Rien n'a bougé : quatrième journée immobile de la série, après le 12 septembre, le jour du scrutin et le 10 octobre. Aucun des cinq partis n'a tenu d'annonce, de point de presse ou d'activité publique rapportée par une source accessible ce samedi. Les deux faits du jour viennent de la société civile et des deux rubriques qui ne comptent pour personne : la manifestation contre la pauvreté à Québec et l'appel des fédérations de la petite enfance. Un parti sans occasion n'est ni pénalisé ni crédité.
La question du jour
11,6 % des prêts bancaires canadiens vont aux PME, contre 44 % dans l'OCDE : qui ouvre le robinet, Québec ou Ottawa ?
L'essentiel du jour
Premier samedi sans aucun parti. Les cinq formations sont absentes de l'espace public et ce sont deux rapports et une manifestation qui occupent la journée. Les rapports disent la même chose en chiffres : les PME, qui font 99,7 % des entreprises, obtiennent 11,6 % de la valeur des prêts bancaires contre 44 % en moyenne dans l'OCDE, paient 6,2 % d'intérêt contre une médiane de 4,4 %, et produisent 73 cents pour chaque dollar généré en une heure aux États-Unis. La manifestation dit l'autre moitié : 520 logements sociaux ou abordables construits à Québec selon le bilan du 1er octobre, et une aide sociale qui, de l'aveu même des organismes, n'a « pas été mentionnée ou presque » durant la campagne. Le gouvernement péquiste entre en fonction le 21 octobre avec les deux factures sur la table.
Tendances 3
Des organismes et des citoyens ont manifesté samedi dans les rues de Québec pour demander au gouvernement de Paul St-Pierre Plamondon de faire de la lutte à la pauvreté une priorité. Ils étaient environ 50. Leur reproche est d'abord un constat de couverture : d'autres enjeux ont dominé la campagne, et l'aide sociale, dit l'organisateur Laurent Lévesque, militant à l'Association pour la défense des droits sociaux, « n'a pas été mentionnée ou presque durant la campagne » — « C'est quand même inacceptable dans une société riche de laisser plusieurs compatriotes gagner aussi peu d'argent. » Le Collectif pour un Québec sans pauvreté, par son porte-parole Serge Petitclerc, demande de taxer davantage les contribuables les plus riches : « Il faut arrêter d'être obsédé par la colonne de dépenses, il faut aussi regarder la colonne des revenus. » Le Bureau d'animation et d'information logement (BAIL) demande pour sa part plus de logements sociaux et un contrôle des loyers — une mesure que, selon le diffuseur, seul Québec solidaire a proposée pendant la campagne. Son organisateur communautaire Félix Marois résume : « Il faut qu'on cesse de traiter le logement comme une marchandise. » Le BAIL souhaite que 20 % des parcs locatifs deviennent du logement social ; le bilan du 1er octobre pour le territoire de Québec fait état de 520 logements sociaux ou abordables construits.
Repère daté — Radio-Canada, Jérémie Camirand, « Le PQ doit faire de la lutte à la pauvreté une priorité, disent des organismes », publié à 16 h 11 HAE ; date du 17 octobre 2026 établie par le fil Politique du diffuseur, consulté le même jour, la page de l'article n'affichant pas la sienne. Les 50 personnes, les 20 %, les 520 logements et le bilan du 1er octobre sont ceux publiés par la source ; aucun n'est recalculé. inst-scru-datel-qc 5 octobre 2026, socle premisse.json. Les plateformes des partis, le bilan municipal du 1er octobre et les barèmes d'aide sociale n'ont pas été lus à la source. Aucune prémisse du socle ne mesure la pauvreté ni le logement social.Olivier Primeau a remis un rapport d'une vingtaine de pages sur la tournée des PME qu'il a menée pendant la campagne électorale à la demande de la CAQ : près de 5 000 kilomètres, les dirigeants et les employés d'environ 70 PME rencontrés, et six recommandations — mieux adapter l'immigration aux régions, réduire la bureaucratie, simplifier l'aide financière, favoriser l'achat local, faciliter le repreneuriat, accélérer l'automatisation et l'intelligence artificielle. Le chiffre qui porte le document est administratif : les entrepreneurs consacrent en moyenne plus de 30 heures par mois à la paperasse. « On a du talent exceptionnel au Québec, mais ça nous prend de l'aide pour les PME », dit-il ; « Ça prend un peu d'air pour les entrepreneurs. » Le commanditaire, lui, n'existe plus comme force parlementaire : la CAQ a obtenu 13,35 % des voix le 5 octobre et aucun des 127 sièges (inst-scru-sieges-qc), et sa cheffe d'alors, Christine Fréchette, a démissionné le lendemain. Le destinataire effectif est donc le gouvernement entrant, qui prévoit abaisser le taux d'imposition des sociétés de 11,5 % à 9,5 % et réduire de 2,5 % la masse salariale de la fonction publique pour économiser 6,3 G$ sur 5 ans.
