Un seul mouvement : PCQ −1. Le faux pas est conservateur — Patrick Paquet, nouveau député de Vanier-Les Rivières, soutient à la radio que le budget du tramway de Québec a été établi par une règle de trois, 400 M$ du kilomètre multipliés par 19, et CDPQ Infra, maître d'œuvre du projet, qualifie l'affirmation de « complètement infondée ». Aucun bon coup n'est tagué à un parti : celui du jour est « Société civile » et ne compte pour personne. Aucun mouvement pour le PQ, le PLQ, QS et la CAQ : aucune source consultée ne leur attribue de geste de conduite contestable ou remarquable le 16 octobre.
La question du jour
400 M$ du kilomètre fois 19 : le PCQ d'Éric Duhaime soutient que les 7,6 G$ du tramway ont été fixés ainsi — qui le confirme ?
L'essentiel du jour
Le deuxième groupe d'opposition entre à l'Assemblée nationale en se faisant corriger par un maître d'œuvre public. Patrick Paquet, élu conservateur de Vanier-Les Rivières, affirme que le budget du tramway de Québec a été bâti par une simple multiplication — 400 M$ du kilomètre par 19 kilomètres, soit les 7,6 G$ annoncés — et dit tenir cela d'un ancien vice-président de CDPQ Infra. CDPQ Infra répond que l'affirmation est « complètement infondée » et que le coût vient d'une évaluation détaillée. Le même jour, le PCQ perd Cédric Lapointe, le directeur des communications qui avait porté sa campagne à 19 sièges, et la circonscription de Champlain qui lui donne son 19e député attend une décision de recomptage d'ici mardi.
Tendances 3
Élections Québec a publié vendredi matin l'avis officiel : le parti redevient la Coalition avenir Québec, tout court. L'autorisation avait été donnée la veille. Le nom complet était « Équipe Christine Fréchette - Coalition avenir Québec », ajouté en juillet dernier, trois mois après l'élection de Christine Fréchette à la direction — une course de trois mois contre Bernard Drainville —, et la directrice générale Brigitte Legault avait alors expliqué qu'il visait un « changement d'air » auprès de l'électorat. Le procédé n'était pas neuf : en 2012, le parti fondé par François Legault en 2011 s'était appelé « Coalition avenir Québec - L'équipe François Legault ». Le parti comptait 79 députés à la dissolution de l'Assemblée nationale ; il a obtenu 13,35 % des voix le 5 octobre et aucun siège sur 127 (inst-scru-sieges-qc). Mme Fréchette a démissionné au lendemain du vote, après un peu moins de six mois à la tête du parti, et elle a aussi perdu son siège. Le site du parti a été épuré — il ne reste qu'une photo d'elle sur la page d'accueil —, le logo a été modifié, et une section « Vos idées » a été ajoutée pour recueillir les commentaires du public. Le comité exécutif se réunit samedi pour désigner un chef par intérim ; Mathieu Lévesque, ex-député de Chapleau et ministre responsable de la Jeunesse et des Régions, est considéré comme le favori, et l'identité du choix doit être dévoilée lundi. Ian Lafrenière et Simon Jolin-Barrette pourraient briguer la direction elle-même. Le diffuseur rappelle qu'un gouvernement minoritaire dure historiquement de 18 à 24 mois.
Repère daté — Radio-Canada, Jérôme Labbé, « La CAQ, sans surprise, abandonne le nom de Christine Fréchette », publié à 13 h 41 HAE ; date du 16 octobre 2026 établie par le fil Politique du diffuseur, consulté le même jour, la page de l'article n'affichant pas la sienne. inst-scru-sieges-qc 127 sièges et inst-scru-datel-qc 5 octobre 2026, socle premisse.json. Les 79 sièges à la dissolution, les 13,35 %, les six mois, les dates de juillet, 2012 et 2011, le favori désigné et la fourchette de 18 à 24 mois sont ceux publiés par la source. L'avis d'Élections Québec, les statuts de la CAQ et le site du parti n'ont pas été lus à la source.Cédric Lapointe, directeur des communications du Parti conservateur du Québec, quitte ses fonctions. Il était l'un des principaux architectes de la stratégie qui a fait élire 19 députés le 5 octobre, soit 15 % des 127 sièges (inst-scru-sieges-qc, division de QuébExpress) et le rang de deuxième groupe d'opposition. La démission a d'abord été rapportée par Le Journal de Québec, puis confirmée par l'intéressé sur X tôt vendredi matin. Le motif est familial : il s'installe avec sa famille à Gatineau, à environ cinq heures de route de Québec, pour donner à sa fille un père présent et pouvoir compter sur leur entourage. Il dit que travailler avec Éric Duhaime a été « l'une des expériences les plus enrichissantes » de sa vie, que les 19 députés ne sont « qu'une première étape », et qu'il juge le chef conservateur de l'étoffe d'un premier ministre. M. Lapointe s'était joint au parti en 2022, dans les mois précédant le scrutin d'octobre, longtemps comme attaché de presse avant d'être promu directeur des communications en décembre 2025. M. Duhaime l'a remercié sur X pour quatre années qui ont, dit-il, professionnalisé un parti désormais mieux financé et mieux organisé. Il doit maintenant le remplacer et bâtir une équipe autour de lui et de son chef de cabinet Sébastien Lépine avant la rentrée parlementaire du 17 novembre ; Maïté Blanchette Vézina est déjà leader parlementaire, et l'ex-député de Saint-Jérôme Youri Chassin pourrait prêter la main. Les 19 conservateurs sont assermentés jeudi prochain au Salon rouge, après le PQ, le PLQ et Québec solidaire — et le parti pourrait perdre un siège, celui de Champlain.
