Lundi 21 septembre 2026 jour 26 de campagne J-14 avant le scrutin 127 sièges · majorité à 64

Jour 26 : deux mouvements, un dans chaque sens. La CAQ perd un point — dans Trois-Rivières, la circonscription que Christine Fréchette a choisi de briguer, elle ne nomme spontanément qu'un de ses quatre adversaires et dit suivre « de loin » la campagne locale. Le PCQ en gagne un : le jour où un sondage le porte à son sommet historique de 18 %, à un point des libéraux, Éric Duhaime refuse le triomphalisme, ramène le débat sur la sortie du vote de son électorat jeune et met un plan jeunesse à l'horaire du même après-midi. La CAQ redescend de −5 à −6 ; le PCQ remonte de −3 à −2.

PartiAujourd'huiCumul
QS 0 +5
PLQ 0 +2
PQ 0 −1
PCQ +1 −2
CAQ −1 −6

La question du jour

Pourquoi Christine Fréchette ne nomme-t-elle qu'un de ses quatre adversaires dans Trois-Rivières, la circonscription qu'elle brigue ?

L'essentiel du jour

Le silence des sondeurs s'achève, et il s'achève mal pour deux chefs. Le premier relevé publié depuis une semaine — Segma, pour Radio-Canada et Les Coops de l'information, 5 572 répondants, terrain du 8 au 17 septembre, marge de ±1,3 % — place le PQ à 29 %, la CAQ à 22 %, le PLQ à 19 %, le PCQ à 18 % et QS à 12 %. Les conservateurs n'ont jamais été si haut et ne sont plus qu'à un point des libéraux. Le même matin, la cheffe caquiste peine à nommer ses propres adversaires dans la circonscription qu'elle brigue.

Tendances 3

PCQUne semaine sans sondage, puis le plus gros échantillon de la campagne : le PCQ à un point du PLQ

Segma Recherche a sondé 5 572 électeurs québécois pour Radio-Canada et Les Coops de l'information, par téléphone et par le web, du 8 au 17 septembre, avec une marge d'erreur de ±1,3 % dix-neuf fois sur vingt. Chez les répondants décidés : PQ 29 %, CAQ 22 %, PLQ 19 %, PCQ 18 %, QS 12 %. C'est le premier relevé publié depuis celui de Nanos, dont le terrain s'arrêtait le 14 septembre, et c'est de loin le plus large de la campagne — quatre fois l'échantillon de Mainstreet, dix fois celui de Nanos.

Le chiffre neuf est celui du Parti conservateur : 18 %, son sommet, et un seul point derrière le Parti libéral. Le sondeur Raynald Harvey note que 65 % des appuis conservateurs se disent fermes dans leur choix, et attribue la progression à un chef qui a « réussi à devenir plus acceptable ». Les priorités déclarées n'ont pas bougé de nature : coût de la vie 38 %, accès aux soins 25 %, guerre tarifaire 9 %.

Repères datés — Radio-Canada, Jean-François Thériault, « Sondage Radio-Canada : le PQ en tête, le PCQ talonne le PLQ », 21 septembre 2026, 4 h 30 HAE, et entrée de 7 h 04 HAE de la couverture en direct du jour 26, pour la méthodologie et les pourcentages nationaux · Le Soleil (Les Coops de l'information), « Le PQ en tête, Duhaime chauffe les libéraux », 21 septembre 2026, pour les 65 % d'appuis fermes et les citations de Raynald Harvey · compilation Wikipédia des sondages, consultée le 21 septembre 2026, pour les échantillons des relevés antérieurs (Nanos n = 537, Mainstreet n = 2 145). Aucune prémisse du socle ne porte d'intention de vote.
CAQUn plan économique de 1,2 G$ sur quatre ans, et l'allègement réglementaire rapatrié au bureau de la première ministre

À Coaticook, dans Saint-François, en visite chez le fabricant d'armoires de cuisine Cabico, Christine Fréchette a présenté un document de douze pages qui regroupe les engagements économiques de la CAQ : 1,2 milliard de dollars d'interventions ciblées sur quatre ans, dont 400 M$ pour la formation et la requalification de la main-d'œuvre en entreprise, 300 M$ pour moderniser les infrastructures portuaires du Saint-Laurent et 90 M$ pour développer la filière navale québécoise, le tout adossé au plan d'investissement de 200 G$ d'Hydro-Québec.

