Vendredi 9 octobre 2026 jour 44 de campagne quatre jours après le scrutin 127 sièges · majorité à 64

Deux mouvements : CAQ −1, PQ +1. Le parti sans député expulse son ministre de la Culture, encore en fonction, pour s'être rendu à la soirée de victoire du PQ ; le PQ, lui, publie trois dates vérifiables — 15, 19 et 21 octobre — et réunit ses 127 candidats. Rien ne bouge pour QS, le PLQ et le PCQ : aucune source consultée ne leur attribue de geste de conduite aujourd'hui.

PartiAujourd'huiCumul
QS 0 +10
PQ +1 +3
PLQ 0 +1
PCQ 0 −6
CAQ −1 −13

La question du jour

Zéro député sur 127 et un ministre expulsé pour être allé fêter chez le PQ : que reste-t-il de la CAQ ?

L'essentiel du jour

Quatre jours après le scrutin, les deux partis qui ont le plus bougé l'ont fait dans des directions opposées. La CAQ, zéro siège sur 127 et sans chef depuis le 6 octobre, a retiré ses fonctions à son ministre de la Culture Mathieu Lacombe et l'a exclu du parti pour s'être rendu lundi soir à la soirée de victoire du Parti québécois ; Martine Biron hérite d'un troisième portefeuille. Le PQ, lui, a posé trois dates — assermentation de ses députés le 15 octobre, des libéraux le 19, Conseil des ministres le 21 — et réuni ses 127 candidats à Drummondville pour un post-mortem. Avec 59 sièges, cinq sous le seuil de 64, il demande à ses troupes de « demeurer mobilisées ».

Tendances 3

PQTrois dates posées : le 15, le 19, le 21 octobre

Le calendrier d'entrée en fonction n'est plus une intention. Les députés du Parti québécois seront assermentés le jeudi 15 octobre, ceux du Parti libéral le 19 octobre, et le Conseil des ministres de Paul St-Pierre Plamondon sera présenté le 21 octobre, soit six jours après l'assermentation péquiste. Les députés des autres formations d'opposition seront assermentés à une date que Radio-Canada ne donne pas. Le premier ministre désigné s'est de nouveau engagé, comme en 2022, à ne pas prêter serment d'allégeance au roi — obligation abolie en décembre 2022, et dont l'abolition est contestée en Cour supérieure par le professeur de droit Lawrence David, qui demande une injonction pour rétablir le serment. Les parties se sont présentées devant le tribunal vendredi ; aucune date d'audience sur le fond n'est fixée, le diffuseur l'attend entre le 19 octobre et le 9 novembre.

Repère daté — Radio-Canada, « Le Conseil des ministres du PQ sera présenté le 21 octobre », 9 octobre 2026, publié à 16 h 01 HAE, mis à jour à 17 h 02. La requête du professeur David et la Loi constitutionnelle de 1867 n'ont pas été lues à la source. Aucune prémisse chiffrée du socle ne porte sur un calendrier d'assermentation.
PQ127 candidats à Drummondville, et la consigne de rester mobilisés

Paul St-Pierre Plamondon a réuni vendredi ses 127 candidats dans un hôtel de Drummondville pour le post-mortem de la campagne, et leur a demandé de demeurer mobilisés « pour une campagne électorale pas à court terme, mais éventuellement ». La Presse canadienne rappelle qu'un gouvernement minoritaire dure en moyenne de 18 à 24 mois. Deux candidats défaits, Alex Boissonneault (Arthabaska) et Pascal Paradis (Jean-Talon), pourraient recevoir des tâches spéciales ; la députée réélue de Terrebonne, Catherine Gentilcore, assure que la Capitale-Nationale, où le PQ n'a fait élire personne, sera représentée — « En aucun temps il est question d'abandonner les gens de la Capitale-Nationale ». François Gariépy, défait dans Charlevoix–Côte-de-Beaupré, attribue la déroute péquiste dans la région de Québec à la position du parti sur le troisième lien : « Je pense que des gens ont été déçus quand même de voir qu'on ne promettait rien pendant quatre ans. »