Repère daté — Radio-Canada, Jérôme Labbé, « Éric Duhaime perd son directeur des communications », publié à 10 h 16 HAE ; date du 16 octobre 2026 établie par le fil Politique du diffuseur, consulté le même jour. inst-scru-sieges-qc 127 sièges, socle premisse.json ; les 15 % sont une division de QuébExpress. Les citations, les 19 députés, les cinq heures de route, 2022, décembre 2025, les quatre années et le calendrier d'assermentation sont ceux publiés par la source. Les publications de MM. Lapointe et Duhaime sur X et la page du Journal de Québec n'ont pas été lues à la source.La Société canadienne d'hypothèques et de logement a publié ses chiffres de septembre : 1 266 unités mises en chantier dans le Grand Montréal, soit 51 % de moins que les 2 610 de septembre 2025. L'effet sur l'année est net : de janvier à août, les mises en chantier étaient en hausse de 6 % sur la même période de 2025 ; septembre inclus, elles sont en baisse de 2 %. À l'échelle du Québec, l'année affiche encore +3 %, mais septembre seul recule de 15 %. Le mois précédent, la SCHL avertissait déjà que le ralentissement de la construction menaçait les maigres gains d'abordabilité, surtout à Montréal : « le risque au Canada en ce moment est de ne pas construire assez de logements », dit son économiste en chef adjoint Aled ab Iorwerth, pour qui « les améliorations dans l'abordabilité du logement observées depuis 2023 seront difficiles à maintenir ». Le réservoir de projets, lui, grossit : 21 712 unités approuvées attendaient le début des travaux en septembre, contre 20 686 un mois plus tôt — dont les 383 premiers logements du Quartier Molson, dont la première pelletée de terre a eu lieu mercredi, et 42 logements hors marché entrés en chantier jeudi dans Ahuntsic-Cartierville. Ce chiffre tombe deux jours après que Québec solidaire ait fait du logement sa « priorité des priorités » au sortir de son premier caucus et huit jours après que le FRAPRU ait réclamé des gestes immédiats au gouvernement entrant.
Repère daté — Journal Métro, Olivier Robichaud, « Les mises en chantier reculent de moitié en septembre dans le Grand Montréal », 16 octobre 2026, 15 h 28 ; données de la SCHL, mises en chantier de septembre 2026. Journal Métro, Agent IA Journal Métro, « FRAPRU réclame des gestes immédiats pour le logement social », 8 octobre 2026, 11 h 44. La demande de QS du 14 octobre est reprise de l'édition 1014, non revérifiée aujourd'hui. Tous les nombres sont ceux publiés par la source ; aucun n'est recalculé. Le fichier de données mensuelles de la SCHL et le Rapport sur l'offre de logements n'ont pas été lus à la source. Aucune prémisse du socle ne mesure les mises en chantier.Écarts 2
L'affirmation du jour est institutionnelle et elle vient de deux côtés à la fois : les députés péquistes continuent de prêter serment par vagues régionales — trois pour l'Abitibi-Témiscamingue vendredi, Stéphane Tremblay dans Abitibi-Est, Sébastien D'Astous dans Abitibi-Ouest, puis l'ancienne mairesse de Rouyn-Noranda Diane Dallaire en fin d'après-midi — et la page officielle de résultats en direct d'Élections Québec, consultée ce 16 octobre, affiche toujours « Aucune donnée disponible actuellement », bulletins, inscrits, participation et bureaux de vote à zéro.
L'écart : il est d'abord de onze jours, soustraction faite ici entre le scrutin du 5 octobre (inst-scru-datel-qc) et aujourd'hui, sixième journée consécutive où QuébExpress lit cette page sans y trouver un chiffre. Le motif publié n'a pas changé depuis hier — « Les données définitives seront diffusées après le ou les dépouillements judiciaires en cours » — et le fait neuf du jour est ailleurs : des 59 sièges péquistes, un au moins n'a pas encore de député déclaré. Sonia Caron, élue dans Ungava, n'était pas assermentée vendredi : le Directeur général des élections devait achever le recensement des voix le jour même, et la porte-parole d'Élections Québec Julie St-Arnaud Drolet rappelle que la Loi électorale impose un délai de quatre jours après le recensement avant de déclarer élu le candidat ayant reçu le plus de votes. Ungava est la plus grande circonscription du Québec et certains de ses villages ne sont accessibles qu'en avion ; un long congé a aussi ralenti les démarches. À l'autre bout, le juge Éric Martel doit dire d'ici mardi s'il accorde le dépouillement judiciaire de Champlain. L'écart ne porte sur aucune irrégularité : la loi prévoit ces délais. Il porte sur l'ordre des choses — un gouvernement qui présente son Conseil des ministres le 21 octobre alors qu'une de ses circonscriptions attend encore sa proclamation et que son autorité électorale n'a publié aucun chiffre.
Repères datés — Radio-Canada, Emily Blais et Gabriel Poirier, « Les députés de l'Abitibi-Témiscamingue sont assermentés », publié à 7 h 37 HAE, mis à jour à 13 h 23 HAE, pour les trois assermentations, le cas d'Ungava, le délai de quatre jours et la citation de Julie St-Arnaud Drolet ; Radio-Canada, Naomie Duckett Zamor, « Recomptage dans Champlain : une décision d'ici mardi », publié à 17 h 58 HAE ; dates du 16 octobre 2026 établies par le fil Politique du diffuseur, consulté le même jour. Élections Québec, page officielle de résultats en direct, consultée le 16 octobre 2026 : « Aucune donnée disponible actuellement » et « Les données définitives seront diffusées après le ou les dépouillements judiciaires en cours » — libellé identique à celui lu le 15 octobre. inst-scru-datel-qc 5 octobre 2026 et inst-scru-sieges-qc 127 sièges, socle premisse.json. Les onze jours et les six journées de lecture sont des décomptes de QuébExpress. La Loi électorale, la liste officielle des élus et le Rapport des résultats officiels du scrutin, qui n'existe pas encore, n'ont pas été lus à la source ; aucune source consultée ne publie le nombre exact de députés assermentés à ce jour.L'affirmation du jour est un engagement que l'on rappelle au parti qui vient de gagner. Dans son document Pour un modèle viable en immigration, présenté en 2024, le Parti québécois s'engageait à traiter 12 000 demandes de réunification familiale par année pendant deux ans, à prioriser les dossiers les plus anciens de conjoints et d'enfants, et à ramener les délais sous 24 mois — le plan excluant les parents, grands-parents et autres proches. Ses députés ont été assermentés jeudi ; l'organisme Québec Réunifié lui demande de tenir parole. « Nous reconnaissons cette volonté de s'attaquer à l'arriéré, c'est un signal encourageant », dit sa vice-présidente Marie-Gervaise Pilon, qui ajoute : « On est le champion mondial du retard du traitement de la réunification familiale. »
L'écart : il se mesure dans trois directions, toutes datées. Sur le délai, d'abord — les données d'IRCC au 31 janvier 2026 donnent 33 mois de traitement depuis l'étranger et 25 mois depuis le Canada pour les dossiers québécois d'époux, de conjoints et d'enfants, contre environ 12 et 14 mois ailleurs au pays : la cible péquiste de 24 mois corrigerait un tiers du retard tout en restant au double de la norme de service de 12 mois que réclame l'organisme. Sur le volume, ensuite : le Canada a accueilli environ 96 100 résidents permanents au titre du regroupement familial en 2025, dont environ 10 500 au Québec, et le plafond québécois en vigueur est de 15 700 demandes jusqu'au 30 juin 2028 — 13 300 pour les époux et conjoints, 2 400 pour les parents et grands-parents — après un premier seuil 2024-2026 atteint en moins d'un an, un gel des demandes jusqu'au 25 juin 2026 et une reprise le 2 juillet qui a produit 2 203 demandes reçues au 30 septembre, dont 484 jugées recevables. Sur la cohérence, enfin, et c'est la question que pose l'organisme : « Comment le nouveau gouvernement entend-il résorber l'arriéré tout en respectant ce plafond? » — le plafond étant la limite de 35 000 immigrants permanents par année voulue par Paul St-Pierre Plamondon, dans laquelle le regroupement familial est compté. L'écart ne porte pas sur le mérite du plan ni sur la pertinence du plafond : il porte sur le fait que les deux engagements sont publics, chiffrés, et tirent en sens contraire. Aucune réponse du gouvernement péquiste n'avait été obtenue au moment de la publication.
