Un seul mouvement, pour la deuxième journée d'affilée : CAQ −1. Le lundi de l'Action de grâce n'a produit aucune activité des cinq partis, mais le ministère de l'Éducation — qui relève du gouvernement sortant jusqu'à la présentation du Conseil des ministres du 21 octobre — a confirmé que le nouveau test de français des futurs enseignants, annoncé pour la rentrée 2026, n'aura son échéancier de mise en œuvre qu'en 2027, et qu'il écarte la principale recommandation de son propre comité d'experts. Aucun bon coup tagué à un parti : celui du jour est « Société civile » et ne compte pour personne.
La question du jour
Un test annoncé pour la rentrée 2026, un échéancier reporté à 2027 : qui répond de l'Éducation dans un gouvernement sans chef ni député ?
L'essentiel du jour
Lundi de l'Action de grâce : aucun des cinq partis n'a tenu d'annonce ni de point de presse, et les quatre fils consultés ne portaient aucune nouvelle de politique québécoise du jour — sauf une. Le ministère de l'Éducation a confirmé par écrit à Radio-Canada que le nouveau test de certification en français des futurs enseignants, annoncé pour la rentrée 2026, n'aura son échéancier de mise en œuvre qu'en 2027, et qu'il refuse la correction logicielle recommandée par son propre comité d'experts. Le TECFÉE est inchangé depuis plus de quinze ans, le groupe de travail chargé de le réviser a été mandaté en juin 2023, et le taux de réussite baisse. Sept jours après le vote, la page officielle de résultats d'Élections Québec affiche toujours « Aucune donnée disponible actuellement ».
Tendances 3
Le Test de certification en français écrit pour l'enseignement, le TECFÉE, conditionne l'obtention du brevet d'enseignement au Québec. Il n'a pas été modifié depuis son adoption, il y a plus de quinze ans. Québec a mandaté un groupe de travail en juin 2023 pour le réviser ; la nouvelle version était annoncée pour la rentrée 2026. Dans une réponse écrite à Radio-Canada, le ministère de l'Éducation indique maintenant que l'échéancier de mise en œuvre sera établi en 2027. Une première phase d'expérimentation a eu lieu en novembre, une deuxième mise à l'essai au printemps dans quatre universités, et une section du test doit encore être améliorée avant un retour en mise à l'essai à l'automne. Le ministère n'autorisera pas de logiciel de correction pendant l'épreuve, contrairement à la recommandation du comité d'experts, qui proposait de l'assortir d'un seuil de réussite plus élevé ; la nouvelle épreuve sera néanmoins passée à l'écran. Le taux de réussite est en baisse depuis les dernières années. Maude Bouchard, étudiante de quatrième année en enseignement des mathématiques à l'Université Laval, a dû passer le test six fois avant d'obtenir la note de passage ; elle a participé à la mise à l'essai du printemps et dit l'avoir trouvée plus juste « parce que le contenu se concentre moins sur les exceptions de la langue française ».
Repère daté — Radio-Canada, Daphnée Dion-Viens, « Le nouveau test de français pour les futurs enseignants se fait toujours attendre », publié à 4 h 00 HAE ; la page de l'article n'affiche pas sa date, elle est établie par le fil Politique du diffuseur consulté le 12 octobre 2026, où l'article figure sous « il y a 14 heures ». Les quinze ans, la date de juin 2023, la rentrée 2026, l'année 2027, les quatre universités et les six tentatives sont ceux publiés par la source. Aucune prémisse chiffrée du socle ne porte sur l'éducation ; le taux de réussite n'est pas publié en chiffres et n'est donc pas repris autrement que comme une baisse. Le TECFÉE lui-même, le rapport du comité d'experts et la réponse écrite du ministère n'ont pas été lus à la source.L'ancien premier ministre libéral Philippe Couillard, dont le gouvernement a fait adopter en 2014 la première loi canadienne sur l'aide médicale à mourir, dit ne plus être certain qu'il voterait la même loi aujourd'hui, en raison de l'élargissement qu'elle a connu depuis — la mesure était d'abord réservée aux maladies terminales ou quasi terminales, et le Québec autorise désormais les demandes anticipées, notamment pour les personnes atteintes d'alzheimer. Le Québec affiche le taux de décès par aide médicale à mourir le plus élevé au monde : 7,9 % en 2024-2025 selon la Commission sur les soins de fin de vie, devant les Pays-Bas (5,8 %), la Belgique (3,8 %) et la Suisse (2,5 %). Ottawa a renoncé à étendre la mesure aux personnes dont la seule condition est un trouble mental ; le ministre de la Justice Sean Fraser indique que la loi à venir pourrait permettre aux provinces d'autoriser le consentement anticipé, et la professeure Isabelle Marcoux s'attend à ce que les tribunaux tranchent la question. La loi fédérale avait été invalidée par la Cour supérieure du Québec en 2019.
