Deux mouvements, en sens contraires. Faux pas PQ : à la veille de l'assermentation de son Conseil des ministres, Paul St-Pierre Plamondon obtient par lettre que la lieutenante-gouverneure Manon Jeannotte n'assiste pas à la cérémonie du 21 octobre — mais les actes de nomination, qui exigent sa signature pour entrer en vigueur, lui seront portés à son cabinet pour qu'elle les signe le jour même, et aucune des deux lettres n'est rendue publique. Bon coup QS : assermentés le matin, les neuf élus solidaires nomment leurs officiers et réclament l'après-midi 20 M$ d'urgence en itinérance avant l'hiver, en rappelant au premier ministre un engagement qu'il a pris lui-même. Rien pour le PLQ, le PCQ ni la CAQ, sans activité publique rapportée aujourd'hui.
La question du jour
Écartée du Salon rouge le 21 octobre, appelée à signer les actes le jour même : St-Pierre Plamondon abolit-il la monarchie ou la cérémonie ?
L'essentiel du jour
Le geste est clair, la procédure l'est moins. Par une lettre transmise lundi, Paul St-Pierre Plamondon a demandé à la lieutenante-gouverneure Manon Jeannotte de ne pas assister à la prestation de serment de son Conseil des ministres, mercredi 21 octobre ; elle acquiesce, disant ne pas « souhaite[r] devenir le centre d'intérêt ». Mais la Constitution veut que les ministres prêtent serment devant elle et que les actes de nomination portent sa signature : ces actes lui seront portés à son cabinet, derrière l'Assemblée nationale, pour qu'elle les signe le jour même, par une « procédure d'exception » que le gouvernement affirme sans la nommer. Pendant ce temps, le juge Éric Martel accorde au PQ un dépouillement judiciaire dans Champlain, les 22 et 23 octobre, sur un écart de 191 voix et environ 180 bulletins irréguliers, et Québec solidaire assermente ses neuf élus en réclamant 20 M$ d'urgence en itinérance.
Tendances 3
La lieutenante-gouverneure Manon Jeannotte n'assistera pas à la prestation de serment des ministres du gouvernement péquiste, mercredi 21 octobre au Salon rouge. Son porte-parole Ian Préfontaine a confirmé mardi qu'elle acquiesce à la demande du premier ministre élu, formalisée par une lettre transmise lundi : elle ne « souhaite pas devenir le centre d'intérêt », rien ne l'oblige à être présente, et ce qui compte pour elle est « la continuité du gouvernement dans le respect de la Constitution ». Dans sa lettre, M. St-Pierre Plamondon dit avoir la « ferme intention d'abolir cette monarchie au Québec », qualifie de « souverain étranger » une figure dénuée de légitimité démocratique, et précise que sa démarche ne manque pas de respect envers Mme Jeannotte personnellement. Le mécanisme de remplacement est décrit : le secrétaire général du gouvernement assistera aux serments, et les actes de nomination — qui exigent la signature de la lieutenante-gouverneure pour entrer en vigueur — seront transmis à son cabinet, derrière l'Assemblée nationale, afin qu'elle les signe le jour même ; le gouvernement a affirmé lundi soir que les nominations seraient valides grâce à une « procédure d'exception ». Deux serments sont prêtés : le serment d'office, qui engage le ministre à remplir ses devoirs avec honnêteté et justice, et celui du Conseil exécutif, qui l'engage au secret des délibérations. Le précédent existe en partie : en avril, au dévoilement du Conseil des ministres de la première ministre Christine Fréchette, Mme Jeannotte avait prononcé une allocution, puis les ministres avaient prêté serment devant le secrétaire général et greffier du Conseil exécutif avant de signer le registre officiel. Ni la lettre du premier ministre ni la réponse de la lieutenante-gouverneure n'ont été rendues publiques : M. Préfontaine a refusé de communiquer celle de Mme Jeannotte, invoquant le respect des institutions et la confidentialité des échanges.
Repère daté — Noovo Info et La Presse canadienne, Patrice Bergeron, « La lieutenante-gouverneure ne veut pas devenir le “centre d'intérêt” », 20 octobre 2026, 5 h 13, mis à jour à 16 h 11. Les deux citations du porte-parole, les trois formules de la lettre du premier ministre, la description de la procédure d'exception, le contenu des deux serments et le précédent d'avril sont ceux publiés par la source ; aucun n'est recalculé ni complété. Aucune prémisse du socle ne porte sur la fonction de lieutenant-gouverneur ni sur la validité d'un acte de nomination. Les Lois constitutionnelles, les deux lettres, le décret de nomination et le registre du Conseil exécutif n'ont pas été lus à la source.Le juge Éric Martel a accepté mardi après-midi la requête du Parti québécois : le dépouillement judiciaire de Champlain aura lieu les 22 et 23 octobre au palais de justice de Trois-Rivières, à partir de 9 h. Le candidat péquiste défait René Branchaud contestait l'élection de la conservatrice Adriana Szalontai, déclarée gagnante avec une avance de 191 voix. La demande avait été déposée hors délai, et le tribunal a néanmoins accepté de l'examiner ; le juge « considère donc qu'il y a des motifs raisonnables pour vérifier le décompte ». Le cœur de la requête porte sur environ 180 bulletins de vote irréguliers, et ce n'est pas le parti requérant qui en atteste : à l'audience de vendredi dernier, Élections Québec a reconnu des anomalies dans huit bureaux de scrutin — 80 bulletins manquants dans un bureau, 20 dans un autre, et deux bureaux où l'institution ne peut pas quantifier les bulletins manquants. C'est le second recomptage demandé par le PQ après celui de Vachon, et le premier à être accordé par un tribunal.