Repère daté — Noovo Info, Jennifer Gravel, « Des familles séparées jusqu'à 3 ans : le PQ appelé à tenir sa promesse », 16 octobre 2026, 5 h 00. Tous les nombres sont ceux publiés par la source : engagements du document péquiste de 2024, délais d'IRCC au 31 janvier 2026, volumes de 2025, plafond de 15 700 demandes et décompte du 2 juillet au 30 septembre 2026 du ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration. La lecture « un tiers du retard » et le rapport « au double de la norme » sont des divisions de QuébExpress à partir de ces valeurs. Le document Pour un modèle viable en immigration, les tableaux d'IRCC, le Plan des niveaux d'immigration et les décrets québécois de seuils n'ont pas été lus à la source. Aucune prémisse du socle ne mesure l'immigration ; demo-popu-total-qc (9,1 millions d'habitants, ISQ, juillet 2025) n'est pas mobilisé, aucun des deux chiffres ne s'y rapportant.Faux pas 1
Patrick Paquet est député depuis onze jours. Mercredi, aux ondes de CHOI FM, le nouvel élu conservateur de Vanier-Les Rivières a expliqué comment le budget du tramway de Québec aurait été établi : « On a pris 400 millions du kilomètre », multiplié par 19, la longueur du tracé — ce qui donne les 7,6 G$ annoncés —, une évaluation qu'il qualifie de très préliminaire et qu'il dit tenir de Philippe Batani, ancien vice-président Affaires publiques, communications et stratégie de CDPQ Infra, aujourd'hui en poste à Aéroports de Montréal. Il a ajouté disposer de sources qu'il ne nomme pas et qui lui font croire que les coûts du tunnel ont explosé : « Il y en a qui ont peur de dévoiler des chiffres. » CDPQ Infra, maître d'œuvre du projet, a répondu par sa directrice des communications et affaires publiques Claudie Côté-Chabot : « Cette affirmation est complètement infondée » — le coût a été établi à partir d'une évaluation détaillée, les deux consortiums retenus travaillent à l'intérieur de l'enveloppe fixée, les propositions reçues au printemps dernier au terme d'un processus d'approvisionnement compétitif sont cohérentes avec le cadre financier, et « le codéveloppement en cours avec les fournisseurs retenus permettra de finaliser le prix cible et l'échéancier détaillé ». Aéroports de Montréal a renvoyé les questions du diffuseur à CDPQ Infra. Le maire de Québec Bruno Marchand, interrogé jeudi en marge de l'inauguration du corridor VivaCité, a demandé : « Quelle preuve vous avez que M. Patrick Paquet dit la vérité? », a dit ne pas savoir où le député trouve ses sources, et a qualifié ses déclarations de « farfelues ».
Le verdict porte sur la manière de manier un chiffre public, non sur le mérite du tramway, ni sur le coût final de l'ouvrage, qu'aucune source consultée ne tranche, ni sur le droit d'un député d'opposition de contester une estimation. Il porte sur trois choses précises : une méthode de calcul attribuée à un organisme qui la nie, une source nommée qui n'a pas confirmé et qui renvoie l'affaire à son ancien employeur, et un soupçon de dépassement appuyé sur des informateurs anonymes. Le fait s'inscrit dans une série que les sources documentent elles-mêmes : la semaine dernière, Éric Duhaime avançait que des autos et des autobus pourraient emprunter le tunnel du tramway, et le maire l'avait déjà accusé de diffuser des faussetés. Il s'ajoute au trou de financement du troisième lien établi le 29 septembre, chiffré de 2,7 à 3 G$ par le parti lui-même et absent de son cadre financier comme de son plan d'infrastructures. Les propos de M. Paquet datent de mercredi et la correction de CDPQ Infra a été publiée le 15 octobre à 20 h 33 HAE, après l'heure de rédaction de l'édition 1015 : c'est dit en clair ici, et l'édition 1015 n'est pas réécrite — même règle qu'aux éditions 1004, 1006 et 1007. Le 7,6 G$ annoncé par le gouvernement du Québec couvre d'ailleurs plus que le tramway : les travaux préparatoires et les aménagements relevant de partenaires, dont la Ville de Québec, y sont compris.