Repère daté — Radio-Canada, Gérald Fillion, analyse « De Clément Gignac à Olivier Primeau, un appel à l'aide pour les PME », publiée à 4 h 00 HAE, avec Gabrielle Cimon, Juliette de Lamberterie et Yanick Lepage ; date du 17 octobre 2026 établie par le fil Politique du diffuseur, consulté le même jour. Les 5 000 km, les 70 PME, les six recommandations, les 30 heures, les citations, les taux d'imposition et les 6,3 G$ sur 5 ans sont ceux publiés par la source. Les 13,35 % et la démission du 6 octobre sont repris des éditions 1008 et 1016, non revérifiés aujourd'hui. inst-scru-sieges-qc 127 sièges, socle premisse.json. Le rapport Primeau lui-même et le cadre financier péquiste n'ont pas été lus à la source.L'Alberta vote lundi sur dix questions, dont la dixième demande si la province doit rester dans le Canada ou amorcer la démarche menant à un référendum ultérieur et contraignant ; le vote par anticipation s'est tenu du mardi au samedi. Des séparatistes albertains — Cory Morgan, membre fondateur de l'Alberta Independence Party en 2001, Jeffrey Rath et Keith Wilson — ont salué l'élection du 5 octobre et présenté Paul St-Pierre Plamondon comme un allié ; Rath soutient que l'indépendance albertaine bénéficie pour la première fois de l'appui d'un gouvernement québécois élu. Quatre figures souverainistes québécoises répondent froidement. Marie-Anne Alepin, présidente de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, y voit un levier de négociation avec Ottawa plutôt qu'une volonté d'indépendance : « Ils veulent jouer un rôle plus important au sein du Canada, tandis que nous voulons en sortir. » L'ancien chef péquiste Jean-François Lisée juge la partie perdue d'avance — « C'est surtout une perte de temps, car la défaite est certaine. » Louise Harel, ministre sous Jacques Parizeau en 1995, partage l'avis. Le professeur de droit Daniel Turp note l'absence de mobilisation comparable : « Il n'y a pas eu de "love-in" encore en Alberta, comme il y a eu au Québec. » Les chiffres de la comparaison sont dans le texte : l'appui à la sortie de l'Alberta était inférieur à 25 % au 11 octobre selon 338Canada, alors qu'en 1995 plus de 90 % des électeurs québécois inscrits avaient voté et que les fédéralistes l'avaient emporté avec 50,58 % — près de 60 % de non en 1980. Aucune des quatre personnes interrogées ne craint qu'un non albertain nuise au projet référendaire du PQ.
Repère daté — La Presse canadienne, reprise par Radio-Canada, « Des souverainistes québécois prennent leurs distances avec les séparatistes de l'Alberta », publiée à 12 h 09 HAE, et par Le Soleil, « Des souverainistes québécois prennent leurs distances face au référendum en Alberta », 17 octobre 2026, 10 h 22 ; date du 17 octobre établie par le fil Politique de Radio-Canada, consulté le même jour. Les citations, les dates de 1980, 1995 et 2001, le 50,58 %, le plus de 90 % de participation, le près de 60 % et le moins de 25 % attribué à 338Canada au 11 octobre sont ceux publiés par la source ; aucun n'est recalculé. La question référendaire albertaine, le site d'Elections Alberta et la page de 338Canada n'ont pas été lus à la source. Aucune prémisse du socle ne porte sur l'Alberta.Écarts 2
L'affirmation du jour est double et elle vient de deux étages de gouvernement. À Québec, le rapport Primeau décrit des PME étranglées par la paperasse et le manque de main-d'œuvre régionale. À Ottawa, un comité sénatorial dirigé par les sénateurs Clément Gignac et Toni Varone dépose le 14 octobre, au terme d'un peu plus d'un an d'étude — une quinzaine de réunions, 35 témoins —, un rapport qui conclut : « Le temps presse. » Les deux textes disent que les PME, qui représentent 99,7 % des entreprises et l'essentiel de l'emploi privé au pays, doivent à la fois trouver de nouveaux marchés et gagner en productivité.