Repère daté — Radio-Canada, Naomie Duckett Zamor, « Élections québécoises : il y aura un dépouillement judiciaire dans Champlain », publié à 16 h 36 HAE, mis à jour à 16 h 55 ; date du 20 octobre 2026 établie par le fil en continu du dossier « Élections Québec 2026 » du même diffuseur, qui porte cette entrée comme la seule du jour, la page de l'article n'affichant pas la sienne. Les 191 voix, les 180 bulletins, les huit bureaux, les 80 et 20 bulletins manquants, les deux dates d'audience et la citation du juge sont ceux publiés par la source ; aucun n'est additionné ni recalculé — en particulier, les 180 bulletins irréguliers ne sont pas comparés aux 191 voix d'écart, la source ne le faisant pas. inst-scru-sieges-qc 127 sièges, socle premisse.json. Le jugement, la requête, les procès-verbaux des bureaux de scrutin et toute communication d'Élections Québec n'ont pas été lus à la source.Québec solidaire a assermenté mardi au Salon rouge les neuf députés qu'il a fait élire le 5 octobre, soit deux sièges de moins que dans la législature précédente, pour environ 12,4 % des voix, trois points de moins qu'en 2022. Le caucus s'est doté d'officiers le même jour : Alexandre Leduc, député d'Hochelaga-Maisonneuve depuis 2018 et leader du parti de 2022 à 2025, redevient leader parlementaire ; Stéphanie Vachon, nouvelle députée de Sherbrooke — circonscription orange depuis 2018, tenue deux mandats par Christine Labrie —, devient whip ; Étienne Grandmont, député de Taschereau, devient leader adjoint. La co-porte-parole Ruba Ghazal justifie le choix de M. Leduc par sa « fine connaissance des procédures parlementaires et des règlements ». Et le caucus n'a pas attendu les travaux pour poser une demande chiffrée : il réclame « immédiatement » environ 20 M$ de mesures d'urgence en itinérance pour Montréal seulement — Mme Ghazal dit ne pas avoir le coût pour l'ensemble du Québec — et veut que l'itinérance devienne une « priorité nationale immédiate » à l'approche de l'hiver. Elle parle d'une crise « humanitaire » : « Personne de sensé ne trouve normal de laisser dormir du monde dehors à des températures invivables », et « la crise de l'itinérance et l'hiver, ils n'attendront pas nos travaux parlementaires ». Sol Zanetti dénonce une aide d'urgence qui arrive « toujours à la dernière minute » : « Ça suffit les suspenses inutiles et inhumains ». Le parti promet par ailleurs de « talonner le nouveau gouvernement » et réclame « plus d'équité, pour que tout le monde, sans exception, fasse leur juste part », en désignant d'abord « les grandes fortunes ».
Repères datés — Le Soleil, Rémi Léonard, « Sitôt assermenté, QS réclame des fonds en itinérance », 20 octobre 2026, 16 h 48, mis à jour à 17 h 59, pour les 20 M$, les 12,4 % et les trois points, le calendrier des assermentations et les cinq citations de Mme Ghazal et de M. Zanetti. Radio-Canada et La Presse canadienne, « Alexandre Leduc redevient leader parlementaire de Québec solidaire », 20 octobre 2026, 10 h 31 HAE, et Radio-Canada, Charlotte Dubois, « Stéphanie Vachon est nommée whip du caucus solidaire », 20 octobre 2026, 15 h 40 HAE, pour les trois postes, les dates de 2018, 2022 et 2025, les deux sièges de moins et la citation de Mme Ghazal sur M. Leduc. Noovo Info et La Presse canadienne, 20 octobre 2026, 13 h 19, mis à jour à 15 h 15, pour « talonner le nouveau gouvernement » et l'équité fiscale. Aucune prémisse du socle ne mesure l'itinérance ni le financement des services sociaux ; les 20 M$ sont une demande, pas une dépense votée. Le communiqué de QS, le plan d'urgence hivernal et tout budget d'itinérance n'ont pas été lus à la source.Écarts 2
L'affirmation du jour est dans une lettre : le premier ministre élu dit avoir la « ferme intention d'abolir cette monarchie au Québec » et qualifie de « souverain étranger » la figure que la lieutenante-gouverneure représente ; il obtient qu'elle n'assiste pas à l'assermentation de son Conseil des ministres.