Fait de conduite — Radio-Canada, Olivier Lemieux, « Tramway : La Caisse corrige une affirmation « complètement infondée » du PCQ », publié le 15 octobre 2026 à 20 h 33 HAE ; date établie par le fil Politique du diffuseur, consulté le 16 octobre, où l'article figure sous « hier ». Les citations, les 400 M$ du kilomètre, les 19 kilomètres, les 7,6 G$ et le périmètre de l'enveloppe sont ceux publiés par la source ; la multiplication 400 × 19 est rapportée telle que la source l'attribue au député, elle n'est pas un calcul de QuébExpress. Les chiffres du troisième lien sont repris de l'édition 0929 (Radio-Canada, Félix Morrissette-Beaulieu, 29 septembre 2026), non revérifiés aujourd'hui. L'entrevue à CHOI FM, le segment de Radio X, le cadre financier du tramway, les propositions des consortiums et les documents de CDPQ Infra n'ont pas été lus à la source. Aucune prémisse du socle ne mesure le coût du tramway.Bons coups 1
Le lendemain de l'assermentation d'un gouvernement, la pratique veut qu'on lui souhaite bonne chance ou qu'on dénonce son programme. Québec Réunifié a fait autre chose : l'organisme a pris l'engagement péquiste de 2024 — 12 000 dossiers de réunification familiale par année pendant deux ans, délais ramenés sous 24 mois —, l'a reconnu sans réserve comme « un signal encourageant », puis l'a posé à côté des trois nombres qui permettront de le vérifier : les 33 mois d'attente mesurés par IRCC au 31 janvier 2026 pour un dossier québécois déposé de l'étranger, la norme de service de 12 mois que l'organisme réclame, et le plafond de 35 000 immigrants permanents par année dans lequel le regroupement familial est compté. Sa vice-présidente Marie-Gervaise Pilon a formulé la contradiction sous forme de question plutôt que d'accusation — « Comment le nouveau gouvernement entend-il résorber l'arriéré tout en respectant ce plafond? » — et a proposé une sortie précise : exclure temporairement le regroupement familial du calcul des seuils, dans le cadre d'une entente avec Ottawa. Le cas qui accompagne la démarche est daté lui aussi : Luc Harvey, de la région de Québec, tente de rapatrier une famille bloquée à Madagascar, pays frappé par un cyclone et un coup d'État, alors que les quotas québécois de parrainage de conjoints étrangers sont pleins.
Le verdict porte sur la formulation et sur le moment : une promesse rappelée le jour où le gouvernement qui l'a faite entre en fonction, avec les instruments de sa vérification plutôt qu'un mot d'ordre, et une solution de rechange nommée. Il ne porte pas sur le mérite de la proposition d'exclure le regroupement familial des seuils, que personne n'a chiffrée, ni sur la faisabilité d'une entente avec Ottawa, ni sur l'arbitrage entre réunification et plafond migratoire, qui est une question politique et non une mesure. Cet item est tagué « Société civile » et ne compte pour aucun parti : il ne modifie le cumul de personne.
Nature du coup — exécution argumentaire d'un organisme hors partis. Repère daté : Noovo Info, Jennifer Gravel, « Des familles séparées jusqu'à 3 ans : le PQ appelé à tenir sa promesse », 16 octobre 2026, 5 h 00. Les citations, les engagements de 2024, les délais d'IRCC et le plafond de 35 000 sont ceux publiés par la source ; le gouvernement péquiste n'avait pas répondu au moment de la publication. Les documents de l'organisme et son mémoire éventuel n'ont pas été lus à la source.Tendance de la semaine
Les trois instruments de la rubrique n'ont pas bougé pour un dixième jour. Les sièges restent ceux du 5 octobre : PQ 59, PLQ 40, PCQ 19, QS 9, CAQ 0 sur 127 (inst-scru-sieges-qc). Le décompte des voix lu aujourd'hui est identique, à la voix près, à celui du 13, du 14 et du 15 octobre — PQ 1 200 394 et 28,02 %, PLQ 1 037 999 et 24,23 %, PCQ 885 379 et 20,66 %, CAQ 572 037 et 13,35 %, QS 532 093 et 12,42 %, pour 4 347 703 votants sur 6 495 984 inscrits et 66,92 % de participation — alors que la page de compilation porte aujourd'hui un horodatage de modification du 16 octobre : la page a bougé, pas les nombres. Qc125 affiche sa mise à jour du 6 octobre pour un dixième jour, avec les mêmes sièges, des fourchettes réduites à une seule valeur (59-59, 40-40, 19-19, 9-9, 0-0), des parts projetées de 28, 24, 21, 13 et 12 % sous la mention « il ne s'agit pas d'un sondage », plus de 99 % de probabilité que le PQ obtienne le plus grand nombre de sièges et une majorité sous 1 %. Le dernier relevé de terrain s'arrête toujours au 4 octobre (Forum Research, n = 1 227, ±2,8) : douzième jour sans mesure neuve, et aucune maison n'a publié de sondage depuis. « Plateau » décrit donc un calendrier de sources et non un état de l'opinion — le seul mouvement encore possible cette semaine viendra d'un juge, pas d'un échantillon : le dépouillement judiciaire de Vachon s'ouvre lundi pour un écart de 10 voix, et celui de Champlain, perdu par 191 voix, attend d'ici mardi une décision du juge Éric Martel, retardée par un problème de dépôt de la preuve dans les délais prescrits.
Réserve du socle, invoquée parce que ce verdict se lit encore sur l'avance péquiste et sur les projections de sièges de Qc125 : le dernier sondage Léger publié avant chacun des trois derniers scrutins avait surestimé le PQ de 1,7 point en 2022, 2,9 en 2018 et 2,7 en 2014 (inst-scru-biaispq-qc, Route 127/ASGO). Les deux écarts mesurés sur le scrutin du 5 octobre et publiés dans l'édition 1008 pointent en sens contraires — 0,98 point de surestimation au dernier Léger, 2,02 points de sous-estimation chez Forum Research : la réserve tient sur le sens du biais, pas sur son ampleur, et elle n'est pas levée. Elle garde un sens supplémentaire aujourd'hui, et c'est le même qu'hier : ce que ces instruments mesuraient — une intention — n'existe plus, et ce qu'ils affichent est un résultat qu'aucune autorité électorale n'a encore publié, qui peut encore changer dans deux circonscriptions, et dont une troisième, Ungava, n'a même pas de député déclaré.
