Mercredi 16 septembre 2026 jour 21 de campagne J-19 avant le scrutin 127 sièges · majorité à 64

Jour 21, journée de préparation aux débats : un seul mouvement, au Parti conservateur, dont le candidat de Laviolette–Saint-Maurice cumule 59 constats d'infraction en dix ans, à six jours de sa comparution. Le PCQ passe de −2 à −3 et rejoint la CAQ au dernier rang. Rien n'a bougé ailleurs : trois chefs sur cinq n'ont tenu aucune activité publique, et le bon coup du jour est hors partis — il ne compte pour personne.

PartiAujourd'huiCumul
QS 0 +5
PLQ 0 +1
PQ 0 −1
CAQ 0 −3
PCQ −1 −3

La question du jour

59 constats en dix ans, dont un à 114 km/h en zone de 50 : comment le PCQ d'Éric Duhaime a-t-il investi ce candidat ?

L'essentiel du jour

La campagne s'est arrêtée pour se préparer : Paul St-Pierre Plamondon n'avait aucune activité inscrite, Charles Milliard et Éric Duhaime ont répété toute la journée, et la couverture en direct de Radio-Canada n'a plus rien publié après 10 h 03. Le seul fait neuf du jour est un chiffre, et il vient du diffuseur du débat de ce soir : le sondage Nanos commandé par Noovo et Crave fait glisser la CAQ au troisième rang, à 21,6 % des électeurs décidés, derrière un PLQ à 23,7 %.

Tendances 3

CAQLe diffuseur du débat de ce soir publie, à 5 h du matin, le sondage qui place la CAQ troisième

Noovo et Crave ont commandé à Nanos Research un sondage dont le terrain court du 12 au 14 septembre, auprès de 537 répondants dont 485 électeurs décidés, par méthode hybride aléatoire — téléphone et en ligne —, avec une marge de ±4,3 points sur l'ensemble et de ±4,5 points chez les décidés. Chez ces derniers : PQ 27,9 %, PLQ 23,7 %, CAQ 21,6 %, PCQ 16,4 %, QS 8,7 %, autres 1,8 %. Les indécis pèsent 9,5 % de l'ensemble des répondants.

C'est le troisième relevé d'affilée qui place la CAQ hors du duo de tête. Léger, dont le terrain s'est clos le 13 septembre, la donnait déjà à 21 %, et mesurait à 19 % la part des répondants voyant en Christine Fréchette la meilleure première ministre — quatre points de moins qu'une semaine plus tôt — et à 16 % ceux lui accordant la meilleure campagne des sept derniers jours, cinq points de moins. La première ministre sortante est le seul des cinq chefs à avoir tenu une activité publique aujourd'hui : une rencontre avec des citoyens à Longueuil, à 9 h.

Repères datés — Noovo Info, « La CAQ tombe troisième dans un sondage électoral commandé par Noovo et Crave », Guillaume Théroux, 16 septembre 2026, 5 h, pour l'ensemble des valeurs Nanos (terrain 12-14 sept., n = 537 dont 485 décidés, ±4,5 chez les décidés) · Léger, publié le 14 septembre 2026, terrain du 10 au 13 septembre, n = 1 013, ±3,08 %, pour les 21 %, les 19 % et les 16 % · Noovo Info, « Élections Québec 2026, jour 21 : voici l'horaire des chefs de parti aujourd'hui », 16 septembre 2026, 5 h 03, pour l'activité de Longueuil. Aucune prémisse du socle ne mesure une intention de vote : aucune n'est invoquée ici.
PLQLe PLQ est deuxième dans les trois derniers sondages à électeurs décidés — mais dans la marge d'erreur

Trois maisons ont sondé la même semaine et aucune ne place plus le Parti libéral derrière la CAQ : Nanos le donne à 23,7 % contre 21,6 %, Léger à 23 % contre 21 %, Pallas Data à 23 % comme la CAQ, à égalité. Qc125, dans sa mise à jour du 15 septembre, lui projette 32 sièges contre 21 à la CAQ — onze de plus, avec une fourchette de 27 à 40 contre 2 à 40.

L'écart mesuré reste pourtant plus petit que l'instrument qui le mesure. Les 2,1 points qui séparent le PLQ de la CAQ chez Nanos s'inscrivent dans une marge de ±4,5 points ; les 2 points de Léger, dans une marge de ±3,08. Trois relevés indépendants qui penchent du même côté valent mieux qu'un seul, mais aucun d'eux ne suffit à lui seul à établir l'ordre des deuxième et troisième places.

