Samedi 26 septembre 2026 jour 31 de campagne J-9 avant le scrutin 127 sièges · majorité à 64

Jour 31 : deux mouvements, et ils tiennent tous les deux à la même affaire. La CAQ perd un point — après trois points de presse en une journée sur les allégations d'ingérence américaine, Christine Fréchette n'a toujours pas dit aux quatre autres chefs ce qu'elle savait ni depuis quand, et elle refuse de dire si son parti a transmis le dossier au Journal de Montréal. Le PQ en gagne un : visé par l'insinuation de Charles Milliard sur des rencontres américaines, Paul St-Pierre Plamondon a démenti, puis a ouvert de lui-même son carnet — des échanges confidentiels avec des élus de France, d'Écosse et de Belgique depuis 2020 —, et a renoncé à la mise en demeure qu'il avait laissée planer. La CAQ descend de −8 à −9, le PQ remonte de −1 à 0.

PartiAujourd'huiCumul
QS 0 +7
PLQ 0 +1
PQ +1 0
PCQ 0 −2
CAQ −1 −9

La question du jour

Trois points de presse en un jour : pourquoi Christine Fréchette n'a-t-elle rien dit aux quatre autres chefs sur l'ingérence ?

L'essentiel du jour

La veille du vote par anticipation, la campagne change de sujet d'un coup : un centre d'analyse américain a proposé en février de soutenir secrètement le Parti québécois pour affaiblir le Canada, et Ottawa en aurait averti le gouvernement caquiste à trois reprises depuis le début de 2026. Ce n'est pas l'ingérence qui occupe la journée, c'est la gestion de l'information à son sujet : Christine Fréchette a tenu trois points de presse vendredi sans que les quatre autres chefs sachent davantage, et aucun d'eux ne s'en prive aujourd'hui.

Tendances 3

TousUn blogue de février, trois avertissements d'Ottawa, et la campagne bascule à neuf jours du vote

Le document au cœur de la journée n'est pas neuf : le 26 février 2026, la Defense Analyses and Research Corporation — un centre d'analyse établi à Arlington, en Virginie, et à El Segundo, en Californie — publiait sur son site un billet proposant que les États-Unis envisagent un « soutien couvert » au Parti québécois avant l'élection : appui financier, opérations psychologiques favorables à la souveraineté, négociations commerciales préférentielles. L'objectif affiché du texte est d'affaiblir le Canada. C'est Le Journal de Montréal qui l'a sorti ; selon le quotidien, Ottawa a averti le gouvernement caquiste à trois reprises — au début de 2026, au début de septembre, puis ces derniers jours.

Autour du document, les dates ne concordent pas encore. Le Service canadien du renseignement de sécurité avait offert en juin 2026 des séances d'information sur l'ingérence étrangère à tous les partis politiques québécois. Christine Fréchette dit pour sa part n'avoir appris les allégations que samedi et avoir rencontré le SCRS mercredi. Elle a demandé une rencontre à Mark Carney, indique que le ministère de la Sécurité intérieure analyse la situation, et maintient qu'« aucune information ne nous a été confirmée indiquant qu'une ingérence a été observée dans notre processus électoral » — tout en disant qu'« il semble y avoir des tentatives du côté d'intérêts américains pour déstabiliser le Canada, déstabiliser le Québec ». Les deux phrases sont du même jour.

Le dossier en rejoint un autre, déjà documenté : un représentant américain a tenté de négocier directement avec Québec les tarifs sur l'aluminium, hors du canal fédéral, ce que la première ministre dit avoir refusé sur-le-champ. C'est la première fois de la campagne que l'axe commercial cesse d'être un argument budgétaire pour devenir une question de souveraineté du processus électoral lui-même.