Repère daté — Radio-Canada avec CBC et La Presse canadienne, « Philippe Couillard craint que l'aide médicale à mourir aille trop loin », 10 octobre 2026, 16 h 12 HAE, relevée au fil Politique du diffuseur et consultée le 12 octobre 2026. Article du 10 octobre repris ici parce qu'il figurait encore au fil du jour et qu'aucune édition antérieure ne l'a traité ; ce n'est pas un fait du 12 octobre et il n'entre pas au score. Les quatre taux sont ceux publiés par la source ; le rapport de la Commission sur les soins de fin de vie n'a pas été lu à la source. Aucune prémisse du socle ne porte sur la fin de vie.Le silence partisan du jour est mesuré plutôt que supposé. Le fil en continu du dossier électoral de Radio-Canada n'affichait aucune entrée postérieure au 10 octobre à 4 h 00 HAE — l'écart avec l'édition d'hier, qui en relevait la dernière au 9 octobre, est signalé et non arbitré. Le dossier électoral du même diffuseur porte encore sa mise à jour du 9 octobre à 17 h 02 HAE et n'affiche aucun article des 11 ou 12 octobre. Le fil Politique de Radio-Canada comptait un seul article québécois publié le jour même, celui du TECFÉE. Le fil Politique de Noovo Info affichait quatre articles du 12 octobre — 8 h 56, 9 h 11, 14 h 01 et 16 h 26 —, tous fédéraux ou internationaux, dont le message de l'Action de grâce de Mark Carney aux Albertains ; son fil électoral québécois s'arrête au 9 octobre à 18 h 51. Le fil Actualités du Journal Métro n'affichait aucun article du 12 octobre, le plus récent étant du 9 à 15 h 57. La page de politique du Soleil n'affichait qu'un seul texte, du 10 octobre.
Repères datés — Radio-Canada, fil Politique, fil en continu du dossier Élections Québec 2026 et page du dossier, consultés le 12 octobre 2026 ; Noovo Info, fil Politique et fil Élections Québec 2026, consultés le 12 octobre 2026 ; Journal Métro, fil Actualités, consulté le 12 octobre 2026 ; Le Soleil, page Politique, consultée le 12 octobre 2026. Les heures sont celles affichées par les fils. Aucune absence n'est déduite d'un média inaccessible : Le Devoir a renvoyé 403 et n'est pas compté dans les quatre fils.Écarts 2
L'affirmation du jour est celle du ministère de l'Éducation, par écrit : l'échéancier de mise en œuvre du nouveau TECFÉE sera établi en 2027. La date annoncée pour la nouvelle version était la rentrée 2026, celle qui a commencé cet automne.
L'écart : il ne porte pas sur un report d'un an, mais sur un report dont la durée n'est pas encore connue. Ce que l'État s'engage à produire en 2027, ce n'est pas le test : c'est le calendrier du test. Mesuré contre le repère que la source elle-même fournit — un groupe de travail mandaté en juin 2023, soit plus de trois ans de travaux au moment d'écrire, et un instrument inchangé depuis plus de quinze ans —, l'écart se lit en deux temps : un objectif daté manqué, puis un objectif remplacé par un objectif de datation. Dans le même document, le ministère écarte la recommandation centrale de son comité d'experts, l'autorisation d'un logiciel de correction, tout en conservant le passage à l'écran — soit la forme de la recommandation sans son fond. Aucune des sources consultées ne publie de nouvelle date de mise en œuvre, ni de taux de réussite chiffré, ni le coût des travaux depuis 2023 : rien n'en est supposé.
Repère daté — Radio-Canada, Daphnée Dion-Viens, 12 octobre 2026, 4 h 00 HAE, pour les deux énoncés. Les trois ans sont une soustraction de QuébExpress entre juin 2023 et octobre 2026 ; les quinze ans sont l'ordre de grandeur publié par la source (« plus de 15 ans »), non recalculé. Aucune prémisse du socle ne porte sur l'éducation ; inst-scru-datel-qc (scrutin du 5 octobre 2026, Élections Québec) borne le calendrier politique dans lequel s'inscrit la réponse du ministère.La page de compilation encyclopédique des résultats a été modifiée le 12 octobre à 17 h 52 — donc aujourd'hui, et après l'heure de lecture de l'édition d'hier. On pourrait y lire un décompte rafraîchi.