Verdict de semaine — plateau. Sièges et voix : Wikipédia, « Élections générales québécoises de 2026 », consultée le 16 octobre 2026, horodatage de dernière modification affiché par la page « 16 octobre 2026 à 23 h 48 », fuseau non précisé — valeurs identiques aux lectures des 13, 14 et 15 octobre. Qc125, mise à jour du 6 octobre 2026, consultée le 16 octobre. Sondages : Wikipédia, liste des sondages de 2026, consultée le 16 octobre 2026 — dernier jour de terrain le 4 octobre, aucun relevé postérieur. Écarts de Vachon et de Champlain : Radio-Canada, Naomie Duckett Zamor, 16 octobre 2026, 17 h 58 HAE, et éditions 1007 et 1013. inst-scru-sieges-qc 127 sièges et inst-scru-biaispq-qc, Route 127 (ASGO). Les écarts de 0,98 et de 2,02 points sont des soustractions de QuébExpress déjà publiées dans l'édition 1008, non recalculées ici.| Repère | Date | PQ | CAQ | PLQ | PCQ | QS |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Résultat — sièges sur 127 | 5 oct. | 59 | 0 | 40 | 19 | 9 |
| Résultat — % des voix, compilation lue le 16 octobre (inchangée depuis le 13) | 16 oct. | 28,02 | 13,35 | 24,23 | 20,66 | 12,42 |
| Résultat — voix, compilation lue le 16 octobre | 16 oct. | 1 200 394 | 572 037 | 1 037 999 | 885 379 | 532 093 |
| Qc125 — projection, sièges, inchangée depuis le 6 | 6 oct. | 59 | 0 | 40 | 19 | 9 |
| Qc125 — projection, parts de vote, « il ne s'agit pas d'un sondage » | 6 oct. | 28 | 13 | 24 | 21 | 12 |
| Forum Research — dernier terrain de la série, n = 1 227, ±2,8 (lecture du 16 oct., concorde) | 4 oct. | 26 | 13 | 25 | 21 | 13 |
| Research Co. — n = 708, ±3,9 (lecture du 16 oct., concorde) | 3 oct. | 31 | 13 | 25 | 20 | 10 |
| Pallas Data — n = 1 137, ±2,9 (valeurs du tableau Qc125 lu le 16 oct.) | 3 oct. | 29 | 15 | 24 | 20 | 11 |
| Mainstreet — n = 2 011, ±2,2 (valeurs du tableau Qc125 lu le 16 oct.) | 3 oct. | 27 | 20 | 23 | 19 | 9 |
| Liaison — relevé listé par Qc125, taille et marge non publiées sur la page lue | 3 oct. | 28 | 18 | 23 | 20 | 10 |
| Léger — dernier relevé de campagne, n = 1 000, ±3,10 (lecture du 16 oct., divergente du 15) | 3 oct. | 30 | 16 | 26 | 18 | 9 |
| Élections Québec — page officielle de résultats en direct, lue le 16 octobre | 16 oct. | — | — | — | — | — |
Trois lignes de sondage sont lues aujourd'hui autrement qu'hier sur la compilation Wikipédia — Pallas Data, Mainstreet et Léger —, et l'écart ressemble à un décalage d'une ligne : les valeurs rendues aujourd'hui pour Pallas sont celles de la ligne Mainstreet lue le 15 octobre, et celles de Mainstreet celles de la ligne Léger. Le tableau des derniers sondages de Qc125, lu le même jour sur une page indépendante, donne pour Pallas Data et Mainstreet exactement les valeurs du 15 octobre : ce sont elles qui figurent ci-dessus, avec leur provenance. La ligne Léger, que Qc125 ne publie pas, porte les valeurs lues aujourd'hui, et la divergence est signalée sans être arbitrée. Forum Research et Research Co. concordent d'un jour à l'autre. Aucun raisonnement de cette édition ne s'appuie sur ces cinq lignes, et aucune édition antérieure n'est réécrite. La dernière ligne n'est pas une absence de lecture : la page d'Élections Québec a été consultée le 16 octobre et elle affiche « Aucune donnée disponible actuellement », avec le même motif qu'hier. Les dates affichées sont les derniers jours de terrain publiés par les pages, pas des dates de publication vérifiées.
Chemin parcouru
- 27 aoûtJour 1 de campagne. Le scrutin est fixé au 5 octobre (inst-scru-datel-qc, Élections Québec).
- 5 oct.Jour du scrutin. PQ 59 sièges et 28,02 % des voix, PLQ 40 et 24,23 %, PCQ 19 et 20,66 %, QS 9 et 12,42 %, CAQ 0 et 13,35 %. Participation de 66,92 %. La CAQ, 79 sièges à la dissolution, n'élit personne.
- 6 oct. 17 h 38Christine Fréchette démissionne de la direction de la CAQ et quitte la vie politique.
- 7 oct. 12 h 34Première requête péquiste en dépouillement judiciaire, dans Vachon, où l'écart est de 10 voix.
- 9 oct. 17 h 02Calendrier d'entrée en fonction annoncé : assermentation du PQ le 15 octobre, Conseil des ministres le 21.
- 13 oct. 12 h 56Rencontre de passation Fréchette–St-Pierre Plamondon à l'édifice Honoré-Mercier. Deuxième requête péquiste en dépouillement, dans Champlain, perdue par 191 voix.
- 14 oct. 16 h 39Premier caucus des 9 élus de Québec solidaire : prolongation du moratoire sur les évictions demandée au gouvernement entrant.
- 15 oct. 12 h 44Les élus du PQ prêtent serment au peuple québécois au Salon rouge. Pauline Marois et Jean Royer formeront les 47 recrues du caucus.
- 15 oct. 20 h 33CDPQ Infra qualifie de « complètement infondée » l'affirmation du député conservateur Patrick Paquet sur le mode de calcul du budget du tramway de Québec.
- 16 oct. 10 h 16Cédric Lapointe, directeur des communications du PCQ et artisan de ses 19 sièges, quitte ses fonctions pour s'installer à Gatineau.
- 16 oct. 13 h 23Trois députés péquistes de l'Abitibi-Témiscamingue assermentés. Sonia Caron, élue dans Ungava, ne l'est pas encore : le recensement des voix s'achève ce jour-là et la Loi électorale impose quatre jours d'attente.