Repères datés — Radio-Canada, Sandrine Côté, « Les partis ébranlés par des allégations d'ingérence américaine dans la campagne », 26 septembre 2026 · Radio-Canada, couverture en direct du jour 31, entrées de 10 h 37 à 13 h 32 HAE · CP24 / CTV, Joe Lofaro et Kelly Greig, 25 septembre 2026 (billet DARC daté du 26 février 2026 ; sièges d'Arlington, Virginie, et d'El Segundo, Californie ; séances d'information du SCRS offertes aux partis en juin 2026). Les trois avertissements d'Ottawa sont attribués au Journal de Montréal par Radio-Canada ; la page du quotidien n'a pas été lue. Socle : comm-expo-peus-qc 69,8 % des exportations québécoises de marchandises vers les États-Unis (ISQ, 2025) · inst-scru-datel-qc scrutin du 5 octobre 2026.
CAQLa constitution québécoise revient, à l'Université du Québec en Outaouais

Deuxième visite de Christine Fréchette en Outaouais — Charles Milliard y était pour la troisième fois le même jour. À l'UQO, la cheffe caquiste a annoncé qu'un gouvernement reconduit redéposerait un projet de constitution québécoise à l'ouverture de la prochaine session parlementaire : « Grâce à la constitution, on va pouvoir s'affirmer, sans se séparer [du Canada]. » Le premier projet, déposé en 2025 par le ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette, est mort au feuilleton en juin après l'opposition des partis et les réserves de groupes autochtones.

Le reste de l'annonce est plus concret que le texte constitutionnel : priorité aux résidents permanents et aux « citoyens québécois » pour les places en service de garde et les allocations logement, une cible de 45 000 immigrants permanents par année dont 77 % de francophones, et le renouvellement de la disposition de dérogation pour les lois sur la laïcité et sur la langue. Le même jour où son parti est accusé d'avoir instrumentalisé un dossier d'ingérence souverainiste, la CAQ campe sur l'autonomisme — la position qu'elle martèle depuis le rassemblement de la mi-campagne.

Repère daté — Le Droit, Sarah-Jeanne Tremblay et Justine Mercier, « La CAQ veut ramener le projet de constitution québécoise », 26 septembre 2026, 12 h 23, mis à jour 13 h 52 (repris par La Tribune) · Radio-Canada, couverture en direct du jour 31, entrée de 11 h 22 HAE (« Avec notre projet, on va accroître l'autonomie politique du Québec »). Les cibles d'immigration et la disposition de dérogation sont celles rapportées par Le Droit. Aucune prémisse du socle ne porte sur l'immigration ni sur le droit constitutionnel.
PCQLe PCQ arrêterait l'expansion du réseau de CPE

Éric Duhaime a annoncé qu'un gouvernement conservateur mettrait fin à l'expansion du réseau des centres de la petite enfance, au profit de « modes alternatifs » de garde : « On veut offrir des choix, on veut aussi aider celles et ceux qui n'y ont pas accès. » C'est la seule annonce de programme du jour 31 à porter sur un réseau existant plutôt que sur un ajout — les quatre autres formations ont passé la journée sur l'ingérence, la constitution, le logement et le troisième lien.

L'engagement se lit contre un chiffre déjà versé au dossier : Ruba Ghazal parlait au dernier débat de 30 000 enfants sans place, que la vérification de Radio-Canada a précisé à 30 688 en attente, pas tous en CPE. Le coût ou l'économie de la mesure conservatrice n'a été chiffré par aucune source accessible aujourd'hui, et QuébExpress ne l'avance pas.

Repères datés — Radio-Canada, couverture en direct du jour 31, entrée de 11 h 28 HAE, 26 septembre 2026 · Radio-Canada, La Vérif, 24 septembre 2026 (30 688 enfants en attente d'une place, voir QuébExpress 0924). Aucune prémisse du socle ne porte sur les services de garde.

Écarts 2

TousCinq programmes, une seule dette : 275 G$ en 2030-2031

Radio-Canada a publié une analyse des cinq cadres financiers rapportée à la trajectoire budgétaire réelle. Le décor : un déficit de 7,8 G$ en 2025-2026, un déficit prévu de 7,7 G$ en 2026-2027, une obligation légale de retour à l'équilibre en 2029-2030, et un horizon 2030-2031 où le ministère des Finances projette 189 G$ de revenus contre 186,3 G$ de dépenses. Chaque parti y pose ses leviers : la CAQ 2,2 G$ de dépenses neuves et 1,2 G$ de transferts fédéraux attendus, le PLQ 12 000 postes de moins dans la fonction publique, QS 5 G$ tirés d'un impôt sur les fortunes de plus de 25 M$ et 3,3 G$ d'économies par une société pharmaceutique publique, le PQ un équilibre visé dès 2028-2029, le PCQ 9,1 G$ de baisses d'impôt aux particuliers et 6,5 G$ aux entreprises financées par 14,3 G$ de compressions.