inst-scru-sieges-qc 127 sièges, socle premisse.json — les 127 candidats réunis correspondent à une candidature par circonscription. Repère daté : Radio-Canada avec La Presse canadienne, « PSPP recommande à ses troupes de "demeurer mobilisées" », 9 octobre 2026, publié à 15 h 18 HAE, mis à jour à 15 h 59. La moyenne de 18 à 24 mois est celle publiée par la source, non recalculée ici ; aucune source consultée n'en donne la série.
CAQUn portefeuille de plus pour Martine Biron, dans un gouvernement sans député

La CAQ a retiré vendredi ses responsabilités ministérielles à Mathieu Lacombe et l'a exclu du parti, carte de membre retirée, par une résolution datée du 8 octobre invoquant un « manquement grave à la constitution de notre parti ». Le cabinet de Christine Fréchette a annoncé en après-midi que Martine Biron, ministre de l'Enseignement supérieur et ministre responsable de la Condition féminine, cumulerait la Culture et les Communications — un troisième portefeuille. Le point rarement dit : la CAQ, qui n'a fait élire aucun député sur les 127 sièges, assume toujours la direction du gouvernement jusqu'à ce que Paul St-Pierre Plamondon forme son cabinet, c'est-à-dire jusqu'au 21 octobre au plus tôt. Un remaniement a donc eu lieu dans un gouvernement dont aucun membre ne siégera à l'Assemblée nationale.

inst-scru-sieges-qc 127 sièges, socle premisse.json. Repères datés : Radio-Canada, Sébastien Desrosiers et Maxence Bahaban, « Martine Biron remplacera Mathieu Lacombe à la Culture et aux Communications », 9 octobre 2026, publié à 7 h 31 HAE, mis à jour à 14 h 29 ; Noovo Info, « Présent au party du PQ, le ministre Mathieu Lacombe démis de ses fonctions », 9 octobre 2026, 15 h 11. La résolution du 8 octobre et la constitution de la CAQ n'ont pas été lues à la source. La date du 21 octobre au plus tôt est un rapprochement de QuébExpress entre deux faits publiés le même jour, aucune source ne l'écrit.

Écarts 2

PQLa main tendue le matin, la mobilisation l'après-midi

Le premier ministre désigné a redit vendredi que l'acceptation de sa main tendue par les autres partis « n'est pas sous notre contrôle », La Presse canadienne rapportant qu'il craint un rejet des oppositions ; au même rassemblement, il a demandé à ses 127 candidats de rester mobilisés en vue d'une campagne « éventuellement ».

L'écart : les deux consignes sont tenues le même jour devant les mêmes personnes, et l'arithmétique n'en départage aucune. Le PQ compte 59 sièges sur 127, soit cinq de moins que le seuil de majorité de 64 — une soustraction de QuébExpress — et il a écarté le 6 octobre toute coalition formelle au profit d'ententes loi par loi. Préparer un scrutin et demander une collaboration ne se contredisent pas en droit parlementaire ; ce que la journée ne permet pas de mesurer, c'est lequel des deux messages engage le gouvernement. Aucune source consultée ne rapporte d'entente avec une autre formation, ni de réponse publique des oppositions à la main tendue.

inst-scru-major-qc 64 sièges sur les 127 de inst-scru-sieges-qc, socle premisse.json. Repères datés : Radio-Canada avec La Presse canadienne, 9 octobre 2026, 15 h 59 HAE ; refus de la coalition, Radio-Canada, Jérôme Labbé, 6 octobre 2026, 18 h 15 HAE, relevé dans l'édition 1007. Les cinq sièges manquants sont une soustraction de QuébExpress. La moyenne de 18 à 24 mois d'un gouvernement minoritaire est celle de la source du jour, et ne vaut pas prévision.
Tous1,3 M$ et deux tribunaux : la monarchie ne se règle pas à Québec

Paul St-Pierre Plamondon maintient deux engagements de campagne sur la Couronne : la lieutenante-gouverneure Manon Jeannotte ne serait « pas la bienvenue » au discours d'ouverture, et les 1,3 million de dollars prévus pour son cabinet en 2026-2027 seraient redirigés vers la lutte contre l'itinérance. Il a demandé un avis juridique aux avocats du gouvernement sur l'applicabilité de ces engagements.