- 16 oct. 13 h 41Élections Québec publie l'avis : le parti redevient la « Coalition avenir Québec », sans le nom de sa cheffe démissionnaire.
- 16 oct. 15 h 28SCHL : 1 266 mises en chantier en septembre dans le Grand Montréal, 51 % de moins qu'en septembre 2025.
- 16 oct. 17 h 58Audience sur le recomptage de Champlain au palais de justice de Trois-Rivières. Décision du juge Éric Martel attendue d'ici mardi.
- 17 oct.Le comité exécutif de la CAQ se réunit pour désigner un chef par intérim ; l'identité est annoncée lundi.
- 19 oct.Assermentation des députés libéraux. Début du dépouillement judiciaire dans Vachon.
- 20 et 22 oct.Assermentation des élus de Québec solidaire, puis des 19 conservateurs.
- 21 oct.Présentation du Conseil des ministres péquiste.
- 17 nov.Reprise des travaux de l'Assemblée nationale.
Perspectives
Les deux termes sont publiés, et par la même organisation. Le comité exécutif du parti se réunit samedi 17 octobre pour désigner l'intérimaire, et l'identité doit être dévoilée lundi — un calendrier annoncé par la directrice générale Brigitte Legault dès le 8 octobre et répété aujourd'hui par le diffuseur, avec les mêmes deux jours d'écart entre le choix et l'annonce. Le 21 octobre tombe après ces deux dates : soustraction faite ici. Cotée forte parce que rien n'y est anticipé quant à la personne : Mathieu Lévesque est présenté comme le favori et s'est dit « flatté » mercredi que son nom circule, mais c'est une appréciation du diffuseur et non une annonce du parti, et la course à la direction proprement dite, que l'intérimaire devra organiser, n'a ni échéancier ni règles publiées. Le parti n'a plus un seul député sur 127 (inst-scru-sieges-qc) depuis le 5 octobre et plus de chef depuis le 6.
Trois circonscriptions sont en suspens et toutes trois ont une date. Champlain : l'audience a eu lieu vendredi avant-midi à Trois-Rivières, le juge Éric Martel doit se prononcer d'ici mardi après-midi, et si la demande est accordée, Élections Québec disposera d'un jour franc pour transporter les boîtes de scrutin avant un dépouillement les jeudi et vendredi suivants ; le PCQ s'y oppose par son avocat Me Jean-François Bertrand, « nous nous sommes objectés même au dépôt de la requête », et un problème de dépôt de la preuve dans les délais prescrits a déjà retardé la décision. Vachon : le dépouillement judiciaire commence lundi, pour un écart de 10 voix. Ungava : Sonia Caron n'est pas encore assermentée, le recensement des voix s'achevant vendredi et la Loi électorale imposant quatre jours d'attente avant la déclaration d'élection. Cotée moyenne et non forte parce que les trois situations ne se valent pas : Ungava est une formalité de calendrier, Vachon un recomptage de droit à 10 voix, Champlain une contestation à 191 voix sur 44 001 bulletins — plus de quatre fois le millième des votes exprimés — que le parti demandeur disait lui-même le 13 octobre ne pas être sous l'illusion de gagner. Un gain péquiste dans Vachon porterait le PQ à 60 sièges, encore quatre sous le seuil de 64 (inst-scru-major-qc) : la cote porte sur un changement de composition, pas de majorité.
Douze jours se sont écoulés depuis le dernier jour de terrain de la série, le 4 octobre (Forum Research, n = 1 227, ±2,8), et aucune maison n'a publié de relevé depuis — ni Léger, ni Pallas Data, ni Mainstreet, ni Research Co., ni Liaison. Qc125 n'a pas rafraîchi sa projection depuis le 6 octobre, soit dix jours, et ses fourchettes sont réduites à une seule valeur, ce qui est la signature d'un modèle qui a cessé de modéliser. Cotée faible parce que rien dans le calendrier public n'appelle une mesure : il n'y a pas de scrutin à anticiper, le gouvernement n'est pas encore formé, l'Assemblée ne siège pas avant le 17 novembre, et les deux objets qui pourraient bouger d'ici là — Vachon et Champlain — relèvent d'un juge et non d'un échantillon. La réserve du socle inst-scru-biaispq-qc garde sa portée pour le jour où un sondeur reviendra : le biais mesuré le 5 octobre pointe dans les deux sens selon la maison, et l'édition 1008 en a publié les deux valeurs.
Sources du jour
- Radio-Canada — Olivier Lemieux, « Tramway : La Caisse corrige une affirmation « complètement infondée » du PCQ », 15 octobre 2026, 20 h 33 HAE — les 400 M$ du kilomètre fois 19 attribués au député Patrick Paquet, les 7,6 G$, les citations de Claudie Côté-Chabot (CDPQ Infra) et de Bruno Marchand, le renvoi d'Aéroports de Montréal, les deux consortiums dans l'enveloppe
- Radio-Canada — Jérôme Labbé, « La CAQ, sans surprise, abandonne le nom de Christine Fréchette », 16 octobre 2026, publié à 13 h 41 HAE — avis d'Élections Québec publié vendredi matin, autorisation la veille, 79 sièges à la dissolution, 13,35 % et zéro siège, démission au lendemain du vote après un peu moins de six mois, précédent de 2012, comité exécutif samedi, Mathieu Lévesque favori, annonce lundi, gouvernements minoritaires de 18 à 24 mois
- Radio-Canada — Jérôme Labbé, « Éric Duhaime perd son directeur des communications », 16 octobre 2026, publié à 10 h 16 HAE — départ de Cédric Lapointe, confirmation sur X, installation à Gatineau, arrivée au parti en 2022 et promotion en décembre 2025, chef de cabinet Sébastien Lépine, Maïté Blanchette Vézina leader parlementaire, Youri Chassin, assermentation des 19 conservateurs jeudi prochain, siège de Champlain contesté
- Radio-Canada — Naomie Duckett Zamor, « Recomptage dans Champlain : une décision d'ici mardi », 16 octobre 2026, publié à 17 h 58 HAE — audience de vendredi avant-midi à Trois-Rivières, problème de dépôt de la preuve dans les délais, décision du juge Éric Martel d'ici mardi après-midi, jour franc pour le transport des boîtes, dépouillement jeudi et vendredi le cas échéant, opposition du PCQ par Me Jean-François Bertrand, entrée en fonction d'Adriana Szalontai
