Dimanche 18 octobre 2026 jour 53 de campagne treize jours après le scrutin 127 sièges · majorité à 64

Un seul mouvement, et il va à la formation qui occupe le dernier rang : CAQ +1. Douze jours après avoir perdu ses 79 sièges et n'en avoir gagné aucun sur 127, le parti se donne un chef par intérim — Mathieu Lévesque, nommé samedi soir par le Conseil exécutif national, annoncé dimanche, au salaire de 200 000 $ payé par le parti. Aucun faux pas tagué à un parti : les deux autres faits du jour sont une annonce d'organisation libérale et une correction administrative de Santé Québec, traitées en Tendances et en Écarts.

PartiAujourd'huiCumul
QS 0 +11
PQ 0 +3
PLQ 0 +1
PCQ 0 −7
CAQ +1 −14

La question du jour

127 députés assermentés d'ici jeudi, deux recomptages en cours et aucun résultat officiel publié : qui certifie la 44e législature ?

L'essentiel du jour

Un dimanche d'organisation, pas de contenu. La CAQ se donne un chef par intérim — Mathieu Lévesque, ancien député de Chapleau, nommé samedi soir par le Conseil exécutif national, 200 000 $ par année payés par le parti — pour une formation passée de 79 députés avant la dissolution à 0 sur 127. Le PLQ, de 18 à 40 sièges, nomme ses quatre officiers d'opposition. Et la machine des serments tourne sans son socle : les 127 élus doivent prêter serment d'ici jeudi, les ministres mercredi devant une lieutenante-gouverneure dont le nouveau premier ministre veut abolir la fonction, alors qu'aucun résultat officiel n'est publié et que deux dépouillements judiciaires — Vachon, 10 voix ; Champlain, 191 — peuvent encore déplacer le calendrier.

Tendances 3

CAQLe parti qui n'a plus un seul siège se donne un chef, et c'est celui des quatre qui avait dit d'attendre

Mathieu Lévesque, ancien député de Chapleau, dans l'Outaouais, a été nommé samedi soir chef par intérim de la Coalition avenir Québec par le Conseil exécutif national du parti ; l'annonce a été faite dimanche. Avocat né à Gatineau, membre du Barreau du Québec depuis 2013, membre fondateur du parti et engagé depuis 2012, ancien président de la Commission Relève — CAQ, auteur d'un livre sur son parcours (La Couleur CAQ, 2022), il a prêté serment comme ministre responsable de la Jeunesse et ministre délégué des Régions le 21 avril 2026 — une fonction exercée d'avril à octobre. Il détenait Chapleau depuis 2018 et y a terminé troisième le 5 octobre avec 16,52 % des voix, derrière le libéral Michel Langevin (37,46 %) et la péquiste Meixia Maltais. Son salaire de chef par intérim est de 200 000 $ par année, payé par le parti et non par l'État, selon la CAQ. « Je crois profondément que nous représentons la véritable troisième voie », dit-il. La présidente du parti, Sarah Beaumier : « C'est un acteur important de notre parti, il connaît l'ADN de ce dernier. » Christine Fréchette, qui a démissionné au lendemain du vote : « Mathieu est la bonne personne pour reprendre les rênes du parti. » François Legault a salué un homme « brillant » sur X ; Paul St-Pierre Plamondon lui souhaite « un excellent mandat » et offre sa collaboration ; Charles Milliard et Ruba Ghazal l'ont félicité ; Éric Duhaime espère qu'on ne fera pas subir aux caquistes l'affront que les conservateurs ont subi à l'Assemblée nationale. Les règles de la course à la direction ne sont pas connues : des sources du diffuseur public indiquent qu'il faudra du temps pour les établir, et aucune date n'est publiée. Le parti comptait 79 députés avant la dissolution de la 43e législature ; il n'en a fait élire aucun sur 127 (inst-scru-sieges-qc).