Repères datés — Noovo Info / Nanos, 16 septembre 2026 (terrain 12-14 sept.) · Léger, 14 septembre 2026 (terrain 10-13 sept.) · Pallas Data, 14 septembre 2026 (terrain 12 sept., n = 1 085, RVI, ±3 %), relevé repris de l'édition 0915 · Qc125, projection mise à jour le 15 septembre 2026, consultée le 16 septembre. Calculs QuébExpress : 23,7 − 21,6 = 2,1 points ; 23 − 21 = 2 points ; 32 − 21 = 11 sièges. Aucune prémisse du socle invoquée.
TousLe prix d'une maison a doublé depuis 2018 ; les cinq partis répondent par des crédits d'impôt

Radio-Canada a comparé ce matin les promesses d'accès à la propriété. Le crédit d'impôt aux premiers acheteurs, aujourd'hui de 1 400 $, passerait à 7 000 $ selon la CAQ et à 3 000 $ selon le PQ. Sur les maisons neuves, le PLQ propose un remboursement de taxe pouvant atteindre 10 000 $ et relèverait le seuil d'admissibilité à 500 000 $ ; le PQ va jusqu'à 45 000 $ pour les premiers acheteurs. Le PLQ vise 100 000 logements par année ; Québec solidaire imposerait la totalité du gain en capital immobilier, prêterait jusqu'à 15 % de la valeur d'une propriété et achèterait 2 000 maisons pour les revendre 25 % sous le marché.

Le chiffre qui borne l'ensemble vient de l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec : le montant à débourser pour acquérir une maison a doublé depuis 2018. Les trois universitaires cités doutent de l'effet des mesures. François Des Rosiers, de l'Université Laval, sur les subventions à la demande : « Les promoteurs ne sont pas fous [...] rien ne les empêche d'augmenter les prix. » Jean-Philippe Meloche, de l'Université de Montréal, y voit de la « politique facile », visant une clientèle restreinte. Les deux mesures péquistes recoupent celles que QuébExpress avait relevées le 9 septembre — crédit porté de 1 400 $ à 3 000 $, 55 M$ par année, et taxe remboursée jusqu'à 45 000 $, 75 M$ par année : les montants concordent d'une source à l'autre.

Repères datés — Radio-Canada, « Accès à la propriété : vraies solutions ou mirages électoraux ? », Charles-Antoine Boulanger, 16 septembre 2026, 4 h HAE, pour toutes les valeurs et les citations ; le doublement des prix depuis 2018 y est attribué à l'APCIQ · édition QuébExpress 0909 pour le chiffrage annuel des deux mesures péquistes et l'édition 0907 pour le crédit caquiste porté à 7 000 $ (800 M$ sur quatre ans). econ-prix-ipc-qc 2,3 % — inflation moyenne prévue pour 2026, Finances Québec, mars 2026 : aucune des mesures annoncées n'est indexée dans les sources consultées.

Écarts 2

PCQ« Quelque 200 000 demandeurs d'asile » au débat, 190 000 dans la bouche du même parti deux jours plus tôt

Au Face-à-face de TVA, hier soir, Éric Duhaime a dit que ce qui l'inquiète, « c'est l'immigration incontrôlée », puis : « Parmi les quelque 200 000 demandeurs d'asile au Québec, certains viennent profiter de nos services. » Il a ajouté que « des tensions naissent quand des demandeurs d'asile arrivent ici et ont des services publics que la population, des Québécois, n'ont pas droit ».

L'écart : le 14 septembre, en présentant sa politique d'immigration, le même parti parlait des « 190 000 demandeurs d'asile au Québec ». Entre la conférence de presse et le plateau de télévision, deux jours ont passé et le nombre a gagné 10 000 personnes, soit 5,3 % de plus. Aucune des sources consultées aujourd'hui ne rattache l'un ou l'autre de ces deux chiffres à une statistique publique datée : ni la couverture du débat, ni celle de l'annonce du 14 septembre ne nomment la mesure d'origine ni son millésime. Ruba Ghazal a répondu sur le terrain des valeurs plutôt que sur celui des nombres — « Ce que ça prend, c'est une immigration intégrée et qui parle le français » —, et personne n'a demandé la source sur le plateau.