L'écart : la même dépêche qui publie l'intention publie ce qui n'est pas aboli. Les actes de nomination des ministres exigent la signature de la lieutenante-gouverneure pour entrer en vigueur ; ils lui seront portés à son cabinet pour qu'elle les signe le jour même. Le cabinet qu'elle dirige n'est pas touché non plus : M. St-Pierre Plamondon s'était engagé en campagne à cesser la contribution québécoise de 1,3 M$ à son financement, pour la consacrer à la lutte contre l'itinérance, et aucune source du jour ne rapporte que ce transfert a été fait — alors que le même jour, Québec solidaire réclame 20 M$ d'urgence en itinérance pour Montréal seulement. Le partage du financement reste celui que décrit la source : Ottawa paie le salaire et la retraite de la lieutenante-gouverneure et verse une subvention annuelle d'administration, Québec finance par le ministère du Conseil exécutif une partie des dépenses de son bureau — salaires du personnel de soutien, sécurité, véhicules officiels, fonctionnement courant. Quant à la suite annoncée en campagne — des juristes évaluant des scénarios pour confier à « une entité à réinventer » la sanction des lois —, rien de daté n'en est publié aujourd'hui. L'écart ne porte pas sur la légalité de la procédure d'exception, qu'aucune source ne contredit et qu'aucun juriste ne commente dans les sources du jour ; ni sur le droit de Mme Jeannotte de décliner, que son porte-parole fonde en disant que rien ne l'oblige à être présente ; ni sur le calendrier d'une abolition, qui dépend d'un texte constitutionnel qu'aucune source du jour ne cite. Il porte sur la distance entre le mot « abolir » et une cérémonie déplacée de quelques centaines de mètres.
Repère daté — Noovo Info et La Presse canadienne, Patrice Bergeron, 20 octobre 2026, 5 h 13, mis à jour à 16 h 11, pour l'intention, le « souverain étranger », la signature le jour même, les 1,3 M$ promis à l'itinérance, le partage du financement et les scénarios juristes. Les 20 M$ viennent du Soleil, Rémi Léonard, 20 octobre 2026, 16 h 48, mis à jour à 17 h 59 ; les deux montants sont rapprochés comme deux demandes de nature différente, non additionnés ni soustraits. inst-scru-datel-qc 5 octobre 2026, socle premisse.json. Aucune prémisse du socle ne chiffre le budget du cabinet de la lieutenante-gouverneure ni les crédits d'itinérance : les 1,3 M$ sont un engagement de campagne rapporté par la source, pas une mesure du socle. Les crédits du ministère du Conseil exécutif, les comptes publics et la plateforme électorale péquiste n'ont pas été lus à la source.L'affirmation du jour est une date : Qc125 affiche « Mise à jour : 20 octobre 2026 », sa première révision depuis le 6 octobre, après treize jours d'immobilité.
L'écart : la projection révisée s'écarte de la compilation des voix plus que celle qu'elle remplace. Les sièges moyens sont identiques à ceux du scrutin — PQ 59, PLQ 40, PCQ 19, QS 9, CAQ 0 —, mais les fourchettes, réduites à une valeur unique depuis le 6 octobre, se réouvrent : 54 à 66 pour le PQ, 33 à 45 pour le PLQ, 16 à 22 pour le PCQ, 7 à 12 pour QS, 0 à 0 pour la CAQ. Et les parts projetées ne sont plus celles du 6 octobre : 30 % ± 3 pour le PQ, 25 % ± 2 pour le PLQ, 22 % ± 2 pour le PCQ, 12 % ± 1 pour QS, 9 % ± 1 pour la CAQ, là où la lecture du 6 octobre donnait 28, 24, 21, 12 et 13 %. Or la compilation des voix lue ce soir n'a pas bougé d'une voix depuis le 13 octobre : PQ 28,02 %, PLQ 24,23 %, PCQ 20,66 %, CAQ 13,35 %, QS 12,42 %. La projection s'éloigne donc du résultat compilé de 2 points chez le PQ et de 4 points chez la CAQ, dans le sens contraire pour cette dernière. Le modèle maintient par ailleurs plus de 99 % de probabilité que le PQ obtienne le plus de sièges et rappelle que « il ne s'agit pas d'un sondage ». L'écart ne porte pas sur l'exactitude du modèle, dont la méthode n'a pas été lue aujourd'hui ; ni sur la raison de la révision, que la page n'explique pas ; ni sur la valeur définitive des voix, qu'aucune autorité électorale n'a publiée. Il porte sur ceci : quinze jours après le vote, l'instrument de projection et l'instrument de compilation ne disent pas la même chose, et c'est le premier qui a changé.