La mesure la plus inhabituelle n'est pas chiffrée : en cas de victoire, la cheffe caquiste garderait pour elle la responsabilité de l'allègement réglementaire, qui relèverait directement du bureau de la première ministre plutôt que d'un ministère.

Repères datés — Radio-Canada, Jérôme Labbé, entrée de 10 h 14 HAE de la couverture en direct du jour 26, 21 septembre 2026, pour le montant, les postes et l'allègement réglementaire · Noovo Info, « Élections Québec 2026, jour 26 : voici l'horaire des chefs de parti aujourd'hui », 21 septembre 2026, 5 h 02, mis à jour à 8 h 53, pour le lieu et l'heure. Calcul QuébExpress : 400 + 300 + 90 = 790 M$ sur 1 200 M$ annoncés, soit 410 M$ non ventilés dans la couverture du jour.
TousLa carte régionale du sondage : le PLQ tient l'île, le PQ tient les couronnes, le PCQ tient Québec

Le grand échantillon permet des sous-échantillons régionaux, chacun avec sa propre marge. Sur l'île de Montréal (n = 731, ±3,6 %), le PLQ de Charles Milliard mène à 31 % et le PQ n'arrive que troisième, à 19 %. Sur la Rive-Nord (n = 517, ±4,3 %), le PQ est à 32 % ; sur la Rive-Sud (n = 513, ±4,3 %), à 30 %. Dans la région métropolitaine de Québec (n = 713), le PQ et le PCQ sont à égalité à 27 %, devant la CAQ à 21 % et le PLQ à 13 %.

Plus loin des centres, les écarts se creusent : le PQ obtient 39 % au Saguenay–Lac-Saint-Jean contre 32 % à la CAQ (n = 512, ±4,3 %, terrain du 7 au 14 septembre), et 46 % au Bas-Saint-Laurent. En Estrie, où la cheffe caquiste passait la journée, le PQ et la CAQ sont à égalité à 29 %, le PCQ devance le PLQ de justesse, 16 % contre 15 % (n = 501, ±4,4 %, terrain du 8 au 15 septembre). Dans cette même région, 43 % des répondants ayant une intention de vote disent pouvoir encore changer d'avis.

Repères datés — Radio-Canada, Charles Séguin, « Le PQ en avance dans les couronnes de Montréal », 21 septembre 2026, 4 h 30 HAE, pour l'île et les deux couronnes · Radio-Canada, entrée de 7 h 42 HAE de la couverture en direct du jour 26 et Le Soleil, « Péquistes et conservateurs au coude-à-coude dans la région de Québec », 21 septembre 2026, pour la RMR de Québec · Radio-Canada, « Le Parti québécois en tête au Saguenay–Lac-Saint-Jean », 21 septembre 2026, pour le Saguenay et le Bas-Saint-Laurent · Radio-Canada, « Les conservateurs devancent les libéraux en Estrie », 21 septembre 2026, pour l'Estrie. Les fenêtres de terrain des sous-échantillons régionaux ne coïncident pas toutes avec celle de l'échantillon provincial : elles sont rapportées telles que publiées.

Écarts 2

CAQLe tiers du « plan économique » de 1,2 G$ a déjà été annoncé la veille

Le document déposé à Coaticook est présenté comme le plan économique de la CAQ pour un prochain mandat : 1,2 G$ d'interventions ciblées sur quatre ans, trois postes chiffrés, un adossement au plan d'Hydro-Québec.