Repères datés — Radio-Canada, avec Sébastien Bovet, Martin Comtois et Félix Pilon, « Mathieu Lévesque est le nouveau chef par intérim de la CAQ », publié à 8 h 00 HAE, mis à jour à 15 h 18 HAE ; date du 18 octobre 2026 établie par le fil Politique du diffuseur, consulté le même jour, la page de l'article n'affichant pas la sienne. Noovo Info, Audrey Sanikopoulos avec Helen Moka et La Presse canadienne, « Mathieu Lévesque a été nommé chef par intérim de la Coalition avenir Québec », 18 octobre 2026, 9 h 06, mis à jour à 12 h 21. Le salaire de 200 000 $ et la mise en garde sur les règles de la course viennent de la première source, la seconde ne les publiant pas ; le 16,52 %, le 37,46 %, les 79 députés et les dates de 2012, 2013, 2018, 2022 et du 21 avril 2026 viennent de la seconde. Aucun chiffre n'est recalculé. inst-scru-sieges-qc 127 sièges, socle premisse.json. Les statuts de la CAQ, le procès-verbal du Conseil exécutif national, la publication de M. Legault sur X et les résultats de Chapleau n'ont pas été lus à la source.
PLQQuarante députés, quatre officiers, la veille de son propre serment

Charles Milliard a dévoilé dimanche les officiers du Parti libéral du Québec à l'Assemblée nationale, où la formation conserve le statut d'opposition officielle après être passée de 18 à 40 députés. André Fortin, député de Pontiac, devient leader parlementaire ; il était chef parlementaire du parti depuis l'arrivée de M. Milliard à sa tête en février. Madwa-Nika Cadet, députée de Bourassa-Sauvé, est whip en chef. Filomena Rotiroti présidera le caucus et Julie White sera leader adjointe. L'annonce précède d'un jour l'assermentation des élus libéraux, prévue lundi après-midi. Un fait de circonscription reste pendant dans le même mouvement : dans Vachon, où un dépouillement judiciaire est en cours, la libérale Affine Lwalalika l'emporte par dix voix sur le péquiste Stephan Fogaing.

Repères datés — Radio-Canada et La Presse canadienne, « Le chef libéral dévoile ses officiers de l'opposition à l'Assemblée nationale », 18 octobre 2026, 15 h 08 HAE, dernière entrée du fil en continu du dossier électoral à l'heure d'écrire ; reprise par Noovo Info, 18 octobre 2026, 13 h 46. Les quatre nominations, le passage de 18 à 40 députés, le mois de février et les dix voix de Vachon sont ceux publiés par la source ; aucune citation directe n'y figure et aucune n'est prêtée à personne. Aucune prémisse du socle ne porte sur l'organisation des caucus.
Hors partisSanté Québec refait ses appels d'offres d'aide à domicile — après des mises à pied dans trois coopératives et 200 usagers privés de services

Santé Québec a entièrement révisé le processus d'appel d'offres des services d'aide à domicile. Les appels d'offres avaient été suspendus discrètement en février ; ils doivent reprendre en octobre, et le critère du plus bas soumissionnaire passe au second plan. L'organisation reconnaît elle-même la cause : « les critères n'étaient pas harmonisés d'une région à l'autre », ce qui rendait l'évaluation de la qualité inégale et favorisait la soumission la moins chère ; un modèle harmonisé a été élaboré à la mi-septembre. Deuxième correction, confirmée au début d'octobre : la bonification salariale — un peu plus de 6,00 $ de l'heure — ne sera plus prise en compte à l'adjudication et sera versée par le ministère, les soumissions devant jusque-là inclure un salaire total que les CISSS et les CIUSSS ne payaient pas, ce qui avantageait les entreprises privées aux salaires voisins du minimum. Le coût de l'ancien mode est chiffré dans trois coopératives : la Coopérative Dimavie, dans Lanaudière, a mis à pied environ 75 employés et environ 200 usagers ont dû renoncer aux services, certains après plus de 10 ans ; la Coopérative de la MRC L'Assomption a procédé à environ 55 licenciements sur 130 employés après plus de 25 ans de service ; la Coopérative de soutien à domicile de Laval a perdu 8 employés sur 25. Des entreprises privées se sont installées dans trois régions — Lanaudière, Laval et la Montérégie-Est — et l'une d'elles, qui a remporté deux appels d'offres, est en litige : elle serait la résurrection d'une agence inscrite sur la liste noire de l'Autorité des marchés publics. Benoît Caron, du Réseau des entreprises d'économie sociale en aide à domicile — créées en 1996 —, se dit réceptif mais attend de voir les prochains appels d'offres ; Véronique Dinelle, de la coopérative de L'Assomption, ne veut plus soumissionner dans un appel d'offres public du CISSS.