Repères datés — Qc125, mention « Mise à jour : 20 octobre 2026 », consultée deux fois le 20 octobre 2026, lectures concordantes sur les sièges et les fourchettes ; les parts du 6 octobre sont reprises de l'édition 1019, non revérifiées à la source. Wikipédia, « Élections générales québécoises de 2026 », consultée le 20 octobre 2026, horodatage de dernière modification affiché « 20 octobre 2026 à 23 h 00 », fuseau non précisé et postérieur à l'heure de lecture ; lecture partielle, l'outil n'ayant rendu que les cent premiers milliers de caractères sur 186 305. Les écarts de 2 et 4 points sont des soustractions de QuébExpress entre deux valeurs citées ci-dessus, arrondies au point comme les parts projetées qu'elles comparent ; aucun autre calcul n'est fait, et les fourchettes ne sont pas comparées entre elles. inst-scru-sieges-qc 127 sièges · inst-scru-major-qc 64 sièges, socle premisse.json. La page de méthodologie de Qc125 n'a pas été lue aujourd'hui.Faux pas 1
Un premier ministre indépendantiste a tout lieu de ne pas prêter serment devant la représentante du roi, et il l'avait annoncé en campagne : sur l'intention, il n'y a rien à reprocher et le jugement ne porte pas là. Il porte sur l'exécution, et elle laisse le geste à moitié chemin. Mme Jeannotte ne sera pas au Salon rouge mercredi, mais les actes de nomination des 127 sièges d'un gouvernement — dont la validité dépend de sa signature — lui seront portés à son cabinet, derrière l'Assemblée nationale, pour qu'elle les signe le jour même. L'acte monarchique est donc intégralement accompli ; ce qui est aboli, c'est la photographie. Trois choses alourdissent le verdict. D'abord, la validité de l'opération repose sur une « procédure d'exception » que le gouvernement affirme, selon la source, sans la nommer ni en citer le fondement — et aucun juriste n'est cité dans les sources du jour pour l'étayer. Ensuite, aucune des deux lettres n'est publique : le porte-parole de Mme Jeannotte refuse de communiquer la sienne en invoquant « le respect des institutions » et la confidentialité des échanges, de sorte que le public connaît de cet échange ce que chaque camp a choisi d'en citer. Enfin, le 1,3 M$ que M. St-Pierre Plamondon s'était engagé à retirer du financement de ce cabinet pour le consacrer à l'itinérance n'a fait l'objet d'aucune annonce aujourd'hui — le jour même où une formation de l'opposition réclame 20 M$ d'urgence dans ce domaine.
Ce que le verdict ne dit pas. Il ne dit pas que la procédure est illégale : la source ne le dit pas, et aucune autorité n'a été saisie. Il ne dit pas que Mme Jeannotte a été maltraitée : elle acquiesce, son porte-parole rappelle que rien ne l'obligeait à venir, et la lettre du premier ministre précise ne pas viser sa personne. Il ne dit pas non plus que l'engagement sur les 1,3 M$ est renié : il n'est, à cette date, ni réalisé ni rétracté selon les sources consultées. Et il ne préjuge pas de mercredi, dont rien n'est encore arrivé. Premier faux pas péquiste depuis celui du 13 octobre sur la requête de Champlain ; les deux bons coups du 15 et du 19 octobre restent au cumul, aucun verdict antérieur n'est réécrit.
Fait de campagne — Noovo Info et La Presse canadienne, Patrice Bergeron, « La lieutenante-gouverneure ne veut pas devenir le “centre d'intérêt” », 20 octobre 2026, 5 h 13, mis à jour à 16 h 11 : lettre de lundi, acquiescement, procédure d'exception, signature des actes le jour même, refus de communiquer la lettre, engagement de campagne sur les 1,3 M$. Les 20 M$ viennent du Soleil, Rémi Léonard, 20 octobre 2026, 16 h 48. inst-scru-sieges-qc 127 sièges, socle premisse.json. Le faux pas du 13 octobre et les bons coups des 15 et 19 octobre sont repris des éditions 1013, 1015 et 1019, non revérifiés aujourd'hui. Verdict éditorial sur une exécution, non sur une intention ni sur une légalité : aucune prémisse du socle ne mesure un geste institutionnel.Bons coups 1
Un caucus réduit de onze à neuf députés, trois points de vote perdus par rapport à 2022 : le réflexe attendu serait un temps de deuil. Québec solidaire a fait l'inverse, et tout dans la même journée. Les neuf élus sont assermentés au Salon rouge ; le caucus annonce ses trois officiers par communiqué — un leader parlementaire qui a déjà occupé la fonction de 2022 à 2025 et siège depuis 2018, un leader adjoint, une whip élue il y a quinze jours ; et l'après-midi, avant l'ouverture des travaux fixée au 24 novembre, le parti dépose une demande datée, chiffrée et saisonnière : environ 20 M$ de mesures d'urgence en itinérance pour Montréal, « immédiatement », à l'approche de l'hiver. L'exécution est vérifiable point par point, et deux détails la distinguent d'un simple communiqué. Le premier : la demande est adressée au premier ministre sur un terrain qu'il a lui-même choisi, puisque QS rappelle qu'il avait promis de faire de l'itinérance une « affaire personnelle » — c'est opposer un engagement à son auteur, non inventer un reproche. Le second : interrogée sur le coût pour l'ensemble du Québec, Mme Ghazal répond qu'elle ne l'a pas, plutôt que d'avancer un nombre. Dans une série où plusieurs faux pas ont consisté à défendre un chiffre que personne n'avait, cette abstention compte.
Le verdict porte sur l'organisation et sur le tempo, pas sur le fond. Il ne porte pas sur la justesse des 20 M$, qu'aucune source du jour n'évalue ; ni sur la réponse du gouvernement, qui n'a pas réagi aujourd'hui ; ni sur la qualité des trois officiers nommés, que rien ne mesure ; ni sur la cause du recul de deux sièges et de trois points, qu'aucune analyse consultée n'établit. Le cumul solidaire est le plus élevé des cinq formations depuis plusieurs semaines ; les verdicts antérieurs qui l'ont construit ne sont pas réécrits, et aucun n'est revérifié ici.