L'écart : les deux dossiers de la Couronne sont pendants ailleurs qu'à l'Assemblée nationale. L'abolition du serment au roi, votée en décembre 2022, est contestée en Cour supérieure, où les parties se sont présentées vendredi sans qu'une date d'audience sur le fond soit fixée ; et la gouverneure générale du Canada, Louise Arbour, s'est dite jeudi sceptique devant l'initiative. Le montant de 1,3 M$ est le seul élément du dossier qui soit chiffré et budgétaire : tout le reste dépend d'une décision qui ne relève pas du gouvernement qui entrera en fonction le 21 octobre. QuébExpress ne tranche ni la question constitutionnelle ni l'issue du recours.

Repère daté — Radio-Canada, « Le Conseil des ministres du PQ sera présenté le 21 octobre », 9 octobre 2026, 17 h 02 HAE : montant de 1,3 M$ pour 2026-2027, recours du professeur Lawrence David, réaction de la gouverneure générale. Aucune prémisse du socle ne chiffre le cabinet de la lieutenante-gouverneure ; le budget des dépenses, la requête et la décision de 2022 n'ont pas été lus à la source.

Faux pas 1

CAQQuatre jours après zéro siège, la CAQ exclut son ministre de la CultureJugement

Mathieu Lacombe, ministre de la Culture et des Communications et député sortant de Papineau, s'est rendu lundi soir à l'Espace St-Denis, à Montréal, où le Parti québécois célébrait sa victoire. Il n'était pas candidat : il avait annoncé son départ de la politique le 18 juin, tout en demeurant ministre jusqu'à la formation du prochain cabinet. La Presse a rapporté sa présence jeudi en soirée. Vendredi, la CAQ lui a retiré ses responsabilités, l'a exclu du parti et lui a retiré sa carte de membre, par une résolution datée du 8 octobre invoquant un « manquement grave à la constitution de notre parti » et une conduite qui « n'est pas compatible avec les valeurs de la CAQ ». Lacombe s'est excusé sur X auprès des militants, des collègues et des amis : « Je n'aurais donc pas dû être présent à cet événement. »

Le verdict porte sur l'état du parti que cette journée met au jour, non sur la décision d'exclusion elle-même, dont QuébExpress n'évalue ni le bien-fondé ni la conformité aux statuts — non lus à la source. Quatre jours après avoir perdu 90 sièges et n'en avoir conservé aucun sur 127, sans chef depuis la démission de Christine Fréchette le 6 octobre, sans caucus et sans date pour en tenir un, la CAQ consacre sa journée à retirer une carte de membre et à redistribuer un portefeuille — un troisième à Martine Biron — dans un gouvernement dont plus aucun membre n'a de siège. Le ministre exclu avait par ailleurs déclaré le 26 mai qu'il voterait « oui » à un référendum sur la souveraineté, tout en s'y disant opposé faute d'appui populaire : cette prise de position publique datait de quatre mois et demi et n'avait entraîné aucune mesure. La députée péquiste Catherine Gentilcore a dit vendredi avoir « beaucoup de respect » pour lui, tout en écartant tout rôle pour lui dans un gouvernement du PQ.

Fait d'après-scrutin — aucune prémisse chiffrée du socle ne porte sur les règles internes d'un parti ; inst-scru-sieges-qc 127 sièges est invoquée pour la part de sièges. Sources : Radio-Canada, Sébastien Desrosiers et Maxence Bahaban, 9 octobre 2026, 7 h 31 HAE, mis à jour à 14 h 29 ; Noovo Info, 9 octobre 2026, 15 h 11. Les citations sont celles publiées par ces sources, non recueillies par QuébExpress. La publication de La Presse de jeudi soir, la publication de M. Lacombe sur X, la résolution du 8 octobre et la constitution du parti n'ont pas été lues à la source. Les 90 sièges perdus sont la variation publiée au décompte du 9 octobre.