L'écart : deux des trois postes chiffrés — 300 M$ d'infrastructures portuaires et 90 M$ pour la filière navale — sont exactement ceux que la même cheffe annonçait la veille au chantier Davie, à Lévis, dans un plan maritime présenté comme distinct. Ces 390 M$ représentent 33 % du milliard deux annoncé aujourd'hui. Il reste un poste neuf, les 400 M$ de formation et de requalification, et 410 M$ que la couverture du jour ne ventile pas. À l'échelle qu'il prétend traiter, l'ordre de grandeur reste modeste : 1,2 G$ sur quatre ans face à 84,8 G$ d'exportations québécoises vers les États-Unis en 2025, sur 121,6 G$ d'exportations totales, dans une année où les livraisons vers le sud reculent de 11,2 % sur cinq mois. Les 200 G$ d'Hydro-Québec, eux, ne sont pas un engagement de campagne : c'est le plan d'une société d'État, invoqué comme levier.

Repères datés — Radio-Canada, entrée de 10 h 14 HAE du jour 26, 21 septembre 2026, pour le plan et ses postes · édition QuébExpress 0920 et Radio-Canada, couverture du jour 25, entrée de 9 h 40 HAE, pour les 300 M$ et 90 M$ annoncés le 20 septembre. comm-expo-veus-qc 84,8 G$ · comm-expo-total-qc 121,6 G$ · comm-expo-peus-qc 69,8 % · comm-expo-vareus-qc −11,2 % (cinq premiers mois de 2026) — Institut de la statistique du Québec, faits saillants 2025. Calculs QuébExpress : 300 + 90 = 390 M$ ; 390 ÷ 1 200 = 0,33 ; 1 200 − 790 = 410 M$.
PQPremier à 29 %, et un projet que sept répondants sur dix refusent

Le PQ est en tête du sondage le plus large de la campagne, premier dans les deux couronnes de Montréal, à 39 % au Saguenay–Lac-Saint-Jean et à 46 % au Bas-Saint-Laurent. C'est la position d'un parti qui gouverne dans les projections.

L'écart : la même enquête mesure 30 % d'intentions favorables à la souveraineté contre 70 % défavorables, et 55 % seulement chez les électeurs péquistes eux-mêmes. Dans deux des régions les plus favorables au parti, l'écart est plus frappant encore : 36 % de oui au Saguenay–Lac-Saint-Jean, une région qui avait voté à 70 % pour le oui en 1995 ; 21 % de oui en Estrie. Le sondeur Raynald Harvey le formule d'une image : l'option souverainiste met « un sabot de Denver » sur l'autobus péquiste et l'empêche de dépasser 29 %. L'écart n'est pas entre le PQ et ses adversaires — il est entre le vote qu'on lui donne et le projet qu'on lui refuse.

Repères datés — Radio-Canada, Jean-François Thériault, 21 septembre 2026, pour les 30 % / 70 % provinciaux et les 55 % chez les électeurs du PQ · Radio-Canada, sondage régional du Saguenay–Lac-Saint-Jean, 21 septembre 2026, pour les 36 % de oui et le rappel du résultat de 1995 · Radio-Canada, sondage régional de l'Estrie, 21 septembre 2026, pour les 21 % de oui · Le Soleil, 21 septembre 2026, pour la citation de Raynald Harvey. Aucune prémisse du socle ne mesure l'appui à la souveraineté.

Faux pas 1

CAQChristine Fréchette ne nomme qu'un de ses quatre adversaires dans la circonscription qu'elle brigueJugement

En marge du dévoilement de ses engagements pour Trois-Rivières, la cheffe de la CAQ a été invitée à nommer les candidats qui se présentent contre elle. Elle a donné d'emblée celui du PQ, Jean Pellerin. Pour la libérale Valérie Renaud-Martin, elle n'a d'abord trouvé que le prénom, son équipe soufflant le reste. Pour le solidaire Steven Roy Cullen, elle a lancé « Cullen ? ». Pour le conservateur Jonathan Couturier, elle a dit ne pas savoir de qui il s'agissait. Elle a reconnu suivre « de loin » la campagne locale.