Nature du coup — exécution organisationnelle et imposition d'un sujet avant la rentrée. Le rang du cumul solidaire est lu dans 2026/umami/score.json, état du 19 octobre, et non recalculé. Repères datés : Le Soleil, Rémi Léonard, « Sitôt assermenté, QS réclame des fonds en itinérance », 20 octobre 2026, 16 h 48, mis à jour à 17 h 59, pour les 20 M$, les neuf députés contre onze en 2022, les 12,4 % et les trois points, l'absence de coût pour le Québec et le rappel de l'« affaire personnelle » ; Radio-Canada et La Presse canadienne, 20 octobre 2026, 10 h 31 HAE, et Radio-Canada, Charlotte Dubois, 20 octobre 2026, 15 h 40 HAE, pour les trois officiers et les dates de 2018, 2022 et 2025 ; Radio-Canada, Julian Azzari-Mondino, 20 octobre 2026, 17 h 03 HAE, pour l'ouverture de la session le 24 novembre. Les bons coups des 14, 15 et 17 octobre sont repris des éditions correspondantes, non revérifiés aujourd'hui. Aucune prémisse du socle ne mesure l'itinérance : les 20 M$ sont une demande rapportée, pas une dépense.Tendance de la semaine
Pour la première fois depuis le 8 octobre, le verdict n'est pas « plateau », et ce n'est pas l'opinion qui a bougé : ce sont les instruments et les tribunaux. Qc125 affiche « Mise à jour : 20 octobre 2026 » après treize jours figés au 6 octobre ; ses sièges moyens restent ceux du scrutin — PQ 59, PLQ 40, PCQ 19, QS 9, CAQ 0 sur 127 (inst-scru-sieges-qc), la majorité étant à 64 (inst-scru-major-qc) — mais ses fourchettes se réouvrent (54-66, 33-45, 16-22, 7-12, 0-0) et ses parts projetées changent (30, 25, 22, 12, 9 %), alors que la compilation des voix lue ce soir n'a pas varié d'une voix depuis le 13 octobre — PQ 1 200 394 et 28,02 %, PLQ 1 037 999 et 24,23 %, PCQ 885 379 et 20,66 %, CAQ 572 037 et 13,35 %, QS 532 093 et 12,42 %, pour 4 347 703 votants sur 6 495 984 inscrits et 66,92 % de participation. Son horodatage de modification, lui, est reparti : il affiche « 20 octobre 2026 à 23 h 00 », après être resté au 18 octobre à 13 h 26. Et la bascule est d'abord judiciaire : deux des 127 sièges sont désormais devant un tribunal — Vachon, gagné par dix voix, dont l'issue était annoncée pour le milieu de la semaine et dont aucune décision n'est publiée aujourd'hui, et Champlain, gagné par 191 voix, dont le dépouillement est fixé aux 22 et 23 octobre sur environ 180 bulletins irréguliers reconnus par Élections Québec dans huit bureaux. Le dernier relevé de terrain, lui, s'arrête toujours au 4 octobre (Forum Research, n = 1 227, ±2,8) : seizième jour sans mesure neuve, et la lecture du tableau faite aujourd'hui concorde avec celles des 17, 18 et 19 octobre sur les cinq derniers relevés, Léger du 3 octobre compris (29-14-25-20-11). « Bascule » décrit donc un changement d'instruments et de tribunaux, pas un changement d'opinion : aucune opinion n'est mesurée depuis seize jours.
Réserve du socle, invoquée parce que ce verdict se lit encore sur l'avance péquiste et sur les projections de sièges de Qc125 : le dernier sondage Léger publié avant chacun des trois derniers scrutins avait surestimé le PQ de 1,7 point en 2022, 2,9 en 2018 et 2,7 en 2014 (inst-scru-biaispq-qc, Route 127/ASGO). Elle gagne aujourd'hui une raison de plus de tenir : la projection révisée du jour place le PQ à 30 % quand la compilation le place à 28,02 %, soit un écart de 2 points dans le sens même que la prémisse décrit — une surestimation. Les deux écarts mesurés sur le scrutin du 5 octobre et publiés dans l'édition 1008 pointaient en sens contraires (0,98 point de surestimation au dernier Léger, 2,02 points de sous-estimation chez Forum Research) : la réserve tenait alors sur le sens du biais, pas sur son ampleur, et elle n'est pas levée. Elle garde par ailleurs le sens qu'elle a depuis le 8 octobre : ce que ces instruments mesuraient — une intention — n'existe plus, et ce qu'ils affichent est un résultat qu'aucune autorité électorale n'a encore publié et qui peut encore changer dans deux circonscriptions, pas une seule.