Bons coups 1

PQTrois dates et une salle pleine, quatre jours après le voteJugement

Le Parti québécois a fait vendredi la seule chose qu'un électeur peut vérifier après coup : il a donné des dates. Assermentation de ses députés le 15 octobre, des libéraux le 19, présentation du Conseil des ministres le 21 — trois échéances publiques, à six jours d'intervalle les unes des autres, annoncées quatre jours après un scrutin qui n'est pas encore officiel et dont une circonscription, Vachon, attend un dépouillement judiciaire jusqu'au 13 octobre. Le même jour, le premier ministre désigné a réuni ses 127 candidats, élus et défaits, dans un hôtel de Drummondville pour un post-mortem, y a laissé dire publiquement par un candidat battu que la position du parti sur le troisième lien avait coûté la région de Québec, et a nommé le trou de sa carte électorale — aucun élu dans la Capitale-Nationale — plutôt que de l'escamoter.

Le verdict porte sur l'exécution de ces quatre jours : des dates plutôt que des intentions, un bilan tenu en salle plutôt que par communiqué, et un déficit régional nommé le jour même. Il ne porte ni sur le contenu du Conseil des ministres du 21 octobre, inconnu, ni sur la solidité d'un gouvernement de 59 sièges, ni sur la façon dont la Capitale-Nationale sera effectivement représentée : le comité de transition « y travaille », selon la députée Catherine Gentilcore, et aucune source consultée ne dit comment. La consigne de rester mobilisés pour une campagne « éventuellement », donnée au même rassemblement, est traitée en rubrique Écarts et ne lui est pas comptée en bon coup.

Nature du coup — exécution d'une entrée en fonction. Sources : Radio-Canada, « Le Conseil des ministres du PQ sera présenté le 21 octobre », 9 octobre 2026, 17 h 02 HAE ; Radio-Canada avec La Presse canadienne, « PSPP recommande à ses troupes de "demeurer mobilisées" », 9 octobre 2026, 15 h 59 HAE. L'échéance du 13 octobre pour Vachon est celle relevée dans l'édition 1008 (Radio-Canada, consultée le 8 octobre 2026). Aucune prémisse chiffrée du socle n'est invoquée pour le verdict lui-même.

Tendance de la semaine

Plateau — troisième jour sans mouvement, et le décompte lui-même s'est arrêté

Les sièges sont ceux du soir du vote : PQ 59, PLQ 40, PCQ 19, QS 9, CAQ 0. Le décompte des voix compilé au 9 octobre est identique à celui du 8 — PQ 1 200 434 et 28,02 %, PLQ 1 037 998 et 24,23 %, PCQ 885 379 et 20,66 %, CAQ 572 027 et 13,35 %, QS 532 095 et 12,42 %, participation 66,92 % — alors qu'il avait bougé de quelques centaines de voix entre le 6 et le 8. Qc125 affiche toujours sa mise à jour du 6 octobre, inchangée en trois jours. Aucun sondage de terrain postérieur au 4 octobre n'a été publié : le dernier relevé de la campagne reste celui de Forum Research. Ce qui bouge est institutionnel — trois dates d'assermentation, un Conseil des ministres le 21 octobre — ou interne à un parti défait.

Réserve du socle, invoquée parce que ce verdict s'appuie sur les projections de sièges de Qc125 et sur l'avance péquiste : le dernier sondage Léger avant chacun des trois derniers scrutins avait surestimé le PQ de 1,7 point en 2022, 2,9 en 2018 et 2,7 en 2014 (inst-scru-biaispq-qc, Route 127/ASGO). Le 5 octobre, l'écart s'est mesuré à 0,98 point, dans le même sens mais plus faible, et le relevé Forum du 4 octobre a penché à l'inverse en sous-estimant le PQ de 2,02 points. La réserve reste pertinente sur le sens du biais, pas sur son ampleur, et elle n'est pas levée : les projections de sièges du même agrégateur avaient donné quatre sièges de trop au PQ, et un modèle recalé sur un résultat ne mesure plus une tendance.