Repères datés — Radio-Canada, « Face-à-face : la CAQ et Christine Fréchette au cœur des débats », François-Alexis Favreau, 16 septembre 2026, 2 h 03 HAE, pour les trois citations d'Éric Duhaime, celle de Ruba Ghazal et le nombre de 200 000 · Noovo Info / La Presse Canadienne, « Immigration : le PCQ favoriserait les ressortissants de pays “démocratiques” », Caroline Plante, 14 septembre 2026, 10 h 01 (mis à jour 13 h), pour les 190 000. Calcul QuébExpress : 200 000 − 190 000 = 10 000, soit 5,3 % de 190 000. Aucune prémisse du socle ne porte sur les demandeurs d'asile — le socle ne couvre pas ce champ, et rien n'y est substitué.
CAQ« Non, c'est Donald Trump » : l'adversaire désigné, pendant qu'Ottawa privatise l'aéroport de Montréal sans appeler Québec

Interrogée au débat sur l'identité de son principal adversaire, Christine Fréchette a répondu : « Non, c'est Donald Trump. » Elle a défendu la même ligne sur la question nationale : un référendum « ferait simplement amener une épaisse couche additionnelle d'incertitude en plus de l'incertitude économique dans laquelle on baigne à cause de [Donald] Trump ».

L'écart : ce matin, on apprenait que Mark Carney veut confier à des investisseurs privés la gestion des quatre plus grands aéroports canadiens — Montréal, Toronto Pearson, Vancouver et Calgary —, le fédéral conservant la propriété des terrains. La première ministre du Québec n'a été ni informée ni consultée. Sa réaction : « c'est sûr que ça peut être bienvenu d'être consulté », avec une condition, « il ne faut pas que ce projet entraîne une hausse des coûts pour les usagers », et une formule d'attente, « c'est quelque chose qu'on va avoir à l'œil ». Le dossier le plus concret de la journée touchant un actif majeur en territoire québécois ne vient donc pas de Washington mais d'Ottawa, où le gouvernement sortant affirmait le 13 septembre, par la voix de Paul St-Pierre Plamondon, n'avoir obtenu aucune des 21 demandes fondamentales qu'il y avait portées. Désigner Trump reste défendable — le Québec place 69,8 % de ses exportations de marchandises aux États-Unis —, mais ce n'est pas l'adversaire qui a décidé aujourd'hui.

comm-expo-peus-qc 69,8 % — part des exportations québécoises de marchandises destinée aux États-Unis, ISQ, faits saillants 2025 · Repères datés — Radio-Canada, François-Alexis Favreau, 16 septembre 2026, 2 h 03 HAE, pour les deux citations de Christine Fréchette au débat · Noovo Info / La Presse Canadienne, « Privatisation de l'aéroport Trudeau : Fréchette n'a pas été consultée », Patrice Bergeron, 16 septembre 2026, 5 h 07, pour l'annonce fédérale, les trois citations de la première ministre et la réaction de Paul St-Pierre Plamondon (« ce n'est pas normal ») · édition QuébExpress 0915 pour les 21 demandes restées sans réponse, citées le 13 septembre.

Faux pas 1

PCQ59 constats d'infraction en dix ans : le filtrage conservateur n'a pas vu passer son candidat de Laviolette–Saint-MauriceJugement

Charles-Édouard Paquin, 27 ans, entrepreneur à la tête de CP Construction et candidat du Parti conservateur du Québec dans Laviolette–Saint-Maurice, a accumulé 59 constats d'infraction en dix ans de conduite, dont 45 pour des manquements au Code de la sécurité routière. Il doit comparaître le 22 septembre à la cour municipale de Trois-Rivières pour quatre constats datés du 18 novembre 2025, totalisant 4 065 $ : grand excès de vitesse — capté à 114 km/h dans une zone de 50 —, omission d'arrêter à un panneau d'arrêt, omission de s'arrêter au signal d'un policier, et conduite à une vitesse mettant en danger la vie. Il plaidera non coupable et conteste.

Le candidat reconnaît le reste : son travail dans la construction l'amenait à parcourir de longues distances, dit-il, « mais ce n'est pas une excuse » ; il a payé les amendes imposées et promet plus de prudence. La spécialiste de la communication politique Mireille Lalancette s'est dite surprise que le processus de filtrage du parti n'ait pas relevé ce dossier.