L'écart : la variable que les cinq cadres partagent n'est pas le déficit, c'est la dette. Le socle porte la dette nette du Québec à 250,3 G$ au 31 mars 2026, soit 38,8 % du PIB ; l'analyse projette 275 G$ en 2030-2031, avec un ratio qui doit rester sous environ 36 % à la fin de l'exercice. Entre les deux, 24,7 G$ de dette de plus — une soustraction, pas une prévision — dans un cadre où le ratio doit malgré tout baisser de près de trois points. Autrement dit : aucun des cinq programmes ne se lit contre l'autre sans se lire d'abord contre cette trajectoire, et le seul levier qu'aucun des cinq ne contrôle reste l'axe commercial, où 69,8 % des exportations québécoises de marchandises partent vers les États-Unis.

Repère daté — Radio-Canada, « Voyez l'impact des promesses électorales sur les finances du Québec », long format consulté le 26 septembre 2026 (déficits de 7,8 G$ en 2025-2026 et 7,7 G$ prévus en 2026-2027 ; 189 G$ de revenus et 186,3 G$ de dépenses projetés en 2030-2031 ; dette projetée à 275 G$ ; leviers des cinq partis). Socle : fisc-dett-nette-qc 250 300 000 000 CAD au 31 mars 2026 · fisc-dett-ratio-qc 38,8 % du PIB · comm-expo-peus-qc 69,8 % · econ-prix-ipc-qc 2,3 % d'inflation prévue en 2026. Calcul QuébExpress : 275 − 250,3 = 24,7 G$. Les montants par parti sont ceux rapportés par le diffuseur, sans arbitrage.
PQLe troisième lien péquiste, reporté après 2035, entre au marché public

Au marché public de Sainte-Foy, Paul St-Pierre Plamondon a assumé son changement de position sur le troisième lien : le projet est reporté à après 2035, en s'alignant sur le rapport de CDPQ Infra. Une électrice lui a dit devant la caméra : « C'est une belle décision. Ça m'a fait changer d'idée. » Le chef péquiste fait donc campagne sur un report — le seul des cinq chefs à défendre un projet de traversée en repoussant sa date plutôt qu'en avançant son coût.

L'écart : c'est exactement ce qu'Éric Duhaime lui reprochait le 24 septembre, en le pressant de chiffrer son tracé — « j'ai fait des maquettes, j'ai fait les coûts » — au lendemain du refus unanime des six maires de l'île d'Orléans opposés au tracé conservateur. Deux jours plus tard, la réponse péquiste n'est pas un chiffre, c'est un calendrier, et aucun débat n'est plus prévu pour la contester. L'écart n'est donc pas entre deux montants mais entre deux unités : le conservateur exige des dollars, le péquiste répond en années — et c'est le second qui est projeté à 63 sièges, le premier à 14.

Repères datés — Radio-Canada, couverture en direct du jour 31, entrée de 12 h 32 HAE, 26 septembre 2026 (« SUR LE TERRAIN | Le troisième lien s'invite au marché ») · Radio-Canada, « Éric Duhaime presse PSPP de dévoiler son projet de 3e lien », 24 septembre 2026, entrée de 7 h 31 HAE, voir QuébExpress 0924 · Qc125, projection du 25 septembre 2026 (PQ 63, PCQ 14). Aucun coût n'a été publié pour le tracé péquiste par aucune source consultée ; QuébExpress n'en avance aucun. Aucune prémisse du socle ne porte sur les infrastructures de transport.