L'écart : il est entièrement chiffré, et il va dans un seul sens. Sur le crédit, en 2021, 11,6 % de la valeur des prêts bancaires allaient aux PME, contre 44 % en moyenne dans les pays de l'OCDE — un rapport de près de quatre fois, division de QuébExpress — et le taux d'intérêt moyen qui leur est imposé est de 6,2 % contre une médiane de 4,4 % dans l'OCDE. Sur la productivité, le Canada génère 73 cents pour chaque dollar produit par heure travaillée aux États-Unis. Sur l'investissement, les entreprises canadiennes investissaient 14 % du PIB en 2014 et 11 % en 2024. Sur la relève, près de 75 % des propriétaires de PME prévoient prendre leur retraite dans la prochaine décennie. Le socle borne la lecture : avant de parler d'économie québécoise, il faut vérifier l'axe commercial, et il ne dément pas ici — 69,8 % des exportations québécoises de marchandises sont allées aux États-Unis en 2025 (comm-expo-peus-qc), le taux tarifaire effectif moyen appliqué aux marchandises canadiennes est d'environ 6 % (comm-tari-effect-ca) et plus de 80 % des exportations restent exemptes de droits sous l'ACEUM (comm-tari-franc-ca). « Trouver de nouveaux marchés » n'est donc pas une figure de style : c'est l'autre nom de ces 69,8 %. L'écart de productivité, lui, a son équivalent dans le socle — 54 300 USD de PIB par habitant au Québec (econ-prod-pibhab-qc) contre 90 502 USD aux États-Unis (econ-prod-pibhab-usa). L'écart ne porte pas sur le mérite des recommandations, ni sur le coût des mesures proposées, qu'aucune des deux sources ne chiffre, ni sur la part des 11,6 % qui relève de Québec plutôt que d'Ottawa, que personne ne départage.
Repère daté — Radio-Canada, Gérald Fillion, « De Clément Gignac à Olivier Primeau, un appel à l'aide pour les PME », 17 octobre 2026, 4 h 00 HAE. Tous les pourcentages, le 73 cents, les 35 témoins, le dépôt du 14 octobre et la citation « Le temps presse » sont ceux publiés par la source ; le rapport « de près de quatre fois » entre 11,6 % et 44 % est une division de QuébExpress. comm-expo-peus-qc 69,8 % (ISQ, 2025) · comm-tari-effect-ca 6 % (RBC Économique, 22 août 2026) · comm-tari-franc-ca plus de 80 % (même source) · econ-prod-pibhab-qc 54 300 USD (Finances Québec, avril 2025) · econ-prod-pibhab-usa 90 502 USD (countryeconomy/FMI, 2025), socle premisse.json. Le rapport sénatorial, le rapport Primeau et les données de l'OCDE n'ont pas été lus à la source. La phrase du diffuseur sur la croissance « pratiquement nulle » et la hausse du chômage n'est pas reprise comme chiffre : la source n'en publie aucun, et la dernière valeur vérifiée du socle reste trav-empl-chomag-qc 5,6 % en juillet 2026.L'affirmation du jour est une demande de révision. Des organisations représentant les centres de la petite enfance et les garderies — la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ), le Regroupement pour la Trisomie 21 et la Table de concertation pour l'inclusion en services de garde des enfants ayant besoin de soutien particulier de la région de Montréal — demandent au gouvernement péquiste de revoir la réforme de l'attribution des allocations pour les enfants à besoins particuliers. Les règles budgétaires ont été présentées par le ministère de la Famille cet été, donc sous le gouvernement précédent. Les organisations craignent que la refonte de l'allocation AIEBP réduise la capacité d'accueil des CPE et que les critères de l'allocation AEI rendent l'accompagnement plus difficile à obtenir. La présidente de la FIPEQ-CSQ Anne-Marie Bellerose reconnaît « qu'il y a des éléments qui sont quand même intéressants » — le financement passe désormais par les milieux plutôt que par les parents, qui devaient auparavant fournir un rapport médical — et conclut qu'« il n'est pas trop tard pour le gouvernement de corriger le tir et de revoir le financement ».