Repère daté — Noovo Info et La Presse canadienne, Pierre Saint-Arnaud, « Santé Québec corrige le tir en matière d'aide à domicile après des erreurs coûteuses », 18 octobre 2026, 15 h 11. Tous les nombres — 6,00 $ de l'heure, 75, 200, 10 ans, 55 sur 130, 25 ans, 8 sur 25, trois régions, 1996 — et les deux citations sont ceux publiés par la source ; aucun n'est recalculé et aucun total n'est construit. La directive ministérielle 2018-012, la politique « Mieux chez soi » de janvier (64 pages), les lettres ouvertes de mars et de juillet et les documents d'appel d'offres n'ont pas été lus à la source. Aucune prémisse du socle ne mesure l'aide à domicile. Santé Québec est en fonction depuis décembre 2024 : l'organisation relève du gouvernement sortant jusqu'à la présentation du Conseil des ministres, mercredi.

Écarts 2

Hors partis127 serments d'ici jeudi, zéro résultat officiel : la législature se constitue avant d'être certifiée

L'affirmation du jour est un calendrier, et il est serré. Les 127 députés de la 44e législature doivent prêter serment d'ici jeudi prochain, les ministres non comptés. Le Directeur général des élections a transmis les noms en trois envois : 120 élus mercredi dernier, 4 jeudi — Duplessis, Gaspé, Îles-de-la-Madeleine, Laviolette–Saint-Maurice — et 1 vendredi, Sonia Caron dans Ungava. Les péquistes ont prêté serment jeudi ; les 40 libéraux le feront lundi, les 9 élus de Québec solidaire mardi, les 19 conservateurs jeudi. Les ministres prêteront serment mercredi devant la lieutenante-gouverneure Manon Jeannotte.

L'écart : la chambre se remplit avant que le scrutin qui l'a produite ne soit officiellement arrêté. Aucun résultat officiel n'est publié — la page de résultats consultée aujourd'hui chez le Directeur général des élections n'en porte aucun — et deux demandes de dépouillement judiciaire déposées par le Parti québécois, dans Vachon et dans Champlain, « pourraient modifier ce calendrier », une décision étant attendue en début de semaine. Les deux écarts en jeu ne sont pas du même ordre : 10 voix dans Vachon, où la libérale Affine Lwalalika devance le péquiste Stephan Fogaing, et 191 voix dans Champlain, où la conservatrice Adriana Szalontai l'emporte sur René Branchaud. Le décompte officieux, lui, n'a pas bougé d'une voix depuis le 13 octobre : PQ 1 200 394, PLQ 1 037 999, PCQ 885 379, CAQ 572 037, QS 532 093, pour 4 347 703 votants sur 6 495 984 inscrits et 66,92 % de participation. L'écart ne porte pas sur la légalité du calendrier, que la loi fixe et qu'aucune source ne contredit, ni sur l'issue des deux recomptages, que personne ne prédit, ni sur la date à laquelle Élections Québec publiera ses chiffres définitifs, qu'aucune source du jour n'avance.

Repères datés — Le Soleil et La Presse canadienne, Patrice Bergeron, « Serment des élus de l'Assemblée nationale : mode d'emploi », 18 octobre 2026, 10 h 42, pour les 127 serments, les trois envois du DGEQ, le calendrier et les deux recomptages. Radio-Canada et La Presse canadienne, 18 octobre 2026, 15 h 08 HAE, pour les dix voix de Vachon. Les 191 voix de Champlain sont reprises de l'édition 1013 (Radio-Canada, 13 octobre 2026, 11 h 06 HAE), non revérifiées aujourd'hui. Voix, pourcentages et participation : Wikipédia, « Élections générales québécoises de 2026 », consultée le 18 octobre 2026, dernière modification affichée « 18 octobre 2026 à 13:26 » — valeurs identiques aux lectures des 13 au 17 octobre. inst-scru-sieges-qc 127 sièges · inst-scru-datel-qc 5 octobre 2026, socle premisse.json. La Loi électorale, le Registre des serments et les requêtes déposées en Cour du Québec n'ont pas été lus à la source ; une seule adresse de résultats a été essayée chez Élections Québec et elle ne publie pas de résultats du scrutin général.
PQLes ministres péquistes prêteront serment devant la fonction que leur chef veut abolir