L'écart : les valeurs sont rigoureusement celles lues le 8, le 10 et le 11 octobre. PQ 1 200 434 voix et 28,02 %, PLQ 1 037 998 et 24,23 %, PCQ 885 379 et 20,66 %, CAQ 572 027 et 13,35 %, QS 532 095 et 12,42 %, pour 4 347 703 votants sur 6 495 984 inscrits et une participation de 66,92 % — quatrième jour sans une voix de plus. Une modification de page n'est pas une mise à jour de données, et c'est la seule chose que la date du 12 octobre atteste ici. Pendant ce temps, la page officielle de résultats en direct d'Élections Québec, consultée le même jour, affiche encore « Aucune donnée disponible actuellement » : aucun siège, aucune voix, aucun taux de participation, sept jours après le vote et à la veille du 13 octobre, échéance pour demander un dépouillement judiciaire. Les champs sont en place et portent des valeurs par défaut à zéro. La page rappelle que les résultats préliminaires sont diffusés après 20 h le jour du scrutin, qu'ils deviennent officiels après le recensement des votes, et qu'en cas de divergence c'est le Rapport des résultats officiels du scrutin qui prévaut. La réserve est de méthode, pas de fond : QuébExpress cite depuis le 6 octobre des chiffres qui ne viennent pas de l'autorité électorale, et le dit chaque jour.
Repères datés — Wikipédia, « Élections générales québécoises de 2026 », page modifiée le 12 octobre 2026 à 17 h 52, consultée le même jour ; Élections Québec, « Résultats des élections générales provinciales en direct », consultée le 12 octobre 2026 : aucune donnée affichée. L'échéance du 13 octobre est celle relevée dans l'édition 1008, à partir de la nouvelle d'Élections Québec du 6 octobre 2026. inst-scru-sieges-qc 127 sièges et inst-scru-datel-qc 5 octobre 2026, socle premisse.json. Le Rapport des résultats officiels n'existe pas encore et n'a pas été lu ; les relevés de dépouillement de Vachon non davantage.Faux pas 1
Le ministère de l'Éducation relève du gouvernement sortant : la CAQ, qui n'a plus un seul député sur les 127 sièges de l'Assemblée depuis le 5 octobre et plus de chef depuis le 6, dirige l'appareil jusqu'à la présentation du Conseil des ministres péquiste, annoncée pour le 21 octobre. Dans une réponse écrite publiée aujourd'hui, ce ministère fait deux choses. Il reporte à 2027 l'établissement de l'échéancier d'un test annoncé pour la rentrée 2026, après avoir mandaté un groupe de travail en juin 2023 sur un instrument inchangé depuis plus de quinze ans. Et il écarte la recommandation centrale de ce même comité d'experts — autoriser un logiciel de correction, assorti d'un seuil de réussite relevé — tout en retenant le passage à l'écran. Priscilla Boyer, professeure à l'UQTR et membre du groupe de travail, le dit à la source : « Pourquoi ne pas permettre l'utilisation des outils numériques comme on le fait dans la vie de tous les jours? », puis « C'est dommage, parce que les années passent et on n'a toujours pas la nouvelle épreuve ».
Le verdict porte sur l'arbitrage et sur son moment : désavouer son propre comité et reporter un calendrier dans la semaine où l'on cesse d'avoir à en répondre devant quiconque — pas de chef depuis six jours, pas de député depuis sept, et un successeur qui n'entre en fonction que le 21 octobre. Il ne porte pas sur le mérite de la décision : le refus du logiciel de correction peut se défendre, Anabelle Viau-Guay, présidente de l'ADÉREQ et doyenne à l'Université Laval, rappelle d'ailleurs que « l'objectif n'est pas du tout d'avoir un test moins difficile ». Il ne porte pas davantage sur le contenu du futur test, inconnu, ni sur la baisse du taux de réussite, qu'aucune source consultée ne chiffre, ni sur le travail du ministère depuis 2023, qu'aucune source n'évalue. La règle appliquée est celle des éditions 1008, 1009 et 1011 : une conduite d'appareil se juge, et l'appareil est celui du gouvernement sortant.