Verdict de semaine — bascule. Qc125, mention « Mise à jour : 20 octobre 2026 », consultée deux fois le 20 octobre 2026. Sièges, voix et participation : Wikipédia, « Élections générales québécoises de 2026 », consultée le 20 octobre 2026, horodatage affiché « 20 octobre 2026 à 23 h 00 », fuseau non précisé ; lecture partielle (cent mille des 186 305 caractères), aucune affirmation n'est tirée de la partie non lue. Sondages : Wikipédia, liste des sondages sur les élections générales québécoises de 2026, consultée le 20 octobre 2026 — dernier jour de terrain le 4 octobre, aucun relevé postérieur ; lecture partielle elle aussi (cent mille des 145 947 caractères). Champlain : Radio-Canada, Naomie Duckett Zamor, 20 octobre 2026, 16 h 36 HAE, mis à jour à 16 h 55. Vachon : Radio-Canada, Jérôme Labbé, 19 octobre 2026, 17 h 46 HAE, repris de l'édition 1019 ; aucune décision n'a été trouvée aujourd'hui. inst-scru-sieges-qc 127 · inst-scru-major-qc 64 · inst-scru-datel-qc 5 octobre 2026 · inst-scru-biaispq-qc, Route 127 (ASGO), socle premisse.json. L'écart de 2 points est une soustraction de QuébExpress entre deux valeurs citées ici ; ceux de 0,98 et 2,02 points sont repris de l'édition 1008, non recalculés.| Repère | Date | PQ | CAQ | PLQ | PCQ | QS |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Résultat — sièges sur 127 | 5 oct. | 59 | 0 | 40 | 19 | 9 |
| Résultat — % des voix, compilation lue le 20 octobre (inchangée depuis le 13) | 20 oct. | 28,02 | 13,35 | 24,23 | 20,66 | 12,42 |
| Résultat — voix, compilation lue le 20 octobre | 20 oct. | 1 200 394 | 572 037 | 1 037 999 | 885 379 | 532 093 |
| Qc125 — projection, sièges moyens, première révision depuis le 6 octobre | 20 oct. | 59 | 0 | 40 | 19 | 9 |
| Qc125 — projection, bas de fourchette de sièges | 20 oct. | 54 | 0 | 33 | 16 | 7 |
| Qc125 — projection, haut de fourchette de sièges | 20 oct. | 66 | 0 | 45 | 22 | 12 |
| Qc125 — projection, parts de vote, « il ne s'agit pas d'un sondage » | 20 oct. | 30 | 9 | 25 | 22 | 12 |
| Forum Research — dernier terrain de la série, n = 1 227, ±2,8 (lecture du 20 oct., concorde) | 4 oct. | 26 | 13 | 25 | 21 | 13 |
| Research Co. — n = 708, ±3,9 (lecture du 20 oct., concorde) | 3 oct. | 31 | 13 | 25 | 20 | 10 |
| Pallas Data — n = 1 137, ±2,9 (lecture du 20 oct., concorde) | 3 oct. | 29 | 15 | 24 | 20 | 11 |
| Mainstreet — n = 2 011, ±2,2 (lecture du 20 oct., concorde) | 3 oct. | 27 | 20 | 23 | 19 | 9 |
| Léger — dernier relevé de campagne, n = 1 000, ±3,10 (lecture du 20 oct., concorde) | 3 oct. | 29 | 14 | 25 | 20 | 11 |
| Élus assermentés au 20 octobre, selon les sources des 15, 19 et 20 octobre | 20 oct. | 59 | 0 | 39 | 0 | 9 |
| Sièges devant un tribunal — Vachon (10 voix) et Champlain (191 voix) | 20 oct. | — | — | 1 | 1 | — |
Chemin parcouru
- 5 oct.Scrutin général. Le Parti québécois obtient 59 sièges sur 127, le PLQ 40, le PCQ 19, Québec solidaire 9 avec 12,42 % des voix, la CAQ aucun ; participation de 66,92 %. Dans Champlain, la conservatrice Adriana Szalontai devance le péquiste René Branchaud de 191 voix.
- 6 oct.Christine Fréchette démissionne de la direction de la CAQ au lendemain du vote. Qc125 publie la mise à jour qui restera la dernière pendant treize jours.
- 13 oct.Transition « ordonnée » à l'édifice Honoré-Mercier entre Christine Fréchette et Paul St-Pierre Plamondon. Le PQ dépose une deuxième requête en dépouillement judiciaire, dans Champlain.
- 15 oct.Les 59 députés péquistes sont assermentés au Salon rouge ; Pauline Marois et Jean Royer formeront les 47 recrues.
- 16 oct.À l'audience sur Champlain — « vendredi dernier » selon la source du 20 octobre, soit le 16 par le calendrier, la source ne donnant pas la date —, Élections Québec reconnaît des anomalies dans huit bureaux de scrutin : 80 bulletins manquants dans l'un, 20 dans un autre, deux bureaux non quantifiables.
- 18 oct.Mathieu Lévesque est annoncé chef par intérim de la CAQ. Charles Milliard dévoile ses quatre officiers d'opposition.
- 19 oct.Pascal Paradis est nommé diplomate et négociateur en chef du Québec. Trente-neuf des 40 élus libéraux prêtent serment sans mention du roi. Le premier ministre élu transmet à la lieutenante-gouverneure la lettre lui demandant de ne pas assister à l'assermentation de son cabinet.
- 20 oct.Manon Jeannotte confirme qu'elle n'assistera pas à la cérémonie du 21 octobre, mais signera les actes de nomination le jour même. Le juge Éric Martel accorde le dépouillement judiciaire de Champlain, fixé aux 22 et 23 octobre. Les neuf élus de Québec solidaire sont assermentés, nomment trois officiers et réclament 20 M$ d'urgence en itinérance. Qc125 publie sa première révision depuis le 6 octobre.
- 21 oct.Annoncé : présentation du Conseil des ministres péquiste en début d'après-midi et prestation de serment des ministres, sans la lieutenante-gouverneure.
- 24 nov.Annoncé : ouverture de la nouvelle session parlementaire.