L'affirmation du jour tient en une ligne de procédure : les ministres du gouvernement entrant prêteront serment mercredi devant la lieutenante-gouverneure Manon Jeannotte. Le même texte rappelle que le premier ministre Paul St-Pierre Plamondon veut abolir ou réinventer cette fonction, et conclut que la manière dont le serment se fera mercredi reste « à suivre ».

L'écart : il est juridique et il est doublement daté. Le serment au peuple du Québec a été ajouté en 1982 et commence par « Je, (nom du député), déclare sous serment que je serai loyal envers le peuple du Québec » ; depuis 1867, la Constitution canadienne impose aussi un serment d'allégeance au souverain. À l'ouverture de la législature précédente, trois députés péquistes avaient refusé de prêter serment au roi et s'étaient vu interdire de siéger. En décembre, le gouvernement caquiste a fait adopter à l'unanimité une loi faisant du serment à l'Assemblée nationale le seul serment obligatoire pour siéger ; selon la source, cette loi modifie la Constitution canadienne, et un avocat constitutionnaliste la contestait devant la Cour supérieure. L'écart ne porte donc pas sur l'obligation de prêter serment devant la lieutenante-gouverneure, que la source ne tranche pas, ni sur la validité de la loi de décembre, pendante devant les tribunaux, ni sur ce que le chef péquiste entend faire de la fonction, dont aucune source du jour ne publie le moindre échéancier : il porte sur le fait qu'un gouvernement qui veut faire disparaître une charge doit d'abord passer devant elle. La source elle-même désigne tour à tour Christine Fréchette comme « première ministre » au moment de la formation de son conseil, en avril, et Paul St-Pierre Plamondon comme « nouveau premier ministre » — l'incohérence est signalée, non arbitrée.

Repère daté — Le Soleil et La Presse canadienne, Patrice Bergeron, « Serment des élus de l'Assemblée nationale : mode d'emploi », 18 octobre 2026, 10 h 42. Les dates de 1867, 1982 et de décembre, les trois députés interdits de siéger, la formule du serment et la contestation en Cour supérieure sont ceux publiés par la source. La Loi constitutionnelle de 1867, la loi de décembre, le dossier de la Cour supérieure et le programme du Parti québécois n'ont pas été lus à la source. Aucune prémisse du socle ne porte sur le serment ni sur la fonction de lieutenant-gouverneur ; inst-scru-sieges-qc 127 sièges est le seul repère institutionnel mobilisé.

Faux pas 1

Hors partisAucun faux pas établi : trois des cinq partis n'ont pas paru, et les deux qui ont parlé n'ont annoncé que des nomsJugement

Il n'y a pas de faux pas aujourd'hui, et c'est une constatation. Les deux seules formations en activité publique, la CAQ et le PLQ, ont annoncé des nominations — un chef par intérim, quatre officiers d'opposition — sans défendre de chiffre, sans contredire une source et sans revenir sur une position. Le PQ, QS et le PCQ n'ont tenu aucune activité publique rapportée par une source accessible : le PQ prépare le Conseil des ministres de mercredi, QS et le PCQ ne sont assermentés que mardi et jeudi. Le vide se mesure sur cinq fils consultés le jour même : le fil Politique de Radio-Canada ne portait que deux articles de politique québécoise provinciale datés du 18 octobre, plus une brève régionale sur un moratoire de construction à Baie-Saint-Paul ; le fil en continu du dossier électoral du même diffuseur n'avait pour dernière entrée que l'annonce libérale de 15 h 08 HAE ; le fil d'accueil de Noovo Info affichait dix articles du jour, dont deux de politique québécoise, tous deux les mêmes ; la section Politique du Soleil n'en affichait qu'un, le mode d'emploi des serments ; et le fil Actualités du Journal Métro n'affichait aucun article du 18 octobre, le plus récent datant du 16 à 15 h 28.