Fait de campagne — Radio-Canada, Daphnée Dion-Viens, 12 octobre 2026, publié à 4 h 00 HAE ; date établie par le fil Politique du diffuseur consulté le même jour, la page de l'article n'affichant pas la sienne. inst-scru-sieges-qc 127 sièges, socle premisse.json. La date du 21 octobre est celle annoncée par le PQ le 9 octobre (Radio-Canada, 17 h 02 HAE), reprise de l'édition 1009. Les trois ans de travaux sont une soustraction de QuébExpress ; les quinze ans sont l'ordre de grandeur publié par la source. La réponse écrite du ministère, le rapport du comité d'experts et les deux mises à l'essai n'ont pas été lus à la source, et aucune réaction du ministère n'a été sollicitée par QuébExpress. Aucune personne n'est nommée dans ce verdict : la CAQ n'a plus de titulaire à l'Éducation ni de chef.Bons coups 1
Un lundi de congé, sans parti pour porter la question et sans ministre pour y répondre, ce sont des gens du milieu universitaire qui ont tenu le dossier ouvert. Priscilla Boyer, professeure à l'UQTR et membre du groupe de travail, presse Québec d'adopter rapidement la nouvelle épreuve et soutient que la version actuelle peut nuire aux étudiants selon leur région d'origine — une objection d'équité, formulée par quelqu'un qui a vu le dossier de l'intérieur. Anabelle Viau-Guay, pour l'ADÉREQ, borne le débat par avance en écartant le soupçon le plus commode, celui d'un test qu'on voudrait rendre plus facile. Et Maude Bouchard accepte d'être nommée pour dire qu'il lui a fallu six tentatives, après avoir participé à la mise à l'essai du printemps : sans elle, le dossier resterait un échange entre un ministère et un comité.
Le verdict porte sur la fonction remplie : maintenir un dossier technique sous les yeux du public à la date même où l'État en reporte l'échéance, et le faire avec des éléments vérifiables — une recommandation nommée, une année, un nombre de tentatives. Il ne porte ni sur le mérite de la recommandation du comité, ni sur la thèse d'un désavantage régional, qu'aucune source consultée ne mesure, ni sur le dossier personnel de l'étudiante. L'item est tagué « Société civile » et ne compte pour aucun parti.
Nature du coup — exécution publique d'un rôle d'expertise et de témoignage. Repère daté : Radio-Canada, Daphnée Dion-Viens, 12 octobre 2026, 4 h 00 HAE. Les citations sont celles publiées par la source, non recueillies par QuébExpress ; ni l'ADÉREQ, ni l'UQTR, ni l'Université Laval n'ont été consultées directement. Le nombre de six tentatives est celui publié par la source. La thèse du désavantage régional est rapportée, non vérifiée : aucune donnée par région n'est publiée dans la page lue.Tendance de la semaine
Les trois instruments de la rubrique sont immobiles pour un sixième jour. Les sièges sont ceux du 5 octobre : PQ 59, PLQ 40, PCQ 19, QS 9, CAQ 0 sur 127. Le décompte des voix lu aujourd'hui est identique à celui du 8, du 10 et du 11 octobre, bien que la page de compilation ait été modifiée aujourd'hui même à 17 h 52 : PQ 1 200 434 et 28,02 %, PLQ 1 037 998 et 24,23 %, PCQ 885 379 et 20,66 %, CAQ 572 027 et 13,35 %, QS 532 095 et 12,42 %, participation 66,92 %. Qc125 affiche sa mise à jour du 6 octobre pour un sixième jour, avec des fourchettes de sièges réduites à une valeur unique — la page donne elle-même « 59 à 59 » pour le PQ — et des parts projetées de 28, 24, 21, 13 et 12 % à ±1 point, sous la mention qu'elle porte : « il ne s'agit pas d'un sondage ». Elle indique que ses derniers sondages intégrés datent du 3 octobre. Et le dernier relevé de terrain de la série s'arrête toujours au 4 octobre (Forum Research, n = 1 227, ±2,8 : PQ 26 %, PLQ 25 %, PCQ 21 %, CAQ 13 %, QS 13 %, autres 2 %), huitième jour sans mesure neuve.