L'écart : il est budgétaire et il est daté des deux côtés. Les organisations affirment que des CPE accueillant actuellement plus de 10 ou 15 enfants à besoins particuliers pourraient recevoir moins de financement sur les quatre ans du mandat — une demande de dépenses supplémentaires, donc, sans montant publié par aucune des sources du jour. En face, et rapportée le même jour par un autre diffuseur, la trajectoire financière du parti qui entre en fonction va dans l'autre sens : réduction de 2,5 % de la masse salariale de la fonction publique pour économiser 6,3 G$ sur 5 ans, et baisse du taux d'imposition des sociétés de 11,5 % à 9,5 %. L'écart ne porte pas sur le mérite de la réforme AIEBP, ni sur celui des compressions, ni sur le nombre d'enfants ou de CPE touchés, qu'aucune source ne chiffre : il porte sur le fait que la première demande adressée au gouvernement entrant en matière de services de garde est une demande d'argent, formulée la semaine même où sa cible d'économies est rappelée. Le Parti québécois n'avait pas répondu à La Presse canadienne au moment de la publication.
Repères datés — Noovo Info et La Presse canadienne, Coralie Laplante, « Enfants à besoins particuliers: appels à revoir les allocations aux garderies », 17 octobre 2026, 14 h 38. Radio-Canada, Gérald Fillion, 17 octobre 2026, 4 h 00 HAE, pour les 2,5 %, les 6,3 G$ sur 5 ans et les taux d'imposition. Les 10 ou 15 enfants, les quatre ans de mandat et les citations sont ceux publiés par la première source ; aucun des deux chiffres n'est recalculé, et le rapprochement entre les deux est une lecture de QuébExpress, non une affirmation d'une source. Les règles budgétaires du ministère de la Famille, les paramètres des allocations AIEBP et AEI et le cadre financier péquiste n'ont pas été lus à la source. Aucune prémisse du socle ne mesure les services de garde ; fisc-dett-ratio-qc 38,8 % au 31 mars 2026 n'est pas mobilisé, aucun des deux chiffres ne s'y rapportant.Faux pas 1
Il n'y a pas de faux pas aujourd'hui, et c'est une constatation, pas une indulgence. Aucun des cinq partis n'a tenu d'annonce, de point de presse ou d'activité publique rapportée par une source accessible ce samedi 17 octobre. Le fil Politique de Radio-Canada comptait dix articles du jour, dont un seul de politique québécoise — la manifestation contre la pauvreté — et une analyse économique ; le fil de Noovo Info affichait treize articles du jour, dont un seul de politique publique québécoise, celui sur les allocations en services de garde ; la section Politique du Soleil n'en affichait qu'un, la dépêche sur le référendum albertain ; le fil Actualités du Journal Métro n'affichait aucun article du 17 octobre, le plus récent datant du 16 à 15 h 28. Le fil en continu du dossier électoral de Radio-Canada n'avait pas bougé depuis le 15 octobre à 19 h 42. Le Devoir a renvoyé 403 ; La Presse, L'actualité et Les Affaires n'ont donné aucune couverture québécoise accessible.
Deux candidats ont été examinés et écartés. L'absence de réponse du Parti québécois à La Presse canadienne sur les allocations en services de garde, d'abord : une demande reçue et non retournée le jour même, par un parti qui n'est pas encore au gouvernement — le Conseil des ministres n'est présenté que le 21 octobre —, n'est pas une conduite fautive, et la rubrique Écarts porte déjà la tension budgétaire. La réforme des allocations AIEBP elle-même, ensuite : elle a été présentée cet été par le ministère de la Famille, soit sous le gouvernement précédent, et aucune source du jour n'en fait un fait du 17 octobre — la juger aujourd'hui serait antidater un verdict. La désignation d'un chef par intérim à la CAQ, que les sources du 16 octobre annonçaient pour ce samedi avec dévoilement lundi, n'a fait l'objet d'aucune publication accessible aujourd'hui : elle n'est donc ni rapportée comme faite, ni reprochée comme manquée.