Deux candidats ont été examinés et écartés. Le processus d'appel d'offres de l'aide à domicile, d'abord : les manquements que la source documente — critères non harmonisés d'une région à l'autre, bonification salariale exigée des soumissionnaires mais non payée par le réseau, suspension discrète des appels d'offres en février — relèvent de l'appareil du gouvernement sortant, mais le fait du 18 octobre est la correction, non l'erreur, et aucune source du jour ne constitue l'erreur en fait du jour. La juger aujourd'hui serait antidater un verdict, comme l'édition 1017 l'avait refusé pour la réforme des allocations en services de garde ; le dossier est rapporté en Tendances avec tous ses nombres. Le salaire de 200 000 $ versé au chef par intérim d'un parti sans un seul siège, ensuite : il est payé par le parti et non par l'État, aucune source ne le compare à un barème, et un parti a le droit de rémunérer sa direction — ce serait un jugement sur un montant, pas sur une conduite.

Mention explicite d'absence. Cinq fils consultés le 18 octobre 2026 : fil Politique de Radio-Canada, fil en continu du dossier « Élections Québec 2026 » du même diffuseur, fil d'accueil de Noovo Info, section Politique du Soleil, fil Actualités du Journal Métro. Le Devoir a renvoyé 403 ; La Presse, L'actualité et Les Affaires n'ont donné aucune couverture québécoise accessible. Le calendrier des assermentations et du Conseil des ministres vient du Soleil et de La Presse canadienne, 18 octobre 2026, 10 h 42. Aucune prémisse du socle n'est invoquée : il n'y a pas de fait à mesurer. Un parti sans occasion n'est ni pénalisé ni crédité (guide-score.htm).

Bons coups 1

CAQTreize jours après zéro siège, une succession réglée avant la date annoncée — et par celui qui avait demandé d'attendreJugement

Une formation qui passe de 79 députés à aucun sur 127 et qui perd sa cheffe au lendemain du vote a toutes les raisons de laisser la question de la direction ouverte. La CAQ a fait l'inverse, et vite : le Conseil exécutif national a nommé Mathieu Lévesque samedi soir, l'annonce est tombée dimanche, là où les sources du 16 octobre annonçaient un dévoilement lundi. Le choix a une cohérence que les sources permettent de vérifier : des quatre ex-ministres qui s'étaient placés publiquement le 14 octobre — Simon Jolin-Barrette, Ian Lafrenière, Mathieu Lévesque et Guillaume Rousseau —, celui qui est retenu est le seul qui avait répondu qu'« il faut respecter le processus en cours ». Le reste de l'exécution tient aux détails : un membre fondateur engagé depuis 2012, un salaire de 200 000 $ assumé par le parti et non par l'État, une formule brève et unique — « la véritable troisième voie » —, et la reconnaissance que les règles de la course restent à écrire plutôt qu'une date lancée pour occuper l'espace.

Le verdict porte sur l'exécution et sur le moment : une décision rendue avant l'échéance que le parti s'était lui-même donnée, par l'instance compétente, avec une personne nommée, un mandat borné et une facture identifiée. Il ne porte pas sur la valeur de M. Lévesque comme chef, que rien ne mesure, ni sur l'avenir de la CAQ, que personne ne projette depuis le 6 octobre, ni sur le montant du salaire, ni sur l'absence de calendrier de course, qui est un fait rapporté et non un engagement. Il ne porte pas davantage sur le bilan du gouvernement sortant, dont l'appareil continue d'agir jusqu'à mercredi — voir la correction de Santé Québec en rubrique Tendances. Deuxième bon coup caquiste en six jours, après celui du 13 octobre sur la transition : la série est signalée, aucun verdict antérieur n'est réécrit, et le cumul du parti reste le plus bas des cinq.