Réserve du socle, invoquée parce que ce verdict se lit encore sur l'avance péquiste et sur les projections de sièges de Qc125 : le dernier sondage Léger avant chacun des trois derniers scrutins avait surestimé le PQ de 1,7 point en 2022, 2,9 en 2018 et 2,7 en 2014 (inst-scru-biaispq-qc, Route 127/ASGO). Les deux écarts mesurés sur le scrutin du 5 octobre et déjà publiés dans l'édition 1008 pointent en sens contraires — 0,98 point de surestimation au dernier Léger, 2,02 points de sous-estimation chez Forum Research : la réserve tient sur le sens du biais, pas sur son ampleur. Elle n'est pas levée, et la raison est la même qu'hier : un agrégateur figé qui affiche exactement le résultat qu'il devait anticiper ne mesure plus rien. Le mot « plateau » décrit donc un calendrier, pas une opinion — et il décrira un calendrier jusqu'à ce qu'une maison de sondage reprenne du terrain ou qu'Élections Québec publie ses chiffres.
Verdict de semaine — plateau. Sièges et voix : Wikipédia, « Élections générales québécoises de 2026 », page modifiée le 12 octobre 2026 à 17 h 52, consultée le même jour — valeurs identiques à la lecture publiée dans les éditions 1010 et 1011. Qc125, mise à jour du 6 octobre 2026, consultée le 12 octobre. Sondages : Wikipédia, liste des sondages de 2026, consultée le 12 octobre 2026 — dernier jour de terrain le 4 octobre, aucun relevé postérieur ; la page n'affiche que la dernière journée de terrain, pas la date de début. Les écarts de 0,98 et de 2,02 points sont des soustractions de QuébExpress déjà publiées dans l'édition 1008, non recalculées ici.| Repère | Date | PQ | CAQ | PLQ | PCQ | QS |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Résultat — sièges sur 127 | 5 oct. | 59 | 0 | 40 | 19 | 9 |
| Résultat — % des voix, décompte lu le 12 octobre (inchangé depuis le 8) | 12 oct. | 28,02 | 13,35 | 24,23 | 20,66 | 12,42 |
| Résultat — voix, décompte lu le 12 octobre (inchangé depuis le 8) | 12 oct. | 1 200 434 | 572 027 | 1 037 998 | 885 379 | 532 095 |
| Qc125 — projection, sièges (bas = haut), inchangée depuis le 6 | 6 oct. | 59 | 0 | 40 | 19 | 9 |
| Qc125 — projection, parts de vote (±1 pt), « il ne s'agit pas d'un sondage » | 6 oct. | 28 | 13 | 24 | 21 | 12 |
| Forum Research — dernier terrain de la série, n = 1 227, ±2,8 | 4 oct. | 26 | 13 | 25 | 21 | 13 |
| Research Co. — avant-dernier terrain, n = 708, ±3,9 | 3 oct. | 29 | 15 | 24 | 20 | 11 |
| Pallas Data — même jour de terrain, n = 1 137, ±2,9 | 3 oct. | 27 | 20 | 23 | 19 | 9 |
| Élections Québec — page officielle de résultats en direct, lue le 12 octobre | 12 oct. | — | — | — | — | — |
La dernière ligne n'est pas une absence de lecture : la page a été consultée le 12 octobre et elle affiche « Aucune donnée disponible actuellement ». Les deux relevés du 3 octobre sont ajoutés aujourd'hui parce que la page des sondages les affiche immédiatement après Forum Research et qu'ils donnent la mesure de la dispersion qui subsistait à 48 heures du vote : 5 points d'écart entre Research Co. et Pallas Data sur la CAQ. Les relevés Léger, Mainstreet et Liaison, lus à des dates antérieures, n'ont pas été relus aujourd'hui et ne sont donc pas reportés ; les éditions antérieures ne sont pas réécrites.
Chemin parcouru
- 27 aoûtJour 1 de campagne. Le scrutin est fixé au 5 octobre (inst-scru-datel-qc, Élections Québec).
- juin 2023Québec mandate un groupe de travail pour réviser le TECFÉE, inchangé depuis plus de quinze ans.
- rentrée 2026Échéance annoncée pour la nouvelle version du test. Elle n'est pas en vigueur.
- 5 oct.Jour du scrutin. PQ 59 sièges et 28,02 % des voix, PLQ 40 et 24,23 %, PCQ 19 et 20,66 %, QS 9 et 12,42 %, CAQ 0 et 13,35 %. Participation de 66,92 %, soit 4 347 703 votants sur 6 495 984 inscrits.
- 6 oct. 17 h 38Christine Fréchette démissionne de la direction de la CAQ et quitte la vie politique. Aucun intérim n'est nommé.
- 7 oct. 12 h 34Le PQ demande un dépouillement judiciaire dans Vachon, où l'écart est de 10 voix.
- 8 oct. 12 h 10La CAQ annoncera son chef par intérim le 17 octobre, pour une annonce deux jours plus tard.