Faux pas 1

CAQTrois points de presse, quatre chefs qui n'en savent pas plusJugement

Le fait d'ingérence alléguée n'appartient à personne : le billet est américain, il date du 26 février, et rien ne permet aujourd'hui de dire qu'il a été suivi d'effet. Ce qui appartient à Christine Fréchette, c'est la façon dont l'information a circulé. Elle a tenu trois points de presse vendredi. Le constat de Charles Milliard au lendemain est vérifiable par n'importe qui : « En trois points de presse de Mme Fréchette, vendredi, on n'est toujours pas plus avancé sur la situation exacte. » Éric Duhaime mesure le même écart autrement : « [Vendredi] matin, ça avait l'air bien grave. Et [vendredi] soir, ça avait l'air que c'était pas bien grave. »

Deux questions restent sans réponse au terme de la journée, et ce sont les deux seules qui relèvent de la cheffe. Pourquoi les autres chefs n'ont-ils pas été informés, alors qu'elle dit avoir rencontré le SCRS mercredi et qu'Ottawa aurait averti son gouvernement à trois reprises depuis le début de 2026 ? Et son parti a-t-il, oui ou non, transmis le dossier au Journal de Montréal deux jours avant l'ouverture du vote par anticipation ? Sur le premier point, Ruba Ghazal parle d'« un autre exemple où Christine Fréchette poursuit la tradition de la CAQ de ne pas toujours faire preuve de transparence ». Sur le second, la cheffe évite de répondre — et c'est ce silence qui a permis à Paul St-Pierre Plamondon d'installer publiquement l'hypothèse de la fuite intéressée.

Le verdict porte sur la conduite de l'information, non sur l'existence de l'ingérence, ni sur sa gravité, ni sur le fait de ne pas avoir tout dit — un dossier de renseignement comporte des contraintes que QuébExpress n'évalue pas. Il porte sur ceci : à neuf jours du scrutin et à la veille de l'anticipation, une première ministre qui parle trois fois en un jour et laisse les quatre autres chefs sans information commune fabrique elle-même les soupçons qui se retournent contre elle.

Fait de campagne — Repères datés : Radio-Canada, couverture en direct du jour 31, entrées de 10 h 37, 11 h 27, 12 h 14 (deux entrées), 12 h 22 et 13 h 20 HAE, 26 septembre 2026 · Radio-Canada, Sandrine Côté, « Les partis ébranlés par des allégations d'ingérence américaine dans la campagne », 26 septembre 2026 (rencontre avec le SCRS mercredi, allégations apprises samedi selon la cheffe, demande de rencontre à Mark Carney) · CP24 / CTV, Joe Lofaro et Kelly Greig, 25 septembre 2026 (« There is nothing to lead us to believe that these allegations… are true » ; séances d'information du SCRS offertes aux partis en juin 2026). Les trois avertissements d'Ottawa sont attribués au Journal de Montréal par Radio-Canada ; la page du quotidien n'a pas été lue et aucun chiffre n'en est tiré directement. Verdict éditorial : aucune prémisse du socle ne porte sur l'ingérence étrangère ni sur la sécurité nationale.

Bons coups 1

PQVisé par une insinuation, St-Pierre Plamondon ouvre son carnet plutôt que d'envoyer une mise en demeureJugement

Charles Milliard avait mis le chef péquiste au défi de préciser ses rencontres aux États-Unis, en signalant au passage ses propres intentions de voyage à Washington. La cible d'un billet américain appelant à un soutien couvert au PQ se trouvait donc sommée de prouver une absence — la position la plus difficile qui soit en campagne. Paul St-Pierre Plamondon a d'abord demandé une rétractation, puis a fait deux choses en une déclaration : il a démenti sans réserve — « Je n'ai pas eu de rencontres aux États-Unis, de rencontre politique avec qui que ce soit » — et il a versé de lui-même au dossier ce qu'on ne lui demandait pas, soit des échanges confidentiels avec des élus de France, d'Écosse et de Belgique depuis 2020.

Puis il a refusé d'aller plus loin : pas de mise en demeure contre le chef libéral, alors qu'il venait de la laisser planer. C'est le calcul inverse de celui qu'on attend d'un premier en sièges attaqué à neuf jours du vote. Une procédure aurait donné une semaine de titres à l'insinuation ; le démenti assorti d'une divulgation spontanée la referme en un après-midi, et laisse au dossier d'ingérence sa seule question ouverte, celle de la transparence caquiste.