Perspectives
Le calendrier est public et daté par les sources du jour : le premier ministre et ses ministres prêtent serment mercredi 21 octobre en début d'après-midi, les 19 élus conservateurs ferment la ronde jeudi, après les 59 péquistes du 15 octobre, les 39 libéraux du 19 et les neuf solidaires du 20. Les 127 sièges de l'Assemblée nationale (inst-scru-sieges-qc) seront donc tous pourvus avant la fin de la semaine, pour une session qui n'ouvre que le 24 novembre. Et pendant ce temps, deux de ces sièges restent litigieux : Champlain est au palais de justice de Trois-Rivières les 22 et 23 octobre à 9 h, et Vachon attend une décision annoncée pour le milieu de la semaine, dont rien n'est publié aujourd'hui. Forte, parce que chaque échéance est annoncée par une source du jour et qu'aucune ne demande d'être devinée ; la seule inconnue — l'effet d'un recomptage sur un siège déjà occupé — est nommée par les sources elles-mêmes et par le socle, qui fixe la majorité à 64 (inst-scru-major-qc) quand le gouvernement en détient 59.
Trois éléments la rendent probable sans la rendre certaine. D'abord, le gouvernement affirme lui-même que les nominations seront valides « grâce à une procédure d'exception » : c'est une prétention juridique, et la source qui la rapporte ne la fonde sur aucun texte ni sur aucun juriste. Ensuite, la chaîne de validité est explicite et elle n'est pas rompue — les actes exigent la signature de la lieutenante-gouverneure, et ils l'obtiendront le jour même : tout argument devra donc porter sur la forme de la prestation de serment, non sur l'existence de l'acte. Enfin, le précédent d'avril va dans le sens du gouvernement : les ministres de Christine Fréchette avaient déjà prêté serment devant le secrétaire général et greffier du Conseil exécutif, Mme Jeannotte n'ayant prononcé qu'une allocution. Moyenne, parce que rien dans les sources du jour n'annonce une contestation : aucun parti d'opposition n'en parle, aucun constitutionnaliste n'est cité, et les deux lettres qui documentent l'entente restent confidentielles — le public ne peut même pas lire ce sur quoi une contestation porterait. Aucune prémisse du socle ne mesure un acte institutionnel ; inst-scru-datel-qc ne donne que la date du scrutin, le 5 octobre 2026.
Deux textes du jour recensent les attentes régionales, et aucun ne rapporte de confirmation. Pour la Côte-Nord, le politologue Jean-François Fortin, du Cégep de Rimouski, évoque Meggie Richard (Duplessis) déléguée au Tourisme et Odette Lavigne (René-Lévesque) à la Famille, à l'Enseignement supérieur ou à l'Emploi ; la présidente par intérim de l'Assemblée des MRC de la Côte-Nord et mairesse de Forestville, Micheline Anctil, demande qu'on tienne compte des particularités de la région : « Nous voulons continuer à contribuer à la richesse du Québec ». Pour la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, l'ancien directeur général du PQ Sylvain Tanguay, en poste de 2009 à 2014, prête le MAPAQ à Joël Arseneau, la vice-présidence du Conseil avec un ministère à Méganne Perry Mélançon et un ministère important à Pascal Bérubé, seul péquiste à avoir déjà été ministre : « Ils cochent toutes les cases pour être présents au Conseil des ministres ». Faible, et pour trois raisons que les sources disent elles-mêmes : ce sont des prédictions d'analystes, non des annonces ; l'un d'eux prévient que l'Est-du-Québec « pourrait se retrouver dans l'histoire comme étant une région qui est sur représentée », ce qui est l'inverse d'une certitude sur la composition ; et l'ancien député Martin Ouellet, qui a tenu René-Lévesque de 2015 à 2022, soutient que le titre importe moins que l'équipe — « On peut être un ministre, les deux pieds sur le pouf, ou un député plante verte, et rien ne va se passer ». Aucune prémisse du socle ne porte sur la composition d'un cabinet ni sur la représentation régionale ; M. Tanguay avance par ailleurs un retour aux urnes « d'ici 18 à 24 mois » que rien ne mesure et que QuébExpress ne reprend pas comme un fait.