Le verdict porte sur le parti, pas sur l'automobiliste. Un dossier routier se vérifie ; il constitue précisément le genre de chose qu'un filtrage de candidatures existe pour trouver. À dix-neuf jours du scrutin et le jour même où son chef devait consacrer sa journée entière à préparer un débat de 90 minutes, le PCQ se retrouve à expliquer une comparution fixée au 22 septembre, en pleine campagne. C'est le faux pas du jour : non pas une contradiction de programme, mais une négligence d'organisation, dans le seul parti dont le chef n'a tenu aucune activité publique aujourd'hui.

Repères datés — Radio-Canada, « Un candidat conservateur cumule les constats d'infraction », Kassandra Lebel, 16 septembre 2026, repris dans la couverture en direct du jour 21 à l'entrée de 9 h 24 HAE, pour l'ensemble des chiffres, la nature des quatre constats, la citation du candidat et celle de Mireille Lalancette · Noovo Info, horaire du jour 21, 16 septembre 2026, 5 h 03, pour la journée de préparation d'Éric Duhaime. Verdict éditorial : aucune prémisse du socle ne mesure la qualité d'un processus d'investiture, et aucune ne pourrait le faire.

Bons coups 1

Hors partisLe jour où la campagne se taisait, l'appareil électoral a bougé deux fois — et l'anglais est revenu dans la documentationJugement

À 10 h 03, la Cour supérieure a tranché : une part de la documentation électorale devra être envoyée en anglais. Le juge Sylvain Lussier suspend temporairement la disposition de la Charte de la langue française qui l'interdisait. Le 1er septembre, Élections Québec avait annoncé que trois documents — le guide de l'électeur, l'avis d'inscription et la carte de rappel indiquant le lieu de vote et la liste des candidats — seraient postés en français seulement, avec un code QR menant à la version anglaise en ligne, l'institution s'estimant contrainte par la loi 96. L'audience s'était tenue le 10 septembre devant le même juge, à la demande de Geoffrey Chambers ; Élections Québec avait alors indiqué qu'une décision rendue d'ici le 16 septembre laisserait encore le temps de produire une carte de rappel en anglais. Elle est arrivée le 16.

Une demi-heure plus tôt, la même institution rappelait qu'environ 500 000 électeurs, sur 6,8 millions, doivent encore s'inscrire à la liste électorale ou y corriger leur adresse — ni le vote par anticipation ni le jour du scrutin ne permettent de le faire. L'inscription en ligne reste ouverte jusqu'au 22 septembre, et la date limite est le 1er octobre à 14 h.

Le coup est porté par des institutions, pas par un parti : il ne compte pour aucun chef au Score du jour. Il mérite la rubrique parce que le 16 septembre était le dernier jour utile pour que la décision serve à quelque chose, et parce que 500 000 électeurs représentent 7,4 % du corps électoral — davantage que l'écart entre le premier et le troisième parti dans n'importe lequel des sondages cités plus haut.

Repères datés — Radio-Canada, couverture en direct du jour 21, 16 septembre 2026, entrée de 10 h 03 HAE, Joëlle Girard (« Une part de la documentation électorale sera envoyée en anglais, tranche un juge ») et entrée de 9 h 31 HAE, même autrice, pour les 500 000 électeurs sur 6,8 millions et les dates limites · CBC News et Global News, couverture de l'audience du 10 septembre devant le juge Sylvain Lussier, consultées le 16 septembre 2026, pour l'annonce du 1er septembre, les trois documents, le code QR, la loi 96 et le demandeur. Calcul QuébExpress : 500 000 ÷ 6 800 000 = 7,4 %. Verdict éditorial : appréciation de portée civique, pas une mesure.

Tendance de la semaine

La deuxième place a changé de mains : le PLQ devance la CAQ dans les trois derniers relevés à électeurs décidés

Il y a une semaine, la CAQ était deuxième partout. Elle ne l'est plus dans aucun des trois sondages à électeurs décidés publiés depuis le 14 septembre : Léger la place troisième à 21 % derrière le PLQ à 23 %, Pallas les met à égalité à 23 %, et Nanos — publié ce matin par le diffuseur du débat de ce soir — la place troisième à 21,6 % derrière le PLQ à 23,7 %. Qc125 traduit la même chose en sièges depuis le 15 septembre : PLQ 32, CAQ 21. Verdict : bascule — celle de la deuxième place, pas celle de la première. Le PQ reste en tête dans les trois relevés, à 29 %, 27 % et 27,9 %, et Qc125 lui projette 52 sièges, douze sous le seuil de majorité de 64.