Le verdict porte sur la conduite de la réplique, non sur la véracité du démenti, que QuébExpress n'est pas en mesure de vérifier, ni sur la nature des échanges européens, dont le contenu n'est pas public, ni sur le bien-fondé de l'interpellation libérale.

Nature du coup — exécution médiatique et conduite d'une réplique. Repères datés : Radio-Canada, couverture en direct du jour 31, entrées de 10 h 37 et 11 h 27 HAE, 26 septembre 2026 · Radio-Canada, Sandrine Côté, « Les partis ébranlés par des allégations d'ingérence américaine dans la campagne », 26 septembre 2026 (le chef péquiste qualifie de « désinformation » les insinuations de Charles Milliard). Les citations sont celles rapportées par le diffuseur. Verdict éditorial : aucune prémisse du socle ne porte sur l'ingérence étrangère.

Tendance de la semaine

Cinq jours sans sondage, et un siège de plus au PQ

Qc125 a mis à jour sa projection le 25 septembre : PQ 63 [40-76], PLQ 35 [29-40], PCQ 14 [8-19], QS 9 [3-12], CAQ 6 [0-29]. Par rapport au 24, deux valeurs seulement bougent, et de un siège chacune, en miroir : le PQ passe de 62 à 63, la CAQ de 7 à 6. Le modèle donne au PQ 99 % de probabilité de remporter le plus de sièges et 32 % d'obtenir la majorité. Côté sondages, toujours rien : la compilation consultée aujourd'hui ne porte aucune entrée après le relevé Léger du 21 septembre, et le débat des chefs du 23 comme l'affaire d'ingérence du 25 n'ont été mesurés par personne. Verdict : plateau, troisième jour — mais un plateau qui penche d'un siège par jour dans le même sens.

La réserve s'impose d'autant plus que la tête de course est péquiste et qu'elle touche presque le seuil. Le PQ est projeté à 63 sièges, à un seul du seuil de majorité de 64, et se tient à 29 % dans les deux derniers relevés publiés. Or le simulateur Route 127 (ASGO) a recoupé le dernier sondage Léger paru avant chacune des trois dernières élections générales avec le résultat officiel : le PQ y a été surestimé trois fois sur trois — de 2,7 points en 2014, de 2,9 en 2018, de 1,7 en 2022. Le siège qui sépare aujourd'hui le PQ de la majorité tient tout entier à l'intérieur de cette marge historique, et il se déplace dans un modèle qui n'a reçu aucune donnée d'enquête depuis cinq jours : ce n'est pas du vote qui bouge, c'est un ajustement de modèle. Le premier sondage susceptible de mesurer la dernière semaine ne paraîtra pas avant que l'anticipation des 27 et 28 septembre ait commencé.

Verdict de semaine — plateau. Sources : Qc125, projection mise à jour le 25 septembre 2026, consultée le 26 septembre ; projections des 22 et 24 septembre via QuébExpress 0924 et 0925 · Léger / Le Journal / TVA, terrain du 18 au 21 septembre 2026, n = 1 001, ±3,10 % · compilation Wikipédia des sondages, consultée le 26 septembre 2026, aucune entrée postérieure au 21 septembre. inst-scru-sieges-qc 127 sièges · inst-scru-major-qc 64 sièges · inst-scru-biaispq-qc 1,7 point (2022 ; 2,9 en 2018, 2,7 en 2014) — Route 127 (ASGO), page de méthodologie, route127.ca/en. Calcul QuébExpress : 64 − 63 = 1 siège.
RepèreDatePQCAQPLQPCQQS
Qc125 — sièges projetés [fourchette]m. à j. 25 sept.63 [40-76]6 [0-29]35 [29-40]14 [8-19]9 [3-12]
Qc125 — sièges projetés [fourchette]m. à j. 24 sept.62 [39-77]7 [0-30]35 [29-40]14 [8-19]9 [3-12]
Qc125 — sièges projetés [fourchette]m. à j. 22 sept.62 [40-77]7 [0-29]35 [29-41]14 [8-19]9 [3-12]
Léger — Le Journal / TVA, électeurs décidés (n = 1 001, ±3,10 %)terrain 18-21 sept.29 %20 %23 %17 %10 %
Pallas Data — électeurs décidés et enclins (n = 1 089, ±3,0 %)terrain 19 sept.28 %22 %22 %16 %11 %
Segma — Radio-Canada / Les Coops de l'information (n = 5 572, ±1,3 %)terrain 8-17 sept.29 %22 %19 %18 %12 %
Nanos — électeurs décidés (n = 537, ±4,5 %)terrain jusqu'au 14 sept.28 %22 %24 %16 %9 %
Research Co. — électeurs décidés (n = 705, ±3,9 %)terrain jusqu'au 13 sept.28 %23 %22 %16 %10 %
Léger — électeurs décidés (n = 1 013, ±3,08 %)terrain jusqu'au 13 sept.29 %21 %23 %17 %10 %
Synopsis — La Presse, électeurs décidés (n = 879, ±3,15 %)terrain jusqu'au 13 sept.28 %24 %22 %14 %11 %
Mainstreet — électeurs décidés (n = 2 145, ±2,1 %)terrain jusqu'au 13 sept.26 %29 %20 %16 %6 %