Verdict de semaine — plateau. Résultats et décompte : Wikipédia, « Élections générales québécoises de 2026 », page modifiée le 9 octobre 2026 à 22 h 45, consultée le même jour ; comparaison avec le décompte du 8 octobre relevé dans l'édition 1008. Qc125, mise à jour du 6 octobre 2026, consultée le 9 octobre. Sondages : Wikipédia, liste des sondages de 2026, consultée le 9 octobre 2026. Les écarts de 0,98 et de 2,02 points et les quatre sièges sont des soustractions de QuébExpress, déjà publiées dans l'édition 1008.
RepèreDatePQCAQPLQPCQQS
Résultat — sièges sur 1275 oct.59040199
Résultat — % des voix, décompte du 9 octobre9 oct.28,0213,3524,2320,6612,42
Résultat — voix, décompte du 9 octobre (inchangé depuis le 8)9 oct.1 200 434572 0271 037 998885 379532 095
Qc125 — projection, sièges (bas = haut), inchangée depuis le 66 oct.59040199
Forum Research — dernier terrain de la campagne, n = 1 227, ±2,84 oct.2613252113
Léger — dernier jour de terrain, n = 1 000, ±3,103 oct.2914252011
Research Co. — dernier jour de terrain, n = 708, ±3,93 oct.3113252010
Pallas Data — dernier jour de terrain, n = 1 137, ±2,93 oct.2915242011
Mainstreet — dernier jour de terrain, n = 2 011, ±2,23 oct.272023199

Chemin parcouru

Perspectives

ForteDouze jours d'ici le Conseil des ministres, et chaque date est publique

Le passage des résultats préliminaires au gouvernement en fonction est désormais borné par des dates annoncées, non par des hypothèses : 13 octobre pour la fermeture de la fenêtre du dépouillement judiciaire, puis la proclamation d'élection (Élections Québec, 6 octobre) ; 15 octobre pour l'assermentation des députés péquistes, 19 pour les libéraux, 21 pour la présentation du Conseil des ministres (Radio-Canada, 9 octobre). Cotée forte parce qu'aucune de ces échéances ne dépend d'un arbitrage politique et parce que l'arithmétique reste la même dans tous les cas : même renversée, Vachon laisserait le PQ à 60 sièges, quatre sous le seuil de 64 (inst-scru-major-qc, inst-scru-sieges-qc).

MoyenneLa CAQ entre dans sa semaine décisive sans siège, sans chef et avec un membre de moins

Le parti conserve 572 027 voix et 13,35 % des suffrages pour aucun siège sur 127. Sa cheffe est partie le 6 octobre, son chef par intérim doit être choisi le 17 et nommé deux jours plus tard, son caucus post-électoral n'a pas de date, des employés de la permanence ont été mis à pied, le seuil de 15 % non atteint « dans plusieurs des comtés » l'obligera à rembourser une partie de ses dépenses, et il vient de retirer la carte de membre d'un ministre encore en poste. Cotée moyenne et non forte : aucune source consultée ne publie de calendrier de course à la direction permanente, de montant à rembourser, ni de départ individuel vers une autre formation, et la direction du parti a écarté explicitement toute fusion avec le PCQ le 8 octobre.

FaibleLe serment au roi rétabli avant l'ouverture de la 44e législature

Le recours du professeur de droit Lawrence David demande une injonction pour rétablir le serment d'allégeance au monarque, aboli en décembre 2022. Les parties se sont présentées en Cour supérieure le 9 octobre ; aucune date d'audience sur le fond n'est fixée, et Radio-Canada l'attend entre le 19 octobre et le 9 novembre. Cotée faible pour trois raisons tenues par la source elle-même : l'audience n'est pas fixée, la demande d'injonction n'a pas été tranchée, et le premier ministre désigné a redit qu'il ne prêterait pas ce serment, comme en 2022, sans que cela l'ait empêché de siéger. QuébExpress ne préjuge d'aucune décision judiciaire et n'a pas lu la requête.