Mention explicite d'absence. Quatre fils consultés le 17 octobre 2026 : fil Politique de Radio-Canada, fil d'accueil de Noovo Info, section Politique du Soleil, fil Actualités du Journal Métro ; plus le fil en continu du dossier « Élections Québec 2026 » de Radio-Canada, dernière entrée du 15 octobre à 19 h 42 HAE. Aucune prémisse du socle n'est invoquée : il n'y a pas de fait à mesurer. Le calendrier du 21 octobre est repris de l'édition 1009 (Radio-Canada, 9 octobre 2026, 17 h 02 HAE) et l'annonce attendue de la CAQ de l'édition 1016, non revérifiés aujourd'hui faute de source du jour. Un chef ou un parti sans occasion n'est pas pénalisé (guide-score.htm).Bons coups 1
Un samedi, douze jours après un scrutin, dans une ville dont tous les partis sont partis : c'est le moment le plus facile pour n'être entendu de personne. Le Collectif pour un Québec sans pauvreté, l'Association pour la défense des droits sociaux et le Bureau d'animation et d'information logement ont tout de même fait descendre une cinquantaine de personnes dans les rues de Québec, et ils l'ont fait en nommant trois choses vérifiables plutôt qu'un mot d'ordre : le constat que l'aide sociale « n'a pas été mentionnée ou presque » durant la campagne, les 520 logements sociaux ou abordables construits sur le territoire de Québec au bilan du 1er octobre, et une cible chiffrée — 20 % des parcs locatifs en logement social. Serge Petitclerc a formulé la demande fiscale sans l'habiller : « Il faut arrêter d'être obsédé par la colonne de dépenses, il faut aussi regarder la colonne des revenus. » Félix Marois a formulé la demande de logement de même : « Il faut qu'on cesse de traiter le logement comme une marchandise. »
Le verdict porte sur le moment et sur la forme — une revendication posée avec une date de bilan, un nombre construit et une cible en pourcentage, à l'heure où l'agenda politique est vide et où le gouvernement visé n'a pas encore prêté serment en Conseil des ministres. Il ne porte pas sur le mérite d'une hausse d'impôt des plus riches, ni sur la faisabilité du 20 %, que personne n'a chiffrée, ni sur le contrôle des loyers, qui est une position de parti et non une mesure. Il ne porte pas davantage sur l'exactitude du bilan des 520 logements, publié par une source secondaire et non vérifié à la source municipale. Cet item est tagué « Société civile » et ne compte pour aucun parti : il ne modifie le cumul de personne.
Nature du coup — exécution argumentaire d'organismes hors partis. Repère daté : Radio-Canada, Jérémie Camirand, « Le PQ doit faire de la lutte à la pauvreté une priorité, disent des organismes », 17 octobre 2026, 16 h 11 HAE. Les citations, le nombre de manifestants, les 520 logements, la date du bilan et les 20 % sont ceux publiés par la source. La mention voulant que seul Québec solidaire ait proposé un contrôle des loyers pendant la campagne est celle du diffuseur, non une vérification de QuébExpress. Les documents des trois organismes et le bilan municipal n'ont pas été lus à la source.Tendance de la semaine
Les sièges restent ceux du 5 octobre : PQ 59, PLQ 40, PCQ 19, QS 9, CAQ 0 sur 127 (inst-scru-sieges-qc). Le décompte des voix lu aujourd'hui est identique, à la voix près, à celui des 13, 14, 15 et 16 octobre — PQ 1 200 394 et 28,02 %, PLQ 1 037 999 et 24,23 %, PCQ 885 379 et 20,66 %, CAQ 572 037 et 13,35 %, QS 532 093 et 12,42 %, pour 4 347 703 votants sur 6 495 984 inscrits et 66,92 % de participation — bien que la page de compilation porte un horodatage de modification du 17 octobre à 9 h 52 : la page a bougé, pas les nombres, pour la deuxième journée consécutive. Qc125 affiche sa mise à jour du 6 octobre pour un onzième jour, mêmes sièges, fourchettes toujours réduites à une seule valeur (59-59, 40-40, 19-19, 9-9, 0-0), et des parts projetées de 28 % (27-29), 24 % (23-25), 21 % (20-22), 13 % (12-14) et 12 % (11-13). Le dernier relevé de terrain s'arrête toujours au 4 octobre (Forum Research, n = 1 227, ±2,8) : treizième jour sans mesure neuve, aucune maison n'ayant publié depuis. « Plateau » décrit donc un calendrier de sources et non un état de l'opinion. Une correction de méthode doit être dite : la page officielle de résultats en direct d'Élections Québec, lue chaque jour depuis le 11 octobre, n'a pas pu l'être aujourd'hui — deux adresses ont renvoyé une erreur 404 et aucune lecture n'a été faite. Rien n'est donc affirmé de son contenu aujourd'hui, et le libellé des jours précédents n'est pas reconduit comme s'il avait été revu.