Sondages : compilation Wikipédia consultée le 26 septembre 2026 ; aucune entrée nouvelle depuis le relevé Léger du 21 septembre, soit cinq jours sans mesure. Les deux dernières lignes — Synopsis pour La Presse et Mainstreet — figuraient déjà dans la compilation et entrent aujourd'hui dans le tableau : Mainstreet est le seul relevé de la campagne à placer la CAQ en tête, à 29 %, huit points au-dessus du dernier Léger, et il n'a été publié par aucune source lue directement aujourd'hui. Les pourcentages de vote projetés par Qc125 ne sont pas repris — seules les projections de sièges le sont. La troisième probabilité affichée par Qc125 aujourd'hui, 67 %, n'est pas reprise : sa définition n'était pas lisible sans ambiguïté à côté des 99 % de pluralité et des 32 % de majorité.

Chemin parcouru

Perspectives

ForteLes électeurs de l'anticipation voteront sans qu'aucun sondage ait mesuré l'affaire d'ingérence

Cotée forte pour une raison de calendrier, pas d'opinion. Le vote par anticipation a lieu demain et après-demain, de 9 h 30 à 20 h ; l'affaire est sortie le 25 septembre au soir et a occupé la journée du 26. Un terrain d'enquête sérieux demande deux à quatre jours, et la compilation consultée aujourd'hui ne porte aucune entrée depuis le relevé Léger du 21 septembre — cinq jours de silence, qui couvrent déjà le dernier débat des chefs du 23.

Autrement dit, les deux jours de vote les plus lourds avant le 5 octobre se joueront sur les seuls chiffres du 21 septembre, antérieurs au débat comme à l'ingérence. inst-scru-datel-qc — le scrutin est le 5 octobre 2026 ; inst-scru-biaispq-qc rappelle que ces chiffres-là surestiment historiquement le PQ de 1,7 à 2,9 points.

MoyenneUne autorité fédérale parlera publiquement du dossier avant le 5 octobre

Trois éléments poussent dans ce sens : le SCRS avait déjà offert des séances d'information aux partis québécois en juin 2026, Christine Fréchette dit l'avoir rencontré mercredi et avoir demandé une rencontre à Mark Carney, et le ministère de la Sécurité intérieure analyse la situation selon la cheffe. Quand quatre chefs sur cinq réclament publiquement la même information, la voie la plus simple pour l'exécutif fédéral est une déclaration commune plutôt que cinq versions.

Cotée moyenne parce qu'aucune de ces démarches n'est annoncée comme devant aboutir avant le scrutin, et qu'une agence de renseignement a de bonnes raisons de ne rien dire en campagne. Aucune prémisse du socle ne porte sur l'ingérence étrangère : l'appréciation est éditoriale et ne s'appuie sur aucun chiffre.