Le verdict porte sur ce que la scène dit d'un pari, pas sur la mémoire de qui que ce soit. Trois-Rivières n'est pas une circonscription héritée : c'est celle que la cheffe a choisie, en candidate parachutée, à un moment où son parti est projeté à 21 sièges. Le même jour, la CAQ est à 22 % au national et à 29 % en Estrie, où elle passait la journée — pas dans la Mauricie où elle se présente. Et elle sera absente du débat local de mardi, organisé par Radio-Canada Mauricie et la Chambre de commerce.

C'est un jugement éditorial sur la conduite d'une campagne personnelle, pas une mesure de ses effets : rien dans les sources du jour ne dit ce que l'épisode coûtera dans Trois-Rivières le 5 octobre.

Repères datés — Radio-Canada Mauricie, Julie Grenon, « Fréchette a du mal à identifier ses adversaires dans Trois-Rivières », pour les quatre noms, les citations et l'absence au débat de mardi, repris à l'entrée du matin de la couverture en direct du jour 26, 21 septembre 2026 · Radio-Canada, vidéo « Christine Fréchette suit la campagne "de loin" dans Trois-Rivières », 21 septembre 2026 · Qc125, mise à jour du 20 septembre 2026, pour les 21 sièges projetés · sondage Segma pour Radio-Canada et Les Coops de l'information, 21 septembre 2026, pour les 22 % nationaux et les 29 % en Estrie. Verdict éditorial : aucune prémisse du socle ne mesure la conduite d'une campagne locale.

Bons coups 1

PCQAu sommet de sa vie politique, Éric Duhaime parle de participation plutôt que de victoireJugement

Un chef à qui un sondage donne son meilleur score historique dispose de deux options : encaisser la vague ou la discipliner. Devant la Maison de Radio-Canada, à Montréal, Éric Duhaime a choisi la seconde — « Il faut rester prudent. Notre vote, il faut le faire sortir » — en désignant lui-même la faiblesse structurelle de sa remontée : un électorat plus jeune que la moyenne, donc moins sûr de se déplacer le 5 octobre. Le sondage lui donne 18 %, à un point du PLQ, 23 % chez les 18-34 ans, et 65 % d'appuis fermes. Il s'est aussi dit prêt à collaborer sans former de coalition en situation de gouvernement minoritaire.

L'exécution suit le diagnostic dans la même journée : un plan jeunesse à 15 h au château Saint-Ambroise, à Montréal, et une conférence de presse matinale calée à l'endroit et à l'heure où la nouvelle du sondage circulait. Le vote par anticipation a lieu les 27 et 28 septembre ; c'est le calendrier que le discours vise.

Le verdict porte sur la manœuvre, pas sur le résultat : les 18 % sont une mesure, la façon de les jouer est un jugement. Qc125, qui intègre des relevés plus anciens, projetait encore 14 sièges au PCQ le 20 septembre.

Repères datés — Radio-Canada, entrée de 9 h 13 HAE de la couverture en direct du jour 26 (Joëlle Girard, Jean-François Thériault, Jérôme Labbé, Nicolas Bourcier), 21 septembre 2026, pour les citations et la position sur un gouvernement minoritaire · Le Soleil, 21 septembre 2026, pour les 65 % d'appuis fermes et les dates du vote par anticipation · Radio-Canada, sondage Segma, 21 septembre 2026, pour les 18 % et les 23 % chez les 18-34 ans · Noovo Info, horaire des chefs du jour 26, pour le plan jeunesse de 15 h · Qc125, mise à jour du 20 septembre 2026, pour les 14 sièges projetés. Verdict éditorial : aucune prémisse du socle ne mesure une stratégie de mobilisation.