- Radio-Canada — Emily Blais et Gabriel Poirier, « Les députés de l'Abitibi-Témiscamingue sont assermentés », 16 octobre 2026, publié à 7 h 37 HAE, mis à jour à 13 h 23 HAE — Stéphane Tremblay, Sébastien D'Astous et Diane Dallaire assermentés, Ungava non déclarée, recensement achevé vendredi, délai de quatre jours de la Loi électorale selon Julie St-Arnaud Drolet, Conseil des ministres mercredi prochain, plus de 300 personnes en situation d'itinérance dans la région selon le MSSS (données d'avril), Nuit des sans-abri
- Noovo Info — Jennifer Gravel, « Des familles séparées jusqu'à 3 ans : le PQ appelé à tenir sa promesse », 16 octobre 2026, 5 h 00 — engagements du document péquiste de 2024 (12 000 dossiers par année, délais sous 24 mois), citations de Marie-Gervaise Pilon (Québec Réunifié), délais d'IRCC au 31 janvier 2026 (33 et 25 mois au Québec, 12 et 14 mois ailleurs), plafond de 35 000 immigrants permanents, 96 100 et 10 500 résidents permanents en 2025, seuil de 15 700 demandes jusqu'au 30 juin 2028, 2 203 demandes reçues et 484 recevables
- Journal Métro — Olivier Robichaud, « Les mises en chantier reculent de moitié en septembre dans le Grand Montréal », 16 octobre 2026, 15 h 28 — 1 266 unités contre 2 610, −51 %, +6 % de janvier à août puis −2 % avec septembre, Québec +3 % sur l'année et −15 % en septembre, 21 712 unités en attente contre 20 686, Quartier Molson (383 logements), 42 logements hors marché dans Ahuntsic-Cartierville, citations d'Aled ab Iorwerth (SCHL)
- Radio-Canada — fil Politique, consulté le 16 octobre 2026 : quatre articles de politique québécoise publiés le jour même (10 h 16, 13 h 23, 13 h 41, 17 h 58) sur une vingtaine d'articles au fil, le reste étant fédéral, albertain ou municipal — c'est ce fil qui établit la date des articles dont la page ne l'affiche pas
- Radio-Canada — Élections Québec 2026, nouvelles en continu, consultée le 16 octobre 2026 : aucune entrée du 16 octobre ; la plus récente est celle du 15 à 19 h 42 HAE, la précédente du 13 octobre à 15 h 51
- Noovo Info — fil Politique, consulté le 16 octobre 2026 : dix articles du jour, tous fédéraux, albertains ou internationaux à l'exception du texte sur la réunification familiale, classé en société
- Le Soleil — section Politique, consultée le 16 octobre 2026 : un seul article du jour, sur le référendum albertain (15 h 55), aucun de politique québécoise
- Journal Métro — fil Actualités, consulté le 16 octobre 2026 : quatre articles du jour, dont un seul chiffre la politique provinciale par ses effets (mises en chantier)
- Qc125 — Projection électorale du Québec, mise à jour du 6 octobre 2026, consultée le 16 octobre — sièges 59/40/19/9/0 avec fourchettes réduites à une valeur, majorité à 64, parts projetées 28/24/21/13/12, plus de 99 % de probabilité que le PQ obtienne le plus grand nombre de sièges, majorité sous 1 %, tableau des derniers sondages daté du 3 octobre (Research Co., Liaison, Pallas Data, Mainstreet)
- Wikipédia — « Élections générales québécoises de 2026 », consultée le 16 octobre 2026, horodatage de dernière modification affiché « 16 octobre 2026 à 23 h 48 », fuseau non précisé : voix, parts, sièges, 4 347 703 votants sur 6 495 984 inscrits, participation de 66,92 % — valeurs identiques aux lectures des 13, 14 et 15 octobre
- Wikipédia — « Liste de sondages sur les élections générales québécoises de 2026 », consultée le 16 octobre 2026 : Forum Research (terrain arrêté au 4 octobre, n = 1 227, ±2,8), puis Research Co., Pallas Data, Mainstreet et Léger (3 octobre) ; aucun relevé postérieur au 4 octobre, et trois lignes divergent de la lecture du 15
- Élections Québec — Résultats des élections générales provinciales en direct, consultée le 16 octobre 2026 : « Aucune donnée disponible actuellement » et « Les données définitives seront diffusées après le ou les dépouillements judiciaires en cours » ; compteurs de bulletins, d'inscrits, de participation et de bureaux de vote vides
- Journal Métro — Agent IA Journal Métro, « FRAPRU réclame des gestes immédiats pour le logement social », 8 octobre 2026, 11 h 44, relevé au fil Actualités le 16 octobre — repère de contexte sur le dossier du logement
- Route 127 (ASGO) — page de méthodologie, source de inst-scru-biaispq-qc : calibration sur les scrutins de 2014, 2018 et 2022
- Le Devoir — dossier Élections Québec 2026, consulté le 16 octobre 2026 — HTTP 403, non lu ; aucun chiffre n'en est tiré
Outils et méthode de recherche
Le grand titre est accroché au faux pas du jour, et il nomme le chef. La règle veut que le titre coiffe le mauvais coup de la journée en nommant le chef visé. Le faux pas est conservateur et le fait est celui d'un député, Patrick Paquet, non du chef : le titre nomme donc « le PCQ d'Éric Duhaime » plutôt que M. Paquet seul, parce que les sources rattachent elles-mêmes l'affirmation à une série partisane — la semaine précédente, le chef avançait que des autos et des autobus pourraient emprunter le tunnel du tramway, et le maire de Québec l'avait accusé de diffuser des faussetés. Il n'a pas fallu se rabattre sur l'écart le plus net, contrairement à l'édition 1015.
Un fait de la veille au soir compté aujourd'hui. La correction de CDPQ Infra a été publiée le 15 octobre à 20 h 33 HAE, soit après l'heure de rédaction de l'édition 1015, et les propos du député datent du mercredi 14. Le fait entre donc au score du 16 octobre, comme l'exigeait la même situation aux éditions 1004, 1006 et 1007 : c'est dit en clair, et l'édition 1015 n'est pas réécrite (LTM 3).