Sources du jour
- Noovo Info et La Presse canadienne, Patrice Bergeron, 20 octobre 2026, 5 h 13, mis à jour à 16 h 11 — « La lieutenante-gouverneure ne veut pas devenir le “centre d'intérêt” »
- Radio-Canada, Naomie Duckett Zamor, 20 octobre 2026, 16 h 36 HAE, mis à jour à 16 h 55 — « Élections québécoises : il y aura un dépouillement judiciaire dans Champlain »
- Le Soleil, Rémi Léonard, 20 octobre 2026, 16 h 48, mis à jour à 17 h 59 — « Sitôt assermenté, QS réclame des fonds en itinérance »
- Radio-Canada et La Presse canadienne, 20 octobre 2026, 10 h 31 HAE — « Alexandre Leduc redevient leader parlementaire de Québec solidaire »
- Radio-Canada, Charlotte Dubois, 20 octobre 2026, 15 h 40 HAE — « Stéphanie Vachon est nommée whip du caucus solidaire »
- Noovo Info et La Presse canadienne, 20 octobre 2026, 13 h 19, mis à jour à 15 h 15 — « QS promet de talonner le PQ à l'Assemblée nationale »
- Radio-Canada, Julian Azzari-Mondino, 20 octobre 2026, 17 h 03 HAE — « Conseil des ministres : la Côte-Nord espère être représentée »
- Radio-Canada, Jean-François Deschênes, 20 octobre 2026, 5 h 00 HAE — « La Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine sera-t-elle représentée au Conseil des ministres? »
- Radio-Canada, fil Politique, consulté le 20 octobre 2026 — douze articles en tête de fil, dont cinq de politique québécoise provinciale ; sert à dater les textes du diffuseur, dont les pages n'affichent pas leur date
- Radio-Canada, dossier « Élections Québec 2026 », fil en continu, consulté le 20 octobre 2026 — une seule entrée du jour, le dépouillement de Champlain à 16 h 55 HAE ; la précédente date du 18 octobre
- Noovo Info, fil d'accueil, consulté le 20 octobre 2026 — dix articles datés du jour, dont deux de politique québécoise
- Le Soleil, section Politique, consultée le 20 octobre 2026 — un seul article daté du 20 octobre, celui sur la demande solidaire en itinérance
- Qc125, mention « Mise à jour : 20 octobre 2026 », consultée le 20 octobre 2026 — projection de sièges, fourchettes et parts de vote ; première révision depuis le 6 octobre ; probabilité supérieure à 99 % que le PQ obtienne le plus de sièges
- Wikipédia, consultée le 20 octobre 2026, dernière modification affichée « 20 octobre 2026 à 23 h 00 » — « Élections générales québécoises de 2026 » : voix, pourcentages, sièges et participation
- Wikipédia, consultée le 20 octobre 2026 — liste des sondages : dernier terrain le 4 octobre, aucun relevé postérieur
- Socle de prémisses QuébExpress, version 03 — premisse.json :
inst-scru-sieges-qc,inst-scru-major-qc,inst-scru-datel-qc,inst-scru-biaispq-qc
Outils et méthode de recherche
Le grand titre. Il y a un faux pas établi aujourd'hui, et le titre y est accroché en nommant le chef, comme le veut la règle : Paul St-Pierre Plamondon obtient l'absence de la lieutenante-gouverneure à l'assermentation de son cabinet, et obtient sa signature le même jour. Le chiffre qui l'adosse est la date du 21 octobre, celle de la cérémonie, publiée par la source. C'est la première fois depuis quatre éditions que le titre n'est pas un repli sur l'écart le plus net.
Une correction de cadre. Le gabarit du jour portait « J--15 avant le scrutin », mécaniquement calculé. Le scrutin a eu lieu le 5 octobre (inst-scru-datel-qc) : la mention est remplacée par « quinze jours après le scrutin », comme dans les éditions 1008 à 1019. Le décompte de campagne est inchangé — jour 55, le jour 1 étant le 27 août 2026.
Ce qui n'a pas répondu. Le Devoir a renvoyé une erreur 403 ; La Presse, L'actualité et Les Affaires n'ont pas été consultés faute de couverture québécoise accessible lors des éditions précédentes et rien ne leur est attribué. Les lectures des deux pages de Wikipédia sont partielles — cent mille caractères sur 186 305 et sur 145 947 ; aucune affirmation n'est tirée de la partie non lue. Le guide local du Score du jour (2026/umami/guide-score.htm et guide-score-02.htm) ne contient que des redirections qui se pointent l'une l'autre : la méthode appliquée ici est celle inscrite au champ « regle » de score.json et celle des précédents, et l'écart est signalé au journal.
Ce qui n'a pas été trouvé. Aucune décision dans Vachon : une recherche web ciblée n'a retourné que des documents judiciaires sans rapport, et la seule indication reste celle du 19 octobre, « en milieu de semaine ». Aucune réaction du gouvernement à la demande solidaire de 20 M$. Aucune annonce sur le transfert des 1,3 M$ du cabinet de la lieutenante-gouverneure vers l'itinérance. Aucune activité publique du PLQ, du PCQ ou de la CAQ rapportée aujourd'hui, ni calendrier de la course à la direction caquiste. Aucun sondage d'opinion publié depuis le terrain du 4 octobre, seizième jour sans mesure. Aucune explication de la révision de Qc125, que la page ne commente pas.
Ce qui n'a pas été lu à la source. La lettre du premier ministre et la réponse de la lieutenante-gouverneure, toutes deux gardées confidentielles ; les Lois constitutionnelles, les décrets de nomination et le registre du Conseil exécutif ; le jugement du juge Martel, la requête péquiste et les procès-verbaux des huit bureaux de scrutin ; toute communication d'Élections Québec, dont aucune page n'a été consultée aujourd'hui ; le communiqué de Québec solidaire ; les crédits du ministère du Conseil exécutif et la plateforme électorale péquiste ; la méthodologie de Qc125. Les chiffres qui en proviennent sont rapportés tels que les sources du jour les publient. Deux calculs seulement sont de QuébExpress, et ils sont signalés là où ils apparaissent : l'écart de 2 points entre la part projetée du PQ et sa part compilée, et celui de 4 points pour la CAQ. Les 180 bulletins irréguliers ne sont pas comparés aux 191 voix d'écart de Champlain : la source ne le fait pas, et le dépouillement n'a pas eu lieu.