Tendance de la semaine

Le terrain reprend la parole, et c'est le PCQ qui monte

Pendant six jours, la campagne n'a été lue qu'à travers un modèle : Qc125 n'avait plus de sondage neuf à digérer depuis le relevé Nanos du 14 septembre, et sa projection du 20 septembre reconduit encore PQ 52, PLQ 31, CAQ 21, PCQ 14, QS 9. Le sondage Segma publié ce matin est le premier terrain neuf de la semaine, et le plus large de la campagne. Il déplace deux choses : le PCQ passe de 16 % (Nanos, terrain au 14 septembre) à 18 %, son sommet, et le PLQ recule de 24 % à 19 %, ce qui ramène l'écart entre eux de huit points à un seul. Le PQ, lui, est à 29 %, exactement là où Léger le trouvait le 13 septembre. Verdict : montée — celle du PCQ, dans un champ par ailleurs immobile.

Deux réserves tiennent ensemble. La première est technique : les relevés ne sont pas comparables terme à terme — 5 572 répondants et ±1,3 % chez Segma, 537 et ±4,5 % chez Nanos, et les cinq maisons de la semaine du 13 septembre se contredisaient déjà sur la deuxième place, Mainstreet plaçant même la CAQ première à 29 %. Un écart de deux points entre deux maisons différentes n'est pas une tendance ; ce qui en fait une ici, c'est que le PCQ monte dans le même sens depuis trois relevés successifs et que sa taille d'échantillon d'aujourd'hui rend le point beaucoup moins fragile qu'à l'habitude.

La seconde porte sur la tête de course, qui encadre toute la lecture : le PQ est premier à 29 % dans ce sondage et tient 52 des 127 sièges projetés par Qc125, à douze du seuil de majorité de 64. Le simulateur Route 127 (ASGO) a recoupé le dernier sondage Léger publié avant chacune des trois dernières élections générales contre le résultat officiel : le PQ y a été surestimé trois fois sur trois, de 1,7 à 2,9 points selon l'année. Cela ne défait pas le verdict de montée, qui se mesure entre le PCQ et le PLQ — mais quand la première place est estimée avec des instruments dont le biais est documenté et toujours orienté dans le même sens, l'avance péquiste est une donnée moins massive qu'elle n'en a l'air, et la marche vers la majorité plus longue.

Verdict de semaine — montée. Sources : sondage Segma pour Radio-Canada et Les Coops de l'information, terrain du 8 au 17 septembre 2026, n = 5 572, ±1,3 % · compilation Wikipédia des sondages, consultée le 21 septembre 2026, pour Nanos, Léger, Research Co., Synopsis, Mainstreet et Pallas · Qc125, mise à jour du 20 septembre 2026. Calculs QuébExpress : 19 − 18 = 1 point ; 24 − 19 = 5 points de recul libéral ; 64 − 52 = 12 sièges. inst-scru-sieges-qc 127 sièges · inst-scru-major-qc 64 sièges · inst-scru-biaispq-qc 1,7 point (2022 ; 2,9 en 2018, 2,7 en 2014) — Route 127 (ASGO), page de méthodologie, route127.ca/en.
RepèreDatePQCAQPLQPCQQS
Segma — Radio-Canada / Les Coops de l'information, électeurs décidés (n = 5 572, ±1,3 %)terrain 8-17 sept.29 %22 %19 %18 %12 %
Qc125 — sièges projetés [fourchette]m. à j. 20 sept.52 [35-73]21 [2-39]31 [26-38]14 [7-18]9 [3-12]
Qc125 — intentions de vote projetées (marges de 2 à 3 points)m. à j. 20 sept.29 %23 %21 %16 %11 %
Nanos — électeurs décidés (n = 537, ±4,5 %)terrain jusqu'au 14 sept.28 %22 %24 %16 %9 %
Léger — électeurs décidés (n = 1 013, ±3,08 %)terrain jusqu'au 13 sept.29 %21 %23 %17 %10 %
Research Co. — électeurs décidés (n = 705, ±3,9 %)terrain jusqu'au 13 sept.28 %23 %22 %16 %10 %
Synopsis / La Presse — électeurs décidés (n = 879, ±3,15 %)terrain jusqu'au 13 sept.28 %24 %22 %14 %11 %
Mainstreet — électeurs décidés (n = 2 145, ±2,1 %) — seul relevé plaçant la CAQ premièreterrain jusqu'au 13 sept.26 %29 %20 %16 %6 %
Pallas — électeurs décidés (n = 1 085, ±3,0 %)terrain jusqu'au 12 sept.27 %23 %23 %16 %11 %
Segma — sous-échantillon île de Montréal (n = 731, ±3,6 %)terrain 8-16 sept.19 %—31 %——
Segma — sous-échantillon RMR de Québec (n = 713)terrain 8-17 sept.27 %21 %13 %27 %12 %
Segma — sous-échantillon Saguenay–Lac-Saint-Jean (n = 512, ±4,3 %)terrain 7-14 sept.39 %32 %5 %17 %7 %
Segma — sous-échantillon Estrie (n = 501, ±4,4 %)terrain 8-15 sept.29 %29 %15 %16 %10 %