Une réserve porte sur l'avance du PQ, qui demeure l'assise de la projection. Le simulateur Route 127 (ASGO) a recoupé le dernier sondage Léger publié avant chacune des trois dernières élections générales contre le résultat officiel : le PQ y a été surestimé trois fois sur trois, de 1,7 à 2,9 points selon l'année. Les 52 sièges de Qc125 reposent donc sur des mesures qui, dans le passé récent, ont placé ce parti au-dessus de son résultat réel. Cela ne renverse pas la bascule constatée entre le PLQ et la CAQ — elle se joue plus bas dans le classement — mais rappelle que l'écart séparant le premier des autres est mesuré avec un instrument dont le biais est documenté.

Une seconde réserve tient à l'arithmétique des marges. L'écart PLQ-CAQ vaut 2,1 points chez Nanos pour une marge de ±4,5, et 2 points chez Léger pour une marge de ±3,08 : pris isolément, aucun de ces relevés n'établit l'ordre des deux partis. C'est leur convergence — trois maisons, trois méthodes, aucune ne remettant la CAQ deuxième — qui fonde le verdict, et non l'un d'entre eux.

Verdict de semaine — bascule. Sources : Noovo Info / Nanos, 16 septembre 2026 (terrain 12-14 sept.) ; Léger, 14 septembre 2026 (terrain 10-13 sept.) ; Pallas Data, 14 septembre 2026 (terrain 12 sept.) ; Qc125, mise à jour du 15 septembre 2026, consultée le 16. inst-scru-major-qc 64 sièges · inst-scru-sieges-qc 127 sièges · inst-scru-biaispq-qc 1,7 point (2022 ; 2,9 en 2018, 2,7 en 2014) — Route 127 (ASGO), page de méthodologie, route127.ca/en.
RepèreDatePQCAQPLQPCQQS
Nanos — électeurs décidés (n = 537 dont 485 décidés, hybride, ±4,5 %) — commandé par Noovo et Craveterrain 12-14 sept.27,9 %21,6 %23,7 %16,4 %8,7 %
Léger — électeurs décidés (n = 1 013, ±3,08 % ; QS selon la compilation Wikipédia)terrain 10-13 sept.29 %21 %23 %17 %10 %
Pallas Data — électeurs décidés (n = 1 085, RVI, ±3 %)terrain 12 sept.27 %23 %23 %16 %11 %
Mainstreet — ensemble des répondants, 12,4 % d'indécis (n = 2 145, RVI, ±2,1 %)terrain 11-13 sept.22,8 %25,4 %18,2 %14,6 %5,0 %
Léger — relevé précédent (n = 1 008, ±3,09 %)terrain 4-6 sept.29 %23 %22 %15 %10 %
Qc125 — sièges projetés [fourchette]m. à j. 15 sept.52 [33-71]21 [2-40]32 [27-40]13 [7-18]9 [3-12]
Qc125 — sièges projetés, relevé précédentm. à j. 11 sept.542431108

Chemin parcouru

Perspectives

ForteCe soir, 20 h : le second débat en deux jours, et le premier des trois à se tenir devant les cinq cadres financiers déposés

Le Grand Débat des chefs est diffusé à 20 h sur Noovo et Crave, pendant 90 minutes, depuis le Campus Bell de l'Île-des-Sœurs, sous l'animation de Michel Bherer. Crave l'a précédé à 19 h d'une émission de mise en bouche ; les analyses et les points de presse des cinq chefs suivent à 21 h 30, et l'intégral est repris à 23 h 30. Le troisième et dernier débat aura lieu le 23 septembre à Radio-Canada, à J-12.

Cotée forte parce que les dates, l'heure et le format sont arrêtés par les diffuseurs et publiés, et parce que l'exercice tombe dans une campagne dont le calendrier est fixe : le scrutin est le 5 octobre (inst-scru-datel-qc), pour 127 sièges et une majorité à 64 (inst-scru-sieges-qc, inst-scru-major-qc). Les cinq cadres financiers étant tous publics depuis hier, c'est le deuxième rendez-vous où la comparaison peut se faire ligne à ligne — et le premier tenu après que les sondages eurent déplacé la CAQ au troisième rang.

