 31 août (n = 1 008) : PQ 29 %, CAQ 24 %. Pallas Data du 29 août (n = 1 108) : PQ 29 %, CAQ 24 %. Trois maisons-terrains d'affilée, deux valeurs identiques. Seul le Synopsis du 27 août, au premier jour de campagne, s'en écarte, avec la CAQ à un point du PQ (28 % contre 27 %).

Le seul mouvement lisible d'une maison à elle-même est le Pallas du 29 août au Pallas du 5 septembre : PLQ 22 % → 20 %, QS 9 % → 11 %, PCQ 16 % → 15 %. Trois écarts de un ou deux points, tous dans la marge, et qui se compensent. C'est aussi ce que dit le modèle : Qc125 a déplacé trois sièges du duo CAQ-PLQ vers le PQ le 7 septembre sans qu'aucune intention de vote ait bougé d'un point. Verdict : plateau — le quatrième d'affilée, et le premier où l'absence de mouvement est mesurée par du terrain récent plutôt que par du terrain manquant.

Verdict de semaine — plateau. Sources : Wikipédia, liste des sondages sur les élections générales québécoises de 2026 (maisons, dates et tailles d'échantillon) · Qc125, mises à jour des 6 et 7 septembre 2026.
RepèreDatePQCAQPLQPCQQS
Pallas Data — intentions de vote (n = 1 040)5 sept.29 %24 %20 %15 %11 %
Léger — intentions de vote (n = 1 008)31 août29 %24 %22 %15 %10 %
Pallas Data — intentions de vote (n = 1 108)29 août29 %24 %22 %16 %9 %
Synopsis – La Presse (n = 1 009)27 août28 %27 %20 %14 %10 %
Léger — intentions de vote (n = 1 010)24 août30 %23 %23 %16 %7 %
Qc125 — agrégat des intentions de vote7 sept.29,4 % ±3,324,5 % ±3,020,5 % ±2,515,2 % ±2,39,9 % ±1,8
Qc125 — projection de sièges7 sept.532530118
Qc125 — fourchette de sièges7 sept.34-727-4525-376-163-11
Qc125 — projection de sièges (comparatif)6 sept.502731118

Qc125, 7 septembre 2026 : le PQ a 88 % de chances d'obtenir le plus de sièges (11 % pour la CAQ), 72 % de chances de gouverner en minorité et 16 % d'obtenir une majorité — contre 84 % et 14 % la veille. Les cinq projections de sièges totalisent 127. Majorité à 64.

Chemin parcouru

Perspectives

ForteÀ minuit, le tarif cesse d'être une date et devient un prix

Les contre-tarifs entrent en vigueur dans la nuit de lundi à mardi sur environ 27,6 G$ d'importations américaines, à 15, 25 et 50 %. Le Québec place 69,8 % de ses exportations de marchandises aux États-Unis (comm-expo-peus-qc), et celles-ci ont déjà reculé de 11,2 % sur les cinq premiers mois de 2026 (comm-expo-vareus-qc). Du côté américain, le taux tarifaire effectif moyen sur les marchandises canadiennes a doublé, d'environ 3 à environ 6 % (comm-tari-effect-ca), pendant que plus de 80 % des exportations passent toujours en franchise sous l'ACEUM (comm-tari-franc-ca).

Cotée forte parce que la mécanique ne dépend d'aucune décision de campagne : c'est la deuxième fois en deux jours que QuébExpress le note, et c'est la dernière, puisque mardi la chose sera faite. Les quatre prémisses ci-dessus bornent la lecture dans les deux sens — ni la panique, ni le déni. Elles disent aussi pourquoi la question de mardi ne sera pas « combien ça coûte » mais « à qui » : un tarif ne frappe pas une moyenne, il frappe des secteurs.

MoyenneGouverner en campagne rapporte moins que prévu à la CAQ

Le jour 12 était le meilleur scénario possible pour un gouvernement sortant : un conseil des ministres, une table où l'on convoque ses adversaires, et trois d'entre eux qui s'assoient. Or la seule affirmation vérifiable que la première ministre en a tirée — Ottawa aurait « ajusté le tir » à la demande de Québec — a été démentie par Ottawa le jour même, et le seul instrument de mesure disponible fait reculer la CAQ de 27 à 25 sièges entre le 6 et le 7 septembre (Qc125).

Cotée moyenne, et pas davantage, parce que les deux signaux sont faibles : le démenti fédéral n'a été lu qu'en titre et en résumé, La Presse et Le Devoir étant inaccessibles ; et le déplacement de deux sièges provient d'un modèle nourri par un terrain du 5 septembre, antérieur à la réunion. Aucun sondage n'a encore mesuré une seule journée de ce jour 12. Une hypothèse plausible sans mesure postérieure reste une hypothèse.

FaibleLe salaire minimum devient l'axe de la dernière ligne droite

La proposition solidaire est la seule du jour à porter sur le revenu du travail plutôt que sur un crédit d'impôt : 20 $ l'heure au 1er mai 2027, environ 700 000 travailleurs visés, soit près de 15 % des 4 607 200 emplois que comptait le Québec en juillet 2026 (trav-empl-effect-qc), dans un marché où le chômage est à 5,6 % (trav-empl-chomag-qc) — le plus bas des cinq territoires du socle après les États-Unis. Un marché tendu est le terrain le plus favorable à ce débat.

Cotée faible pour une raison arithmétique : le parti qui porte la mesure est projeté à 9,9 % et à 8 sièges sur 127, le plus petit des cinq, et aucun des quatre autres chefs n'a avancé de cible salariale lundi. Une proposition n'impose pas un axe de campagne parce qu'elle est chiffrée ; elle l'impose quand un adversaire est obligé de répondre par un chiffre. Rien dans les sources du 7 septembre ne montre cela.

Sources du jour