Réserve du socle, invoquée parce que ce verdict se lit encore sur l'avance péquiste et sur les projections de sièges de Qc125 : le dernier sondage Léger publié avant chacun des trois derniers scrutins avait surestimé le PQ de 1,7 point en 2022, 2,9 en 2018 et 2,7 en 2014 (inst-scru-biaispq-qc, Route 127/ASGO). Les deux écarts mesurés sur le scrutin du 5 octobre et publiés dans l'édition 1008 pointent en sens contraires — 0,98 point de surestimation au dernier Léger, 2,02 points de sous-estimation chez Forum Research : la réserve tient sur le sens du biais, pas sur son ampleur, et elle n'est pas levée. Elle garde aujourd'hui le sens qu'elle a depuis le 8 octobre : ce que ces instruments mesuraient — une intention — n'existe plus, et ce qu'ils affichent est un résultat qu'aucune autorité électorale n'a encore publié et qui peut encore changer dans deux circonscriptions. La lecture du tableau des sondages faite aujourd'hui donne d'ailleurs pour Léger (3 octobre, n = 1 000, ±3,10) des valeurs différentes de celle du 16 octobre : 29-25-20-14-11 aujourd'hui contre 30-26-18-16-9 hier. La divergence est signalée, non arbitrée : les deux lectures portent sur la même page encyclopédique, aucune n'est vérifiée chez le sondeur, et c'est la lecture du jour qui figure au tableau ci-dessous.
Verdict de semaine — plateau. Sièges et voix : Wikipédia, « Élections générales québécoises de 2026 », consultée le 17 octobre 2026, horodatage de dernière modification affiché par la page « 17 octobre 2026 à 09:52 », fuseau non précisé — valeurs identiques aux lectures des 13, 14, 15 et 16 octobre ; la page avertit elle-même que ses informations peuvent évoluer. Qc125, mise à jour du 6 octobre 2026, consultée le 17 octobre. Sondages : Wikipédia, liste des sondages sur les élections générales québécoises de 2026, consultée le 17 octobre 2026 — dernier jour de terrain le 4 octobre, aucun relevé postérieur. Élections Québec, page officielle de résultats en direct : deux adresses essayées le 17 octobre, toutes deux en erreur 404, page non lue — aucun contenu ne lui est attribué aujourd'hui. inst-scru-sieges-qc 127 sièges et inst-scru-biaispq-qc, Route 127 (ASGO), socle premisse.json. Les écarts de 0,98 et de 2,02 points sont des soustractions de QuébExpress déjà publiées dans l'édition 1008, non recalculées ici. Les dépouillements judiciaires de Vachon et de Champlain sont repris des éditions 1013 et 1016 : aucune source du jour n'en publie l'état.| Repère | Date | PQ | CAQ | PLQ | PCQ | QS |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Résultat — sièges sur 127 | 5 oct. | 59 | 0 | 40 | 19 | 9 |
| Résultat — % des voix, compilation lue le 17 octobre (inchangée depuis le 13) | 17 oct. | 28,02 | 13,35 | 24,23 | 20,66 | 12,42 |
| Résultat — voix, compilation lue le 17 octobre | 17 oct. | 1 200 394 | 572 037 | 1 037 999 | 885 379 | 532 093 |
| Qc125 — projection, sièges, inchangée depuis le 6 | 6 oct. | 59 | 0 | 40 | 19 | 9 |
| Qc125 — projection, parts de vote, « il ne s'agit pas d'un sondage » | 6 oct. | 28 | 13 | 24 | 21 | 12 |
| Forum Research — dernier terrain de la série, n = 1 227, ±2,8 (lecture du 17 oct., concorde) | 4 oct. | 26 | 13 | 25 | 21 | 13 |
| Research Co. — n = 708, ±3,9 (lecture du 17 oct., concorde) | 3 oct. | 31 | 13 | 25 | 20 | 10 |
| Pallas Data — n = 1 137, ±2,9 (lecture du 17 oct.) | 3 oct. | 29 | 15 | 24 | 20 | 11 |
| Mainstreet — n = 2 011, ±2,2 (lecture du 17 oct.) | 3 oct. | 27 | 20 | 23 | 19 | 9 |
| Léger — dernier relevé de campagne, n = 1 000, ±3,10 (lecture du 17 oct., divergente du 16) | 3 oct. | 29 | 14 | 25 | 20 | 11 |
| Élections Québec — page officielle de résultats en direct, non lue le 17 octobre (404) | 17 oct. | — | — | — | — | — |
Chemin parcouru
- 5 oct.Scrutin général. Le Parti québécois obtient 59 sièges sur 127, le PLQ 40, le PCQ 19, Québec solidaire 9, la CAQ aucun avec 13,35 % des voix ; participation de 66,92 %.
- 6 oct.Christine Fréchette démissionne de la direction de la CAQ au lendemain du vote, après avoir aussi perdu son siège de Trois-Rivières. Dernière mise à jour des projections de Qc125.
- 9 oct.Le Parti québécois annonce que son Conseil des ministres sera présenté le 21 octobre.