MoyenneLa deuxième place se rejoue dans les jours qui viennent, et les prochains terrains seront les premiers menés après deux débats

Les trois relevés qui placent le PLQ devant la CAQ ont tous été menés avant le Face-à-face du 15 septembre : Nanos s'est arrêté le 14, Léger le 13, Pallas le 12. Aucune mesure publiée à ce jour ne capte l'effet des deux débats de cette semaine, ni la révélation du 14 septembre sur le projet SIFA. Les 9,5 % d'indécis relevés par Nanos, dans une course où 2,1 points séparent les deuxième et troisième places, suffisent à les intervertir.

Cotée moyenne parce que la direction est cohérente d'une maison à l'autre mais que l'amplitude reste inférieure aux marges d'erreur — ±4,5 points chez Nanos, ±3,08 chez Léger —, et parce que la variable qui la déplacerait, la performance des chefs en débat, n'est pas mesurable avant la publication des prochains terrains. Aucune prémisse du socle ne permet de trancher : le socle ne contient aucune valeur d'intention de vote, par construction.

FaibleLe retour de l'axe commercial dans la campagne, à dix-neuf jours d'un scrutin que les tarifs n'ont pas encore structuré

Le jour 21 n'a produit aucune ligne sur le commerce extérieur : ni annonce, ni question au débat de la veille rapportée par les sources consultées, ni chiffre. C'est la constante de cette campagne, relevée depuis l'édition du 5 septembre. Pourtant le Québec place 69,8 % de ses exportations de marchandises aux États-Unis (comm-expo-peus-qc), le taux tarifaire effectif moyen appliqué aux marchandises canadiennes a doublé pour atteindre environ 6 % (comm-tari-effect-ca), et l'interdiction américaine visant les boissons alcoolisées, le lactosérum et les grosses motos canadiennes entre en vigueur le 29 septembre, à J-6 du vote.

Cotée faible précisément parce que la borne joue dans l'autre sens : plus de 80 % des exportations canadiennes restent exemptes de droits sous l'ACEUM (comm-tari-franc-ca), ce qui prive le sujet du caractère d'urgence qui le ramènerait de force dans une campagne à dix-neuf jours du vote. Rien dans les sources du jour n'indique qu'un parti s'apprête à le remettre au centre ; la prévision tient donc à un calendrier douanier, pas à une intention observée.

Outils et méthode de recherche

Ce qui a été vérifié, ce qui ne l'a pas été

Le grand titre. Il est accroché au faux pas du jour, conformément à la règle : le mauvais coup de la journée, nommant le chef dont le parti le porte. Le jour 21 étant une journée de préparation sans annonce de campagne, c'était le seul fait de la journée assez établi pour soutenir un verdict.

Qc125. La projection de sièges retenue ici — 52, 32, 21, 13, 9 — a été lue deux fois aujourd'hui et concorde avec celle relevée hier. Les intentions de vote projetées affichées en page d'accueil ont en revanche donné aujourd'hui des valeurs (PLQ 16 %) qui ne concordent pas avec celles relevées hier sur les pages de parti (PLQ 21,5 %). Faute de pouvoir résoudre l'écart aujourd'hui, aucune intention de vote projetée par Qc125 n'entre dans cette édition : seuls les sièges y figurent.

Sondages écartés. La compilation Wikipédia recense pour cette semaine deux relevés supplémentaires — Research Co. (n = 705, ±3,9 %) et Synopsis / La Presse (n = 879, ±3,15 %). Ils ne sont pas repris dans le tableau des repères : leurs valeurs n'ont pas pu être vérifiées à la source auprès de la maison de sondage, et une compilation n'est pas une source primaire.

Affirmations non retenues. Deux chiffres lancés au débat du 15 septembre et rapportés par la presse ont été écartés faute de vérification : 6,4 G$ qui auraient été gaspillés par le Fonds de développement économique, et le déclassement de la cote du Québec par Standard & Poor's — dont la seule décision retrouvée remonte à avril 2025, hors du cadre de cette édition. Ni l'un ni l'autre n'apparaît ci-dessus.

Accès refusé. Le Devoir, La Presse et CBC ont renvoyé une erreur 403 aux requêtes automatisées aujourd'hui : aucun chiffre n'en a été tiré, et rien ne leur est attribué. La couverture en direct de Radio-Canada pour le jour 21 n'avait plus publié d'entrée après 10 h 03 HAE au moment de la rédaction.

Sources du jour