Nature du coup — exécution organisationnelle sous contrainte. Repères datés : Radio-Canada, « Mathieu Lévesque est le nouveau chef par intérim de la CAQ », 18 octobre 2026, 8 h 00 HAE, mis à jour à 15 h 18 ; Noovo Info et La Presse canadienne, 18 octobre 2026, 9 h 06, mis à jour à 12 h 21. Les positionnements du 14 octobre et la citation « il faut respecter le processus en cours » sont repris de l'édition 1014 (Radio-Canada, Jérôme Labbé, 14 octobre 2026, 12 h 29 HAE ; Noovo Info, Caroline Plante, 12 h 38), non revérifiés aujourd'hui. Le dévoilement annoncé pour lundi est repris de l'édition 1016. inst-scru-sieges-qc 127 sièges, socle premisse.json. Les statuts du parti et le procès-verbal du Conseil exécutif national n'ont pas été lus à la source.

Tendance de la semaine

Plateau — douzième jour d'instruments immobiles, et le seul chiffre qui bouge est celui d'un dépouillement

Les sièges restent ceux du 5 octobre : PQ 59, PLQ 40, PCQ 19, QS 9, CAQ 0 sur 127 (inst-scru-sieges-qc). Le décompte des voix lu aujourd'hui est identique, à la voix près, à celui des 13, 14, 15, 16 et 17 octobre — PQ 1 200 394 et 28,02 %, PLQ 1 037 999 et 24,23 %, PCQ 885 379 et 20,66 %, CAQ 572 037 et 13,35 %, QS 532 093 et 12,42 %, pour 4 347 703 votants sur 6 495 984 inscrits et 66,92 % de participation — bien que la page de compilation porte un horodatage de modification du 18 octobre à 13 h 26 : troisième journée consécutive où la page bouge sans que les nombres bougent. Qc125 affiche sa mise à jour du 6 octobre pour un douzième jour, mêmes sièges, fourchettes toujours réduites à une seule valeur (59-59, 40-40, 19-19, 9-9, 0-0) et parts projetées inchangées à 28 % (27-29), 24 % (23-25), 21 % (20-22), 13 % (12-14) et 12 % (11-13). Le dernier relevé de terrain s'arrête toujours au 4 octobre (Forum Research, n = 1 227, ±2,8) : quatorzième jour sans mesure neuve, aucune maison n'ayant publié depuis. « Plateau » décrit donc un calendrier de sources, pas un état de l'opinion — et la seule valeur susceptible de changer cette semaine n'est pas un sondage, c'est le résultat de deux dépouillements judiciaires, dont l'un se joue sur 10 voix. La lecture du tableau des sondages faite aujourd'hui concorde cette fois avec celle du 17 octobre sur les cinq derniers relevés, y compris sur le Léger du 3 octobre (29-14-25-20-11) dont la lecture d'hier divergeait de celle du 16 : la concordance est signalée, elle ne tranche pas la divergence antérieure et l'édition 1016 n'est pas réécrite.

Réserve du socle, invoquée parce que ce verdict se lit encore sur l'avance péquiste et sur les projections de sièges de Qc125 : le dernier sondage Léger publié avant chacun des trois derniers scrutins avait surestimé le PQ de 1,7 point en 2022, 2,9 en 2018 et 2,7 en 2014 (inst-scru-biaispq-qc, Route 127/ASGO). Les deux écarts mesurés sur le scrutin du 5 octobre et publiés dans l'édition 1008 pointent en sens contraires — 0,98 point de surestimation au dernier Léger, 2,02 points de sous-estimation chez Forum Research : la réserve tient sur le sens du biais, pas sur son ampleur, et elle n'est pas levée. Elle garde le sens qu'elle a depuis le 8 octobre : ce que ces instruments mesuraient — une intention — n'existe plus, et ce qu'ils affichent est un résultat qu'aucune autorité électorale n'a encore publié et qui peut encore changer dans deux circonscriptions. L'écart du jour entre un serment et un résultat officiel est l'autre face de la même réserve.