- 13 oct.Christine Fréchette reçoit Paul St-Pierre Plamondon pendant un peu moins de 50 minutes à l'édifice Honoré-Mercier : « transition coordonnée, adéquate ». Le PQ dépose une deuxième requête en dépouillement judiciaire, dans Champlain, perdue par 191 voix.
- 14 oct.Dernier Conseil des ministres caquiste ; quatre sortants se placent pour la direction du parti. Québec solidaire, devenu troisième groupe d'opposition avec 9 élus, demande la prolongation du moratoire sur les évictions. À Ottawa, le comité sénatorial Gignac-Varone dépose son rapport sur les PME : « Le temps presse. »
- 15 oct.Les 59 députés péquistes sont assermentés au Salon rouge ; Pauline Marois et Jean Royer formeront les 47 recrues. Dernière entrée du fil en continu du dossier électoral de Radio-Canada.
- 16 oct.Élections Québec publie l'avis par lequel la CAQ reprend son nom d'origine. CDPQ Infra qualifie de « complètement infondée » l'affirmation du conservateur Patrick Paquet sur le budget du tramway. Le PCQ perd son directeur des communications Cédric Lapointe.
- 17 oct.Samedi sans politique partisane. Manifestation d'une cinquantaine de personnes contre la pauvreté à Québec ; appel des fédérations de la petite enfance à revoir les allocations ; deux rapports sur les PME ; quatre figures souverainistes prennent leurs distances avec le référendum albertain du 19.
Perspectives
Deux demandes d'argent lui ont été adressées en vingt-quatre heures — les allocations pour enfants à besoins particuliers en services de garde, la lutte à la pauvreté et le logement social — et une troisième l'attendait depuis le 14 octobre, la prolongation du moratoire sur les évictions. En face, les deux seuls chiffres budgétaires que les sources du jour attribuent au parti vont dans l'autre sens : 2,5 % de masse salariale en moins pour 6,3 G$ d'économies sur 5 ans et un taux d'imposition des sociétés ramené de 11,5 % à 9,5 %. Le socle donne la marge : fisc-dett-nette-qc 250,3 G$ de dette nette au 31 mars 2026 et fisc-dett-ratio-qc 38,8 % du PIB. Forte, parce que les deux termes sont publics, chiffrés et datés, et que le Conseil des ministres est présenté le 21 octobre : l'arbitrage n'a pas à être deviné, il a une date.
Les deux rapports du jour parlent de productivité et de marchés, pas de tarifs, mais le socle impose la vérification et elle les borne : 69,8 % des exportations québécoises de marchandises partent aux États-Unis (comm-expo-peus-qc), le taux tarifaire effectif moyen est d'environ 6 % (comm-tari-effect-ca), plus de 80 % des exportations restent en franchise sous l'ACEUM (comm-tari-franc-ca), et les exportations québécoises vers les États-Unis reculaient de 11,2 % sur les cinq premiers mois de 2026 (comm-expo-vareus-qc). « Trouver de nouveaux marchés », recommandation commune aux deux rapports, est une réponse à ces quatre nombres. Moyenne, parce que la bascule dépend d'une politique commerciale américaine qu'aucune prémisse du socle ne prévoit, et que le gouvernement entrant n'a encore énoncé aucune position commerciale datée depuis le scrutin.
Les quatre figures souverainistes interrogées aujourd'hui disent le contraire, et elles le disent avec un chiffre : l'appui à la sortie de l'Alberta était inférieur à 25 % au 11 octobre selon 338Canada, loin des 50,58 % fédéralistes de 1995 et d'une participation québécoise qui dépassait alors 90 %. Jean-François Lisée prévoit que la défaite du oui albertain pèsera très peu dans le débat québécois ; Daniel Turp note l'absence de mobilisation comparable. Faible, donc, et la cote tient aussi à ce que personne ne mesure : aucune source du jour ne publie de sondage québécois sur l'option souverainiste depuis le scrutin, et aucune prémisse du socle ne porte sur l'appui à l'indépendance.