- 9 oct. 17 h 02Calendrier d'entrée en fonction : assermentation du PQ le 15 octobre, du PLQ le 19, présentation du Conseil des ministres le 21.
- 10 oct. 16 h 12Philippe Couillard dit ne plus être certain qu'il voterait la loi de 2014 sur l'aide médicale à mourir : « J'espère que nous n'avons pas agi trop vite. »
- 11 oct. 13 h 32Le ministère de l'Immigration reconnaît l'anomalie d'Arrima et assure que les 746 personnes visées n'auront pas à recommencer leurs démarches.
- 12 oct. 4 h 00Le ministère de l'Éducation reporte à 2027 l'établissement de l'échéancier du nouveau TECFÉE et écarte la correction logicielle recommandée par son comité d'experts.
- 12 oct. 17 h 52La page de compilation des résultats est modifiée sans qu'aucune voix change : quatrième jour de décompte identique.
- 13 oct.Échéance pour demander un dépouillement judiciaire. Après elle, la proclamation d'élection rend les résultats officiels (Élections Québec, 6 octobre).
- 2027Année où le ministère de l'Éducation établira l'échéancier de mise en œuvre du nouveau test. Aucune date n'est publiée.
Perspectives
Le chemin des résultats préliminaires au gouvernement en fonction reste borné par des échéances annoncées publiquement : le 13 octobre pour la fermeture de la fenêtre des dépouillements judiciaires, puis la proclamation d'élection (Élections Québec, 6 octobre) ; le 15 octobre pour l'assermentation des députés péquistes, le 19 pour les libéraux, le 21 pour la présentation du Conseil des ministres (Radio-Canada, 9 octobre). Cotée forte parce qu'aucune de ces dates ne dépend d'un arbitrage politique, parce que la journée du 12 octobre, jour férié, n'a produit aucun geste qui les touche, et parce que l'arithmétique ne change pas : même renversée, Vachon laisserait le PQ à 60 sièges, quatre sous le seuil de 64 (inst-scru-major-qc, inst-scru-sieges-qc).
Le ministère annonce que l'échéancier sera établi en 2027 et qu'une section du test retournera en mise à l'essai à l'automne (Radio-Canada, 12 octobre). Or le Conseil des ministres péquiste est présenté le 21 octobre : c'est une autre équipe qui héritera à la fois du calendrier à écrire et de l'arbitrage sur la correction logicielle, déjà tranché contre la recommandation du comité. Cotée moyenne et non forte parce que la source ne publie ni date de reprise des travaux, ni nom de titulaire à venir, ni engagement du parti entrant sur ce dossier — aucun des cinq partis ne l'a abordé pendant les 39 jours de campagne selon les éditions antérieures de QuébExpress —, et parce que rien n'oblige un nouveau gouvernement à reprendre la décision de l'ancien. Ce qui est coté ici est le transfert du dossier, pas son issue.
Sept jours après le vote, la page officielle de résultats en direct affiche « Aucune donnée disponible actuellement ». Cotée faible, et plus faible qu'hier : il ne reste qu'une journée, la séquence publiée par l'autorité électorale le 6 octobre place la proclamation d'élection après la fermeture de la fenêtre des dépouillements judiciaires du 13 octobre, un dépouillement est en cours dans Vachon, et la page prévient elle-même qu'en cas de divergence c'est le Rapport des résultats officiels du scrutin qui fait foi. Rien dans ce silence n'est irrégulier : la réserve porte sur la source des chiffres que QuébExpress cite depuis le 6 octobre, pas sur la conduite du recensement.