FaibleLa constitution québécoise devient l'enjeu de la dernière semaine

Le projet a déjà échoué une fois : déposé en 2025 par Simon Jolin-Barrette, il est mort au feuilleton en juin après l'opposition des partis et les réserves de groupes autochtones. Le redéposer à neuf jours du vote, dans une journée dominée par un dossier de renseignement, c'est occuper un créneau que personne n'écoutait — et aucun des quatre autres chefs n'y a répondu aujourd'hui.

Cotée faible pour cette raison, et parce que la CAQ est projetée à 6 sièges sur 127 chez Qc125 le 25 septembre : un projet constitutionnel « à l'ouverture de la prochaine session parlementaire » suppose une majorité que la projection ne lui donne pas. inst-scru-major-qc 64 sièges. Il faudrait un déplacement de plus de cinquante sièges pour que l'engagement devienne exécutoire.

Outils et méthode de recherche

Ce qui a été vérifié, ce qui ne l'a pas été

Le grand titre est accroché au faux pas du jour et nomme la cheffe visée. Le fait nouveau du 26 septembre n'est pas l'existence du billet américain — il date du 26 février — mais la sortie simultanée des quatre autres chefs contre la conduite de l'information par Christine Fréchette, rapportée aux entrées de 10 h 37, 11 h 27, 12 h 14, 12 h 22 et 13 h 20 HAE de la couverture en direct du jour 31.

Le contenu du billet DARC n'a pas été lu à la source. Le nom du centre d'analyse, ses sièges d'Arlington et d'El Segundo, la date du 26 février 2026 et la formule de « soutien couvert » sont rapportés par CP24 / CTV ; le site du centre lui-même n'a pas été consulté, et QuébExpress ne reprend aucune autre phrase du texte. Les trois avertissements d'Ottawa — début 2026, début septembre, ces derniers jours — sont attribués au Journal de Montréal par Radio-Canada : la page du quotidien n'a pas été lue, et le fait est présenté comme une attribution, non comme une vérification.

Les dates de la séquence ne concordent pas, et ne sont pas arbitrées. Le SCRS a offert des séances d'information aux partis en juin 2026 (CP24 / CTV) ; la cheffe dit avoir appris les allégations samedi et rencontré le SCRS mercredi (Radio-Canada) ; Ottawa aurait averti son gouvernement dès le début de 2026 (Journal de Montréal, via Radio-Canada). Les trois énoncés sont rapportés tels quels, avec leur source ; QuébExpress n'en déduit aucune chronologie et ne qualifie la contradiction apparente ni de mensonge ni de malentendu.

Les chiffres budgétaires — déficits de 7,8 G$ et 7,7 G$, revenus de 189 G$ et dépenses de 186,3 G$ en 2030-2031, dette projetée à 275 G$, et les leviers par parti — viennent du long format de Radio-Canada sur l'impact des promesses, consulté aujourd'hui. Les 24,7 G$ d'écart avec la dette nette du socle sont une soustraction de QuébExpress (275 − 250,3), pas une prévision. Le coût des mesures annoncées aujourd'hui, celle du PCQ sur les CPE comme celle de la CAQ sur la constitution, n'a été chiffré par aucune source accessible : rien n'est avancé.

Ce qui n'a pas été trouvé. Le Devoir et CBC ont renvoyé 403 : aucun chiffre n'en a été tiré, y compris du compte rendu anglophone de l'affaire d'ingérence, lu uniquement chez CP24 / CTV. La page « horaire des chefs » de Noovo Info pour le jour 31 a renvoyé 404 au moment d'écrire : l'horaire du jour n'est établi que par la couverture en direct de Radio-Canada. Le contenu détaillé de l'engagement solidaire sur le moratoire contre les évictions, annoncé à Sherbrooke par la candidate Stéphanie Vachon en présence de la députée sortante Christine Labrie, n'est connu que par le communiqué de presse du parti — il n'est donc pas traité comme un fait de campagne vérifié, et n'entre ni dans les tendances ni dans le score. Aucun sondage n'a été publié depuis le 21 septembre. Aucune actualité tarifaire nouvelle n'est venue de quebec.ca ni de l'ISQ aujourd'hui : l'axe comm du socle est mobilisé pour borner la lecture budgétaire, non pour une annonce du jour.

Sources du jour