Verdict de semaine — plateau. Sièges et voix : Wikipédia, « Élections générales québécoises de 2026 », consultée le 18 octobre 2026, horodatage de dernière modification affiché « 18 octobre 2026 à 13:26 », fuseau non précisé — valeurs identiques aux lectures des 13 au 17 octobre ; la page avertit elle-même que ses informations peuvent évoluer. Qc125, mise à jour du 6 octobre 2026, consultée le 18 octobre. Sondages : Wikipédia, liste des sondages sur les élections générales québécoises de 2026, consultée le 18 octobre 2026 — dernier jour de terrain le 4 octobre, aucun relevé postérieur ; la lecture du jour est partielle, l'outil n'ayant rendu que les cent premiers milliers de caractères de la page. inst-scru-sieges-qc 127 sièges et inst-scru-biaispq-qc, Route 127 (ASGO), socle premisse.json. Les écarts de 0,98 et de 2,02 points sont des soustractions de QuébExpress déjà publiées dans l'édition 1008, non recalculées ici. Les 10 voix de Vachon viennent de Radio-Canada et de La Presse canadienne, 18 octobre 2026, 15 h 08 HAE ; les 191 voix de Champlain sont reprises de l'édition 1013.
RepèreDatePQCAQPLQPCQQS
Résultat — sièges sur 1275 oct.59040199
Résultat — % des voix, compilation lue le 18 octobre (inchangée depuis le 13)18 oct.28,0213,3524,2320,6612,42
Résultat — voix, compilation lue le 18 octobre18 oct.1 200 394572 0371 037 999885 379532 093
Qc125 — projection, sièges, inchangée depuis le 66 oct.59040199
Qc125 — projection, parts de vote, « il ne s'agit pas d'un sondage »6 oct.2813242112
Forum Research — dernier terrain de la série, n = 1 227, ±2,8 (lecture du 18 oct., concorde)4 oct.2613252113
Research Co. — n = 708, ±3,9 (lecture du 18 oct., concorde)3 oct.3113252010
Pallas Data — n = 1 137, ±2,9 (lecture du 18 oct., concorde)3 oct.2915242011
Mainstreet — n = 2 011, ±2,2 (lecture du 18 oct., concorde)3 oct.272023199
Léger — dernier relevé de campagne, n = 1 000, ±3,10 (lecture du 18 oct., concorde avec le 17)3 oct.2914252011
Élections Québec — aucun résultat officiel publié, une adresse consultée le 18 octobre18 oct.—————

Chemin parcouru

Perspectives

ForteLa semaine qui s'ouvre est une semaine de procédure, et chacune de ses étapes a une date

Tout est inscrit au calendrier publié aujourd'hui : 40 libéraux assermentés lundi, 9 élus de Québec solidaire mardi, le Conseil des ministres péquiste mercredi devant la lieutenante-gouverneure, 19 conservateurs jeudi, et une décision attendue « en début de semaine » sur les deux dépouillements judiciaires. Les 127 serments du socle institutionnel (inst-scru-sieges-qc) doivent tous être prêtés d'ici jeudi. Forte, parce que rien ici n'a à être deviné : les cinq échéances sont publiques, datées, et portées par une source unique mais explicite. La seule inconnue est l'effet d'un recomptage sur ce calendrier, et la source le dit elle-même.

MoyenneLe premier dossier administratif du gouvernement péquiste sera un dossier d'appels d'offres, pas un dossier de programme

Trois demandes d'argent lui ont été adressées en cinq jours — moratoire sur les évictions le 14 octobre, allocations en services de garde et lutte à la pauvreté le 17 — et le quatrième dossier arrive aujourd'hui par l'appareil : Santé Québec rouvre en octobre des appels d'offres suspendus depuis février, avec un modèle de qualité élaboré à la mi-septembre et une bonification de 6,00 $ l'heure désormais payée par le ministère. Les décisions se prendront donc sous un gouvernement qui n'y était pour rien et qui annonce par ailleurs 6,3 G$ d'économies sur 5 ans. Le socle donne la marge : fisc-dett-nette-qc 250,3 G$ de dette nette au 31 mars 2026 et fisc-dett-ratio-qc 38,8 % du PIB. Moyenne, parce que la reprise des appels d'offres est annoncée pour « octobre » sans date, qu'aucune source ne chiffre le coût du nouveau modèle, et que les 6,3 G$ sont repris d'une analyse du 17 octobre et non d'un document du gouvernement entrant.