Sources du jour

Outils et méthode de recherche

Ce qui a été lu, ce qui ne l'a pas été

Le grand titre est accroché au faux pas du jour, conformément à la règle. Même réserve qu'hier : la règle demande qu'il nomme le chef, et la CAQ n'en a plus depuis la démission de Christine Fréchette le 6 octobre. Le titre nomme donc le parti et la fonction du ministre exclu. Il n'a pas fallu se rabattre sur l'écart le plus net.

Correction au bandeau. Le cadre du jour, posé automatiquement, portait « J--4 avant le scrutin » — un jeton hérité du calendrier de campagne. Le scrutin a eu lieu le 5 octobre (inst-scru-datel-qc) : la mention a été remplacée par « quatre jours après le scrutin ». Les deux mentions imposées, « Vendredi 9 octobre 2026 » et « jour 44 de campagne » (jour 1 = 27 août 2026), sont inchangées.

Deux sources primaires pour le fait du jour. L'exclusion de Mathieu Lacombe a été lue sur deux pages distinctes, Radio-Canada et Noovo Info, qui concordent sur l'essentiel et se complètent : la première donne la résolution du 8 octobre, le « manquement grave à la constitution de notre parti » et la nomination de Martine Biron ; la seconde donne la chronologie de la journée, la citation « n'est pas compatible avec les valeurs de la CAQ » et l'origine de la révélation, La Presse jeudi soir. Une recherche web sur le même fait n'a rien retourné : l'indexation est en retard, et ce sont les pages lues directement qui font foi ici, non le moteur.

Calculs de QuébExpress. Sont des opérations faites ici, et nommées comme telles dans chaque bloc : les cinq sièges qui manquent au PQ pour atteindre le seuil de 64 ; les six jours entre l'assermentation péquiste du 15 octobre et le Conseil des ministres du 21 ; les douze jours d'ici le 21 octobre ; le constat que la CAQ dirige le gouvernement jusqu'au 21 octobre au plus tôt, qui rapproche deux faits publiés le même jour sans qu'aucune source l'écrive ; les quatre mois et demi entre la déclaration de M. Lacombe sur le référendum, le 26 mai, et son exclusion. Aucune source ne les publie.

Non lu à la source. La publication de La Presse de jeudi soir ; la publication de M. Lacombe sur X ; la résolution du 8 octobre et la constitution de la CAQ ; la requête du professeur Lawrence David et la décision de décembre 2022 sur le serment ; le budget des dépenses 2026-2027 du cabinet de la lieutenante-gouverneure ; les deux vidéos du jour (confrontation Marchand-Duhaime, entrevue du député conservateur de Mégantic), dont aucune donnée n'est tirée ; la page de résultats en direct d'Élections Québec. Inaccessible : Le Devoir a renvoyé 403 ; La Presse, L'actualité et Les Affaires n'ont donné aucune couverture accessible du jour. Rien de ce qu'elles auraient pu dire n'est supposé.

Un chiffre écarté. Les pourcentages d'intentions de vote de Qc125 relevés aujourd'hui ne concordent pas avec ceux lus hier sur la même page, dont la mise à jour n'a pourtant pas changé de date : la lecture d'aujourd'hui est jugée non fiable et n'entre pas dans l'édition. Seuls les sièges projetés par Qc125 sont repris, et ils sont identiques au résultat du 5 octobre. L'écart de lecture est signalé, non arbitré.

Axe comm du socle non mobilisé : la journée n'a porté sur aucune question commerciale ni tarifaire. Prémisses invoquées : inst-scru-sieges-qc, inst-scru-major-qc, inst-scru-datel-qc, inst-scru-biaispq-qc. Aucune prémisse au statut a-verif n'est utilisée.