Sondages antérieurs au 21 septembre : compilation Wikipédia des sondages sur les élections générales québécoises de 2026, consultée le 21 septembre 2026 ; valeurs arrondies telles qu'elles y figurent. Les sous-échantillons régionaux de Segma sont rapportés tels que publiés par Radio-Canada, avec leurs fenêtres de terrain propres ; les cases vides sont des valeurs que la source consultée ne publie pas. Les tirets ne valent pas zéro.

Chemin parcouru

Perspectives

ForteÉric Duhaime sera traité en quatrième homme au débat du 23 septembre, et les quatre autres chefs devront décider s'ils l'attaquent

Un parti à 18 %, à un point du PLQ, avec 65 % d'appuis fermes et une pointe à 27 % dans la région de Québec, ne se traite plus comme une nuisance de fin de liste. Le calendrier est fixe : dernier débat des chefs le 23 septembre à 20 h, vote par anticipation les 27 et 28, scrutin le 5 octobre (inst-scru-datel-qc). Duhaime a lui-même ouvert la porte à une collaboration sans coalition en situation minoritaire — une position que ses adversaires devront soit valider, soit attaquer en direct.

Cotée forte parce que les trois éléments sont déjà publiés et datés : les pourcentages du sondage du 21 septembre, la date du débat, et la déclaration du chef le même matin. La prudence de la cote porte sur le ton, pas sur l'occasion : aucune source du jour ne dit comment les quatre autres chefs comptent s'y prendre.

MoyenneLe PLQ perd la deuxième place au profit de la CAQ dans les projections avant le scrutin

Qc125 projetait encore 31 sièges au PLQ et 21 à la CAQ le 20 septembre, sur la foi de sondages dont le plus récent donnait 24 % aux libéraux. Le relevé d'aujourd'hui les met à 19 %, cinq points plus bas, avec la CAQ à 22 % — et le modèle n'a pas encore digéré ce terrain. Le PLQ conserve un socle réel, l'île de Montréal, où il mène à 31 % ; mais il est à 13 % dans la région de Québec, à 15 % en Estrie et à 5 % au Saguenay–Lac-Saint-Jean, ce qui limite la conversion de ses votes en sièges hors de l'île.

Cotée moyenne parce qu'un seul relevé, si large soit-il, ne fait pas une bascule : les cinq maisons de la semaine du 13 septembre se contredisaient sur la deuxième place, et la fourchette de Qc125 pour la CAQ, de 2 à 39 sièges, est la plus large des cinq partis — elle dit que le modèle lui-même ne tranche pas. Le seuil de majorité de 64 sièges (inst-scru-major-qc) sur 127 (inst-scru-sieges-qc) reste le seul repère fixe de cette lecture.