Sources du jour
- Radio-Canada — Daphnée Dion-Viens, « Le nouveau test de français pour les futurs enseignants se fait toujours attendre », 12 octobre 2026, publié à 4 h 00 HAE — échéancier reporté à 2027, logiciel de correction refusé contre l'avis du comité d'experts, groupe de travail mandaté en juin 2023, deuxième mise à l'essai au printemps dans quatre universités
- Radio-Canada — fil Politique, consulté le 12 octobre 2026 : un seul article de politique québécoise publié le jour même, celui du TECFÉE, affiché sous « il y a 14 heures » — c'est ce fil qui établit la date de l'article, sa page ne l'affichant pas
- Radio-Canada — avec CBC et La Presse canadienne, « Philippe Couillard craint que l'aide médicale à mourir aille trop loin », 10 octobre 2026, 16 h 12 HAE, relevée au fil Politique le 12 octobre — 7,9 % des décès au Québec en 2024-2025 selon la Commission sur les soins de fin de vie, Pays-Bas 5,8 %, Belgique 3,8 %, Suisse 2,5 %
- Radio-Canada — Élections Québec 2026, nouvelles en continu, consultée le 12 octobre 2026 : aucune section « Aujourd'hui », dates absolues, entrée la plus récente du 10 octobre à 4 h 00 HAE sur 1 212 contenus
- Radio-Canada — dossier Élections Québec 2026, consulté le 12 octobre 2026 : aucun article du 11 ni du 12 octobre, dossier porté à jour le 9 octobre à 17 h 02 HAE
- Radio-Canada — « La semaine du 5 octobre vue par nos analystes », 10 octobre 2026, 11 h 36 HAE — segment vidéo de 7 min 7 s avec Sophie Villeneuve et Richard Hébert ; non visionné, aucun chiffre n'en est tiré
- Radio-Canada — « Le Conseil des ministres du PQ sera présenté le 21 octobre », 9 octobre 2026, 17 h 02 HAE — les trois dates d'entrée en fonction, reprises de l'édition 1009
- Noovo Info — fil Politique, consulté le 12 octobre 2026 : quatre articles du 12 octobre (8 h 56, 9 h 11, 14 h 01, 16 h 26), tous fédéraux ou internationaux ; aucun de politique québécoise
- Noovo Info — Élections Québec 2026, fil d'actualité, consulté le 12 octobre 2026 : aucun article des 10, 11 ou 12 octobre, le plus récent du 9 à 18 h 51
- Journal Métro — fil Actualités, consulté le 12 octobre 2026 : aucun article du 12 octobre, le plus récent étant du 9 à 15 h 57, et le plus récent en politique québécoise du 9 à 15 h 33
- Le Soleil — section Politique, consultée le 12 octobre 2026 : un seul texte affiché, « Pas d'élu du gouvernement à Québec? Et si le problème était ailleurs? », 10 octobre 2026 — non lu intégralement, aucun chiffre n'en est tiré
- Élections Québec — Résultats des élections générales provinciales en direct, consultée le 12 octobre 2026 : « Aucune donnée disponible actuellement », champs à zéro, aucun siège, aucune voix, aucun taux de participation
- Qc125 — Projection électorale du Québec, mise à jour du 6 octobre 2026, consultée le 12 octobre — sièges 59/40/19/9/0 à fourchettes nulles (« 59 à 59 » pour le PQ), parts projetées 28/24/21/13/12 à ±1 point, derniers sondages intégrés du 3 octobre, la page précisant « il ne s'agit pas d'un sondage »
- Wikipédia — « Élections générales québécoises de 2026 », page modifiée le 12 octobre 2026 à 17 h 52, consultée le même jour : voix, parts, 4 347 703 votants sur 6 495 984 inscrits, participation de 66,92 % — valeurs identiques aux lectures des 8, 10 et 11 octobre
- Wikipédia — « Liste de sondages sur les élections générales québécoises de 2026 », consultée le 12 octobre 2026 : dernier relevé Forum Research, terrain arrêté au 4 octobre, n = 1 227, ±2,8 ; puis Research Co. (3 octobre, n = 708, ±3,9) et Pallas Data (3 octobre, n = 1 137, ±2,9) ; aucun relevé postérieur au 4 octobre
- Route 127 (ASGO) — page de méthodologie, source de inst-scru-biaispq-qc : calibration sur les scrutins de 2014, 2018 et 2022
- Le Devoir — dossier Élections Québec 2026, consulté le 12 octobre 2026 — HTTP 403, non lu ; aucun chiffre n'en est tiré
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Le grand titre est accroché au faux pas du jour, et il ne nomme pas de chef. La règle veut qu'il s'accroche au mauvais coup de la journée en nommant le chef concerné. La CAQ n'a plus de chef depuis le 6 octobre et plus de titulaire à l'Éducation siégeant à l'Assemblée depuis le 5 : comme aux éditions 1008, 1009 et 1011, le titre nomme l'appareil visé — un gouvernement sans chef ni député — et non une personne. Le faux pas est établi par une source du jour : il n'a pas fallu se rabattre sur l'écart le plus net.