Sources du jour
- Radio-Canada, Jérémie Camirand, 17 octobre 2026, 16 h 11 HAE — « Le PQ doit faire de la lutte à la pauvreté une priorité, disent des organismes »
- Radio-Canada, Gérald Fillion, avec Gabrielle Cimon, Juliette de Lamberterie et Yanick Lepage, 17 octobre 2026, 4 h 00 HAE — « De Clément Gignac à Olivier Primeau, un appel à l'aide pour les PME »
- Radio-Canada et La Presse canadienne, 17 octobre 2026, 12 h 09 HAE — « Des souverainistes québécois prennent leurs distances avec les séparatistes de l'Alberta »
- Noovo Info et La Presse canadienne, Coralie Laplante, 17 octobre 2026, 14 h 38 — « Enfants à besoins particuliers: appels à revoir les allocations aux garderies »
- Le Soleil et La Presse canadienne, 17 octobre 2026, 10 h 22 — « Des souverainistes québécois prennent leurs distances face au référendum en Alberta »
- Radio-Canada, fil Politique, consulté le 17 octobre 2026 — dix articles datés du jour, dont un seul de politique québécoise ; sert à dater les textes du diffuseur, dont les pages n'affichent pas leur date
- Radio-Canada, dossier « Élections Québec 2026 », fil en continu, consulté le 17 octobre 2026 — aucune entrée postérieure au 15 octobre à 19 h 42 HAE
- Noovo Info, fil d'accueil, consulté le 17 octobre 2026 — treize articles datés du jour, dont un seul de politique publique québécoise
- Le Soleil, section Politique, consultée le 17 octobre 2026 — un seul article daté du 17 octobre
- Journal Métro, fil Actualités, consulté le 17 octobre 2026 — aucun article daté du 17 ; le plus récent du 16 à 15 h 28
- Qc125, mise à jour du 6 octobre 2026, consultée le 17 octobre 2026 — projection de sièges et de parts de vote, onzième jour sans révision
- Wikipédia, consultée le 17 octobre 2026, dernière modification affichée « 17 octobre 2026 à 09:52 » — « Élections générales québécoises de 2026 » : voix, pourcentages, sièges et participation
- Wikipédia, consultée le 17 octobre 2026 — liste des sondages : dernier terrain le 4 octobre, aucun relevé postérieur
- Socle de prémisses QuébExpress, version 03 — premisse.json :
comm-expo-peus-qc,comm-tari-effect-ca,comm-tari-franc-ca,comm-expo-vareus-qc,econ-prod-pibhab-qc,econ-prod-pibhab-usa,trav-empl-chomag-qc,fisc-dett-nette-qc,fisc-dett-ratio-qc,inst-scru-sieges-qc,inst-scru-datel-qc,inst-scru-biaispq-qc
Outils et méthode de recherche
Le grand titre. Il n'y a pas de faux pas établi aujourd'hui : aucun des cinq partis n'a tenu d'activité publique rapportée par une source accessible. La règle de repli s'applique — le titre est accroché à l'écart le plus net plutôt qu'à un verdict fabriqué, et l'écart retenu est celui du crédit aux PME, 11,6 % des prêts bancaires contre 44 % dans l'OCDE. C'est la quatrième journée sans mouvement au score depuis le 27 août, après le 12 septembre, le 5 octobre et le 10 octobre.
Ce qui n'a pas répondu. Le Devoir a renvoyé une erreur 403 ; La Presse, L'actualité et Les Affaires n'ont donné aucune couverture québécoise accessible du jour. La page officielle de résultats en direct d'Élections Québec, lue quotidiennement depuis le 11 octobre, n'a pas pu l'être : deux adresses essayées, deux erreurs 404. Aucune affirmation n'est tirée de ces quatre absences, et le libellé lu les jours précédents sur la page d'Élections Québec n'est pas reconduit.
Ce qui n'a pas été trouvé. Les sources du 16 octobre annonçaient que le comité exécutif de la CAQ se réunirait ce samedi pour désigner un chef par intérim, dévoilé lundi. Aucune publication accessible du 17 octobre n'en rend compte, y compris une recherche web ciblée : le fait n'est donc ni rapporté comme accompli, ni reproché comme manqué. Aucun sondage d'opinion n'a été publié depuis le 4 octobre, treizième jour sans mesure de terrain, et aucune source du jour ne publie l'état des dépouillements judiciaires de Vachon et de Champlain.
Ce qui n'a pas été lu à la source. Le rapport Primeau, le rapport du comité sénatorial Gignac-Varone, les données de l'OCDE sur le crédit aux PME, les règles budgétaires du ministère de la Famille et les paramètres des allocations AIEBP et AEI, le cadre financier péquiste, le bilan municipal des 520 logements, la question référendaire albertaine et la page de 338Canada. Les chiffres qui en proviennent sont rapportés tels que les sources du jour les publient ; les seuls calculs de QuébExpress sont signalés comme tels, et il n'y en a qu'un : le rapport de près de quatre fois entre 11,6 % et 44 %.