Un seul mouvement au score, et aucun bon coup partisan. Le faux pas vaut −1 au PCQ, qui passe de −6 à −7. Le bon coup du jour est tagué « Société civile » — Québec Réunifié — et ne compte pour personne. Aucun mouvement n'est attribué au PQ, au PLQ, à QS ni à la CAQ : aucune source consultée ne leur impute de geste de conduite contestable ou remarquable le 16 octobre, le PLQ et QS n'ayant tenu aucune activité publique rapportée, la CAQ se bornant à un changement de nom administratif à la veille de la réunion de son conseil exécutif, et la journée péquiste consistant en assermentations régionales. Un parti sans occasion n'est ni pénalisé ni crédité (guide-score.htm).
Deux candidats au faux pas examinés et écartés. Le retour de la CAQ à son nom d'origine, onze jours après le vote, est un geste administratif conforme au départ de sa cheffe et autorisé par Élections Québec : le juger serait juger une décision de marque, non une conduite — le fait est rapporté en Tendances. Le départ du directeur des communications du PCQ est un choix personnel, motivé publiquement par des raisons familiales et salué par le chef : un départ assumé n'est pas un manquement, et il est rapporté en Tendances lui aussi.
Correction au bandeau. Le cadre du jour, posé automatiquement, portait « J--11 avant le scrutin », jeton hérité du calendrier de campagne. Le scrutin a eu lieu le 5 octobre (inst-scru-datel-qc) : la mention a été remplacée par « onze jours après le scrutin », comme aux éditions 1006 à 1015. Les deux mentions imposées, « Vendredi 16 octobre 2026 » et « jour 51 de campagne » (jour 1 = 27 août 2026), sont inchangées.
Des dates d'article établies par le fil, pas par la page. Les cinq articles de Radio-Canada retenus affichent leur heure sans leur date. Leur appartenance au 16 octobre — et, pour celui sur le tramway, au 15 — est établie par le fil Politique du diffuseur, consulté le même jour, où ils figurent sous « il y a n heures » ou « hier ». Inférence de lecture dite plutôt que masquée, la même qu'aux éditions 1011 à 1015. Aucune source tierce ne corrobore ces dates aujourd'hui : Noovo Info et Le Soleil n'ont traité aucun des faits québécois du jour.
Trois lignes de sondage divergentes, et une page qui bouge sans que ses nombres bougent. Pallas Data, Mainstreet et Léger sont lus aujourd'hui autrement qu'hier sur la compilation des sondages, et l'écart ressemble à un décalage d'une ligne ; le tableau indépendant de Qc125 donne pour Pallas Data et Mainstreet les valeurs du 15 octobre, et ce sont celles qui figurent au tableau, avec leur provenance. La ligne Léger porte la lecture du jour, signalée comme divergente. Par ailleurs, la page de compilation des résultats affiche aujourd'hui un horodatage de modification du 16 octobre à 23 h 48 — fuseau non précisé, heure postérieure à la rédaction — alors que les voix, les parts, les sièges, le nombre de votants et le taux de participation sont identiques à la voix près aux lectures des 13, 14 et 15 octobre. Les deux écarts sont signalés, non arbitrés, et aucun raisonnement de cette édition ne s'appuie sur eux.
Calculs de QuébExpress. Sont des opérations faites ici et nommées comme telles : les onze jours écoulés depuis le scrutin du 5 octobre et les cinquante jours depuis le 27 août ; les six journées consécutives de consultation de la page d'Élections Québec ; les 15 % que représentent 19 sièges sur 127 ; les cinq sièges qui manquent au PQ pour atteindre le seuil de 64 et les quatre qui manqueraient encore avec un gain dans Vachon ; le millième des 44 001 bulletins de Champlain, soit environ 44 voix, et le rapport de plus de quatre fois avec les 191 voix d'écart, repris de l'édition 1013 ; la lecture « un tiers du retard » et le rapport « au double de la norme de service » tirés des 33, 24 et 12 mois ; le constat que le 21 octobre tombe après le 17 et le 19 ; les douze jours sans relevé de terrain et les dix jours sans mise à jour de Qc125. La multiplication de 400 M$ par 19 n'est pas un calcul de QuébExpress : elle est attribuée au député par la source.
Non lu à la source. L'entrevue de Patrick Paquet à CHOI FM, le segment de Radio X avec le maire de Québec, le cadre financier du tramway, les propositions des deux consortiums et les documents de CDPQ Infra ; l'avis d'Élections Québec sur le nom du parti, les statuts de la CAQ, le calendrier de sa course à la direction et son site web ; les publications de MM. Lapointe et Duhaime sur X et la page du Journal de Québec ; la Loi électorale et son délai de quatre jours, les deux requêtes en dépouillement judiciaire, les relevés de dépouillement et le Rapport des résultats officiels du scrutin, qui n'existe pas encore ; le document Pour un modèle viable en immigration, les tableaux d'IRCC, le Plan des niveaux d'immigration et les décrets québécois de seuils ; le fichier de données mensuelles de la SCHL et son Rapport sur l'offre de logements ; la liste officielle des élus et le nombre exact de députés assermentés à ce jour, qu'aucune source ne publie. Inaccessible : Le Devoir a renvoyé 403. La Presse, L'actualité et Les Affaires n'ont donné aucune couverture québécoise accessible du jour et ne sont pas comptées dans les fils consultés. Rien de ce qu'elles auraient pu dire n'est supposé. Deux recherches web sur les faits du jour n'ont rien rendu : l'indexation reste en retard de plusieurs jours, et ce sont les pages lues directement qui font foi.
Axe comm du socle non mobilisé : aucun texte québécois du jour ne porte sur un chiffre commercial ni sur les mesures tarifaires américaines, et le seul article de la journée qui touche la diversification des échanges est fédéral et n'est relié au scrutin québécois par aucune source. Aucune prémisse de l'axe comm n'est donc invoquée. Prémisses invoquées : inst-scru-sieges-qc, inst-scru-major-qc, inst-scru-datel-qc, inst-scru-biaispq-qc ; demo-popu-total-qc est nommée pour dire qu'elle n'est pas mobilisée. Aucune prémisse au statut a-verif n'est utilisée.