Un faux pas imputé à un parti pour une décision de ministère, et pourquoi. Le report du TECFÉE n'est pas reproché comme une panne mais comme un arbitrage : désavouer la recommandation centrale de son propre comité d'experts et remplacer une échéance manquée par une échéance de calendrier, dans la semaine où le ministère cesse d'avoir à en répondre devant l'Assemblée. L'appareil relève du gouvernement sortant jusqu'au 21 octobre. La même règle a valu un faux pas à la CAQ le 22 septembre (défense ministérielle du dossier SIFA) et le 11 octobre (silence du ministère de l'Immigration sur Arrima). C'est le cinquième faux pas consécutif attribué à la CAQ dans les éditions où le score a bougé — le fait est signalé, non corrigé : aucun autre parti n'a posé de geste de conduite documenté le 12 octobre, et un parti sans occasion n'est ni pénalisé ni crédité (guide-score.htm).
Correction au bandeau. Le cadre du jour, posé automatiquement, portait « J--7 avant le scrutin », jeton hérité du calendrier de campagne. Le scrutin a eu lieu le 5 octobre (inst-scru-datel-qc) : la mention a été remplacée par « sept jours après le scrutin », comme aux éditions 1006 à 1011. Les deux mentions imposées, « Lundi 12 octobre 2026 » et « jour 47 de campagne » (jour 1 = 27 août 2026), sont inchangées.
Une date d'article établie par le fil, pas par la page. L'article du TECFÉE affiche « Publié à 4 h 00 HAE » et aucune date. Son appartenance au 12 octobre est établie par le fil Politique de Radio-Canada, consulté le même jour, où il figure sous « il y a 14 heures » à 4 h 00 — donc le matin du jour de consultation. C'est une inférence de lecture, elle est dite plutôt que masquée ; elle est la même que celle employée à l'édition 1011. Deux articles du 10 octobre relevés au même fil (Philippe Couillard, analyse du Saguenay) sont datés par le fil et traités comme tels : ils sont rapportés en Tendances et n'entrent pas au score.
Un jour férié, et comment le vide a été mesuré. Le 12 octobre est le lundi de l'Action de grâce. Quatre fils ont été consultés le jour même — Radio-Canada Politique et dossier électoral, Noovo Info Politique et fil électoral, Journal Métro Actualités, Le Soleil Politique — et aucun ne portait d'annonce, de point de presse ni de déclaration des cinq partis québécois. Une recherche web sur l'actualité québécoise du jour n'a rien rendu de postérieur au 10 octobre : l'indexation reste en retard, et ce sont les pages lues directement qui font foi, non le moteur. Le fil en continu du dossier électoral affichait aujourd'hui une entrée du 10 octobre que l'édition 1011 ne voyait pas, son fil s'arrêtant alors au 9 : l'écart est signalé, non arbitré, et l'édition antérieure n'est pas réécrite.
Calculs de QuébExpress. Sont des opérations faites ici et nommées comme telles : les trois ans et quelques écoulés entre le mandat du groupe de travail de juin 2023 et aujourd'hui ; les cinq sièges qui manquent au PQ pour atteindre le seuil de 64 et les quatre qui lui manqueraient encore s'il remportait Vachon ; les 5 points d'écart entre Research Co. et Pallas Data sur la CAQ, deux relevés du même jour de terrain ; le décompte des jours depuis le scrutin et depuis le 27 août. Tout le reste est repris tel que publié — les quinze ans sans retouche du test, les six tentatives, les quatre universités, les voix et les parts, les tailles d'échantillon et les marges d'erreur, les quatre taux d'aide médicale à mourir.
Non lu à la source. Le TECFÉE lui-même, le rapport du comité d'experts, la réponse écrite du ministère de l'Éducation, les deux mises à l'essai et le taux de réussite, qui n'est publié en chiffres nulle part dans la page lue ; le rapport de la Commission sur les soins de fin de vie et le projet de loi fédéral sur l'aide médicale à mourir ; la vidéo d'analyse du 10 octobre ; le texte intégral de l'article du Soleil ; le Rapport des résultats officiels du scrutin, qui n'existe pas encore ; les relevés de dépouillement de Vachon ; les statuts de la CAQ et le calendrier de sa course à la direction. Inaccessible : Le Devoir a renvoyé 403. La Presse, L'actualité et Les Affaires n'ont donné aucune couverture québécoise accessible du jour et ne sont pas comptées dans les fils consultés. Rien de ce qu'elles auraient pu dire n'est supposé.
Axe comm du socle non mobilisé : la journée n'a porté sur aucune question commerciale ni tarifaire. Prémisses invoquées : inst-scru-sieges-qc, inst-scru-major-qc, inst-scru-datel-qc, inst-scru-biaispq-qc. Aucune prémisse au statut a-verif n'est utilisée.