FaibleLa fonction de lieutenant-gouverneur sera remise en cause avant la rentrée parlementaire

La volonté du premier ministre d'abolir ou de réinventer la charge est rapportée, mais rien dans les sources du jour ne lui donne de forme : aucun projet de loi, aucune échéance, aucun mécanisme. Les deux repères datés vont dans l'autre sens — le serment au souverain existe depuis 1867, celui au peuple du Québec depuis 1982, et la loi de décembre qui a fait du second le seul serment obligatoire pour siéger est contestée devant la Cour supérieure par un avocat constitutionnaliste. Les ministres prêteront serment mercredi devant Manon Jeannotte. Faible, donc, et la cote tient aussi à ce que personne ne mesure : aucune prémisse du socle ne porte sur la question, et aucun sondage québécois n'a été publié depuis le terrain du 4 octobre.

Sources du jour

Outils et méthode de recherche

Ce qui a été lu, ce qui ne l'a pas été, et pourquoi le grand titre n'est pas un faux pas

Le grand titre. Il n'y a pas de faux pas établi aujourd'hui : les deux seules formations en activité publique ont annoncé des nominations, et les trois autres n'ont tenu aucune activité rapportée. La règle de repli s'applique — le titre est accroché à l'écart le plus net plutôt qu'à un verdict fabriqué, et l'écart retenu est celui du calendrier des serments : 127 élus assermentés d'ici jeudi, deux dépouillements judiciaires en cours et aucun résultat officiel publié. C'est la cinquième fois de la série que le titre est accroché à un écart plutôt qu'à un faux pas.

Une correction de cadre. Le bandeau du gabarit portait « J--13 avant le scrutin », mécaniquement calculé. Le scrutin a eu lieu le 5 octobre (inst-scru-datel-qc) : la mention est remplacée par « treize jours après le scrutin », comme dans les éditions 1008 à 1017. Le décompte de campagne, lui, est inchangé — jour 53, le jour 1 étant le 27 août 2026.

Ce qui n'a pas répondu. Le Devoir a renvoyé une erreur 403 ; La Presse, L'actualité et Les Affaires n'ont donné aucune couverture québécoise accessible du jour. Une seule adresse de résultats a été consultée chez Élections Québec et elle ne publie aucun résultat du scrutin général : rien ne lui est attribué, et le libellé lu les jours précédents sur sa page de résultats en direct n'est pas reconduit. La lecture de la liste des sondages est partielle — l'outil n'a rendu que les cent premiers milliers de caractères de la page ; aucune affirmation n'est tirée de la partie non lue.

Ce qui n'a pas été trouvé. Aucune règle ni aucune date de course à la direction de la CAQ : la source dit explicitement qu'il faudra du temps pour les établir. Aucun sondage d'opinion publié depuis le terrain du 4 octobre, quatorzième jour sans mesure. Aucune décision rendue dans Vachon ni dans Champlain. Aucune activité publique du PQ, de QS ou du PCQ rapportée par une source accessible, et une recherche web sur la journée n'a rien retourné de plus récent que l'annonce du 17 octobre sur la désignation du chef par intérim.

Ce qui n'a pas été lu à la source. Les statuts de la CAQ et le procès-verbal de son Conseil exécutif national, la publication de François Legault sur X, les résultats de Chapleau, la Loi électorale, la Loi constitutionnelle de 1867, la loi de décembre sur le serment et le dossier de la Cour supérieure, les requêtes en dépouillement judiciaire, les documents d'appel d'offres de Santé Québec, la directive 2018-012, la politique « Mieux chez soi » et le cadre financier péquiste. Les chiffres qui en proviennent sont rapportés tels que les sources du jour les publient, et aucun calcul de QuébExpress n'entre dans cette édition : les 75 et 55 mises à pied ne sont pas additionnées, les 10 et 191 voix ne sont pas comparées en proportion.