FaibleLa guerre tarifaire redevient un enjeu de fin de campagne

Le Québec place 69,8 % de ses exportations de marchandises aux États-Unis, 84,8 G$ sur 121,6 G$ en 2025, et ces livraisons ont reculé de 11,2 % sur les cinq premiers mois de 2026 ; le tarif américain universel est à 10 %, celui de l'article 338 à 50 %, le taux effectif moyen autour de 6 % et plus de 80 % des exportations restent exemptes de droits sous l'ACEUM. La matière est là, et la CAQ en a fait sa carte : Christine Fréchette arrive première à la question de savoir qui gérerait le mieux la crise tarifaire, 23 % au national, 25 % en Estrie, 29 % au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Cotée faible parce que les électeurs ne la classent pas là : 9 % seulement placent la guerre tarifaire en tête de leurs priorités, contre 38 % pour le coût de la vie et 25 % pour l'accès aux soins ; et à la même question sur la crise tarifaire, la réponse la plus fréquente est « aucun » ou « ne sait pas », à 26 %. Le socle borne l'argument des deux côtés — comm-expo-peus-qc 69,8 %, comm-tari-effect-ca 6 %, comm-tari-franc-ca plus de 80 % : l'exposition est réelle, le choc effectif reste partiel, et aucun fait de campagne du 21 septembre n'a porté sur les tarifs.

Outils et méthode de recherche

Ce qui a été vérifié, ce qui ne l'a pas été

Le grand titre est accroché au faux pas du jour, comme le veut la méthode quand il y en a un : Christine Fréchette, nommée, dans la circonscription qu'elle brigue. Aucun autre fait du 21 septembre ne portait un verdict aussi net.

Fenêtres de terrain disjointes. L'échantillon provincial de Segma est daté du 8 au 17 septembre par Radio-Canada et par Le Soleil. Les sous-échantillons régionaux portent d'autres fenêtres : 8 au 16 septembre pour l'île de Montréal et les couronnes, 8 au 15 pour l'Estrie, 7 au 14 pour le Saguenay–Lac-Saint-Jean. Elles sont rapportées telles que publiées, sans être harmonisées, et les régions ne s'additionnent pas au total provincial.

Deux mesures distinctes de la souveraineté. L'édition retient les 30 % de oui et 70 % de non de l'enquête provinciale rapportés par Radio-Canada. Le Soleil rapporte, dans le même sondage, un appui « au projet souverainiste » de 26 % : la formulation des deux questions n'est pas identifiable depuis les articles, les deux chiffres ne sont donc pas traités comme interchangeables et seul le premier est utilisé.

Horodatage de l'article de Trois-Rivières. Le dossier électoral de Radio-Canada classe le reportage de Julie Grenon au 21 septembre, et la couverture en direct du jour 26 le reprend ; la page de l'article affichait toutefois « publié hier à 4 h 00 HAE, mis à jour hier à 16 h 07 HAE » au moment de la lecture. L'heure exacte de première publication n'est donc pas tranchée ici ; les faits rapportés, eux, sont ceux du reportage et de la vidéo qui l'accompagne.

Le PCQ de Trois-Rivières. Le candidat conservateur y est nommé Jonathan Couturier dans le reportage. Un analyste du même prénom et du même nom est cité ailleurs dans la couverture régionale du jour : l'édition ne présume aucun lien entre les deux mentions et n'en cite qu'une.

Ce qui n'a pas été trouvé. Le contenu des annonces du PLQ à l'usine Paccar de Sainte-Thérèse, du PQ sur les projets d'infrastructures de l'est de Montréal à la station Honoré-Beaugrand, de QS sur le logement social au parc Alphonse-Télésphore-Lépine et du plan jeunesse conservateur de 15 h n'était couvert par aucune source accessible au moment d'écrire : seuls les lieux, les heures et les thèmes, tirés de l'horaire publié, sont rapportés — aucun montant ne leur est attribué. Le Devoir et La Presse ont renvoyé une erreur 403 : aucun chiffre n'en a été tiré, y compris de l'article de La Presse sur le rôle de « rassembleur » d'Éric Duhaime. Les 410 M$ non ventilés du plan économique caquiste ne sont attribués à aucun poste. Les tarifs américains et les contre-tarifs n'ont produit aucune actualité de campagne le 21 septembre : l'axe comm du socle sert ici à borner une perspective, non à la mesurer.

Sources du jour